LA VILLE-NEUVE : Neu-Sarrewerden  
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Fète du Tricentenaire de la Villeneuve
photo DNA 5-7-07
puis-je vous recommander le site des "DANSEURS DU ROY" qui ont grandement contribués
à faire des festivités du Tricentenaire de la Villeneuve , un véritable évènement....
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        ou vous trouverez de nombreuses videos qui retracent les moments
         les plus imortants de ces deux mémorables journées
NB : si la video ne demarre pas :
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Le Tricentaire de l Villeneuve

Tricentenaire de la VILLENEUVE Sarre_Union
 samedi 30 juin et dimanche 1er juillet 2007
    tricent2        



Fète du tricentenaire de la Villeneuve sarre-union ,avec le Roi Louis XV en personne


Fète du Tricentenaire de la Villeneuve










début = 7-1-08
FETE DU TRICENTENAIRE de la Villeneuve (Sarre-Union)
Soirée du 30 juin 2007
Le spectacle dramatique replacé dans son contexte historique
1° - Arrivée du cortège sur la place de Neusaarwerden
Salutation des hôtes. Accueil de Sa Majesté Louis XV le « Bien-Aimé ». courte
rétrospective historique : rappel du passage du roi à Phalsbourg où fut rendu
dernièrement un hommage à Vauban, maréchal de France et commissaire des
fortifications sous Louis XIV, mort en 1707, l'année même où le comte Louis
Crato de Nassau-Sarrebruck et Frédéric Louis de Nassau-Ottweiler fondèrent
Neusaarwerden : lecture partielle en français et en allemand de l'acte de fondation
du 21 avril 1707.
1ère prestation des « Danseurs du Roy »
Explication historique : le comte Louis Crato (Ludwig Kraft) étant, comme la plupart
des nobles de l'époque, un fier « nemrod », et un grand protecteur des forêts.
Prestation des « Sonneurs de trompes ».
2° - Inauguration du nouveau pont sur la Sarre
Le Roy Louis XV qui avait été reçu à Strasbourg lors des fêtes données pour la
convalescence de Sa Majesté, prendra part aux festivités et assistera à la parade du
«Royal Allemand», régiment qu'avait commandé en son temps Louis Crato. Lorsque
le pont entre Bouquenom et Neusarwerden sera emporté par les crues de la Sarre en
1751, le Bien-Aimé mettra à la disposition de son beau-père Stanislas Leszczynski,
duc de Lorraine, l'ingénieur royal Jean-Jacques de Baligand. C'est lui qui supervisera
la construction du pont achevé en 1752, d'où
2ème prestation des « Danseurs du Roy »
3° Concert au château de Neusaarwerden
C'est le prince Charles-Auguste de Nassau-Weilbourg (+1753) qui fut à l'origine
de la construction du château de Neusaarwerden. Même si ce « Lustschloss »
(château de plaisance ) admiré par Goethe lors de son passage en 1770 ne sera jamais
complètement achevé, on peut néanmoins imaginer que sa spacieuse salle d'honneur
ou les jardins s'étirant vers les rives de la Sarre servirent de cadre pour des concerts,
d'où
Prestation de la Philharmonie de Sarre-Union,
des chorales d'adultes et d'enfants et de la chorale Sainte-Cécile
4° - Spectacle « Feu » et « Torches » ouvrant sur le bal populaire
Voici le temps des troubles de 1789 opposant bien souvent la « royaliste » ville de
Bouquenom fidèle au Monarque Louis XVI et la « révolutionnaire » Villeneuve qui
veut se délier des princes de Nassau et se donner à la France. Dans le bailliage de
Nassau-Weilbourg, on veut bien célébrer la naissance du nouveau prince héritier,
mais on refuse catégoriquement de verser encore plus d'impôts à Johann Friedrich
Ebel, le bailli «mal-aimé» de Neusaarwerden. Pour fêter la naissance du petit
Wilhelm, Verner Karcher, qui sera maire de la Neustadt, organise néanmoins un
grand bal ouvert aux notables comme au peuple, d'où
5° - Bal populaire sur la placette de Neusaarwerden.
Pendant le spectacle « Feu », on lira un extrait de la lettre envoyée à la Convention
par le Commissaire des limites du Roi, Alexandre MATHIS, domicilié à Bouquenom
et véritable visionnaire pour l'époque. Le contenu de la missive annonce déjà
indirectement le besoin vital d'une fusion entre les deux cités. Celle-ci se réalisera le
16.6.1794 et donnera naissance à SARRE-UNION.
Jean-Louis WILBERT

Louis CRATO, constructeur de Neusarwerden
SAMEDI 30 JUIN
19h00 GRAND CORTEGE ROYAL EN COSTUMES XVIIIe
Départ du Cortège devant l'Hôtel de Ville de Sarre-Union pour se rendre
à la «Neustadt» ou «Villeneuve».
Le Roy, la Reine, les Favorites, la fille Marie-Adélaïde, les Comtes
de Nassau, le potard, l'abbé de cour, le secrétaire, le porte-harangue,
l'historiographe, l'architecte, Cavaliers et Sonneurs de Trompe du Roy, la
Cour et la population se rendent aux Festivités de l'autre côté du pont...
19h45 ARRIVEE DU CORTÈGE SUR LA PLACETTE DE
NEUSAARWERDEN, AUJOURD'HUI «VILLENEUVE»
Salutation des hôtes,
Accueil de Sa Majesté le Roy Louis XV, le Bien-Aimé.
Explication historique et lecture partielle de l'Acte de Fondation
du 21 Avril 1707 par les comtes de Nassau Louis Crato et Frédéric Louis.
Ouverture Officielle des Festivités
20h15 PRESENTATIONS ET ANIMATIONS PAR LES
DANSEURS DU ROY, LES SONNEURS DE TROMPE DE
LA VALLEE DE L'EICHEL ET DE WISSEMBOURG
Le Roy, les comtes de Nassau, l'historiographe, l'architecte...
21h00 CONCERT CLASSIQUE
Clin d'oeil «Au Château de Neusaarwerden» par la Société Philharmonique,
les choeurs d'enfants et d'adultes de l'école de musique et par la chorale
Sainte-Cécile.
22h00 SPECTACLE «FEU ET TORCHES»
ACROBALLES et les TORCHES DU TRICENTENAIRE portées par
les enfants.
23h00 GRAND BAL POPULAIRE
animé par l'Orchestre de variétés « COTTON TEEGE » sur la placette de
Neusaarwerden.
RESTAURATION
assurée tout au long des Festivités du Tricentenaire par le COMITE
DES FETES.
VISITES GUIDÉES par «l'architecte du Roy», J.C. Brua, samedi et dimanche.
Possibilité promenade en barque (sous reservation 03 88 70 42 30).

DIMANCHE 1er JUILLET
À PARTIR DE 10h ET DURANT TOUTE LA JOURNÉE :
Animations de rues et dans certaines cours : métiers d'antan - jeux anciens - jeu de
piste - découvertes - musique - contes... Travaux d'enfants à l'école maternelle
EXPOSITIONS à l'ESPACE CULTUREL DU TEMPLE :
généalogie, patrimoine et historique de la Villeneuve, vieux documents,
photographies anciennes par Georges IRRMANN, documents
photographiques sur les comtes de NASSAU, planches botaniques
selon TURPIN par Claude BORTOLUZZI.
10h DEVANT LE PERRON DE L'HÔTEL DE VILLE DE
BOUQUENOM (SARRE-UNION) :
Aux sons des fifres et des tambourins, le Roy en son carrosse et le
Cortège Royal se rendent au Culte à la Villeneuve .
L'accompagnent la garde, les cavaliers, la Cour, les danseurs du Roy,
le Suisse, les sonneurs de trompe, la population, le peuple en costumes
XVIIIe, ainsi que toute la population de BOUQUENOM désirant se
joindre au cortège pour assister au culte interreligieux sur la placette de
la Villeneuve.
10h45 OFFICE EN PLEIN AIR
11h40 RELÈVE DE LA GARDE DE SALM
12h10 LE ROY SE FAIT PRÉSENTER LES ARMES PAR
LA GARDE
12h15 DÉJEUNER ROYAL

14h00 : MUSIQUE « ROYALE »
Annonce de spectacles et animations diverses : danses, jeux, croquet,
colin-maillard, chants....
Harangue royale au peuple, présentation des DANSEURS DU ROY
16h15 EN PRÉAMBULE DU CONCERT DE CLÔTURE
DES FESTIVITÉS :
Relève de la Garde de Salm suivie de la présention des armes au ROY.
16h45 INVITATION AU DIVERTISSEMENT MUSICAL
CONCERT BAROQUE à 17 h en l'église protestante en présence de
Sa Majesté Le Roy et la Cour. Les Sonneurs de Trompe annoncent
l'entrée de la Garde à l'église, le Suisse fait entrer le public et accueille
la Cour ....
CONCERT ROYAL
Présentation des intervenants et des compositeurs :
Damien LAURENT, aux grandes orgues.
«Le Petit Choeur VIVACE», cadence de M. André OFTINGER.
Laure PASTEAU, au clavecin.
La Chorale Sainte-Cécile de Sarre-Union,
cadence de M. Jean-Marie WINTZERITH.
Le Choeur d'enfants et d'adultes de l'école de musique de Sarre-Union,
cadence de Madame Estelle GROSSE.
Laura HOELLINGER, soprano coloratur.
Sortie Royale et Clôture des Festivités du Tricentenaire





La Ville de Sarre-Union,
les organisateurs et associations affiliées remercient les habitants de la NEUSTADT, de BOUQUENOM et tous ceux qui
s'associent à la FETE :
LA GARDE DE SALM, L'ORCHESTRE COTTON TEEGE, LA TROUPE DE FEU «ACROBALLES», LE SAAR WIND ORCHESTRA,
LE DOMAINE DE STAMBACH, Les COSTUMIERES (Mesdames SCHIKOSKY, JACQUELINE COUTURE), MM. Michel
VOLKRINGER, Freddy FRITSCHMANN, Pierre RICHARD, les fleuristes de Sarre-Union (Mesdames BERGANTZ, RIGHETTI,
UNDREINER).
Les Associations extérieures :
LES DANSEURS DU ROY (AFC Sgms) Pierre ENGELHARDT (Le Roy), sa cour, ses danseurs... LES SONNEURS DE TROMPE
DE LA VALLEE DE L'EICHEL et de WISSEMBOURG.
LE PETIT CHOEUR «VIVACE» direction André OFTINGER, Damien LAURENT à l'orgue, Laura HOELLINGER, soprano
coloratur, Laure PASTEAU au clavecin.
Les Associations partenaires de Sarre-Union : Le Comité de fêtes (Etienne BOOS, Christophe SCHOENACKER et les
toques blanches) Mmes Claudine WEISS, Chantal PRACHT et toutes les amies qui ont prêté main forte pour les costumes
et la décoration. Les établissements HOCHSTRASSER, sur la brèche du début à la fin de la fête.
L'ESPACE CULTUREL DU TEMPLE, MM. RUDIO et KNOBEL (les Comtes de Nassau), Georges IRRMANN. Claude
BORTOLUZZI. L'HISTORIOGRAPHE (J. Louis. WILBERT). L'ARCHITECTE et guide du patrimoine J.C. BRUA. La
PHILHARMONIE de SARRE UNION, Georges MELCHIORI, les musiciens et leurs familles, les choeurs des enfants et
d'adultes, (Estelle GROSSE).
La CHORALE SAINTE-CECILE, (J.M. WINTZERITH) ; Marie-Eve WINTZERITH, Angèle WETTERHOLD. LE GROUPEMENT
D'INTERET CULTUREL «GIC», Christiane BOCH, Michèle MATHIAS et les ateliers : Hardanger - Peinture sur porcelaine
- Patchwork - Sculpture sur bois - Terre - Céramique - Peinture - Peinture sur bois - Fers à repasser. Le CENTRE SOCIO
CULTUREL : Gérard BOUR et les enfants ayant confectionné des décorations. Madame WITTMANN, Directrice de l'école
élémentaire, Mme MASSON Directrice de l'école maternelle LE PETIT PRINCE, Mme SENE Directrice de l'école maternelle
de la Villeneuve et tous les enfants participants.
LES MINISTRES DES CULTES ET LES REPRESENTANTS DES COMMUNAUTES RELIGIEUSES.
Tous les exposants et métiers d'antan dans la rue et dans les cours, les animations musicales.
LES PRETEURS ET GENEREUX DONATEURS DE DOCUMENTS ET MATIERES PREMIERES.
M. Claude BORTOLUZZI, chasseur de photos insolites, conseiller municipal et photographe amateur du PHOTO CLUB
d' OERMINGEN, lequel organisera les 22 et 23 septembre prochains un REPORTAGE PHOTO sur les FESTIVITES DU
TRICENTENAIRE, à l'ESPACE CULTUREL DU TEMPLE.
Merci au Dr Eva Wolff, à Mmes Best et Fegert (Schlosskirche-Museum de Sarrebruck)
COMMUNICATION : Mr Julien KIENTZ de KREAZONE pour son sens artistique et son aide précieuse dans la préparation
des affiches et programmes. TV GIC ; BOUQUENOM, DNA, REPUBLICAIN LORRAIN, SARRE HEBDO, L'AMI DU PEUPLE,
TELEX, MOSAIK TV, RADIO MELODIE.
UN BRAVO PARTICULIER A TOUTE L'EQUIPE MUNICIPALE, L'ATELIER MUNICIPAL, L'EQUIPE TECHNIQUE DE LA REGIE , LES
COLLEGUES ADMINISTRATIFS DE LA MAIRIE, LES COLLEGUES ADJOINTS ET LES MEMBRES DU CONSEIL MUNICIPAL.
Un grand MERCI à Monsieur le Maire pour son soutien et sa confiance, et à
TOUTES LES PERSONNES AYANT PARTICIPÉ DE PRÈS OU DE LOIN ET DES PRÉMICES A SA REALISATION A LA REUSSITE DU PROJET"............







                                                          Bouquenom la médiévale
Neu-Sarrewerden la moderne
Tricentenaire de la Villneuve

Photos anciennes de la Villeneuve                                                              
l'homme à la fourche



UN PEU D'HISTOIRE


Pendant la durée du procès (102 ans), les Nassau-Sarrebruck vont administrer « provisoirement » le comté et participer à son développement. C'est au cours de la 2ème moitié du XVIème siècle avec l'introduction de la Réforme protestante que Bockenheim allait voir se multiplier les échoppes d'artisans et de commerçants. Signe de l'aisance, la passerelle en bois sur la Sarre fut remplacée en 1604 par le premier pont en pierre.



Le XVIIème siècle, comme partout ailleurs apporta son lot de calamités par les terribles guerres de religion et notamment par la guerre dite de Trente ans (1618-1648). Bockenheim vit passer les Croates qui succédaient aux Lorrains, les Suédois aux mercenaires irlandais, les soldats français aux impériaux… Ces années furent celles de la violence, de l'arbitraire et des épidémies de toute sorte.
C'est en 1629 en pleine guerre de Trente ans que la chambre impériale de Spire rendu son verdict dans l'affaire qui opposait le comte de Nassau au duc de Lorraine. Bockenheim et Sarrewerden reviennent au duc de Lorraine et les autres villages du comté restent aux Nassau. L'unité du territoire est brisée et la Sarre devient une frontière entre deux vassaux de l'Empereur du Saint Empire Romain Germanique. Ce verdict rendu après 102 ans créé une situation qui nous paraît aujourd'hui absurde mais fréquente à l'époque : les deux villes forment une île lorraine en terre nassauvienne.

Le duc de Lorraine, François II, s'empressa de prendre possession de son bien et envoya une garnison de 1000 hommes pour occuper non seulement Bockenheim mais l'ensemble du comté.

Cette occupation s'accompagne de la Contre Réforme. Les pasteurs sont chassés du pays et les fonctionnaires nassauviens doivent abjurer leur foi pour conserver leur place. Après les premières mesures d'expulsion, le duc de Lorraine veut convertir les habitants d'une manière moins brusque et installe à Bockenheim en 1630 un collège de Jésuites et l'année d'après un couvent de religieuses.



Les traités de Westphalie et d'Osnabruck mirent fin en 1648 à la guerre de Trente ans. Mais le duc de Lorraine refusa de se plier à la rétrocession du comtsau. Il installa un gouverneur à « Bouquenom » (dénomination plus récente) qui eut à cœur de rebâtir la ville et d'y imposer l'Eglise Romaine.

Le 14 juillet 1670, après des démarches redoublées du comte de Nassau-Sarrebruck, la diète de Ratisbonne fit savoir au duc de Lorraine qu'il lui fallait remettre les villages du comté occupés illégalement aux Nassau, à l'exception des villes de Bouquenom et de Sarrewerden.

On assista à une solennelle cérémonie d'allégeance marquant le retour des villages du comté aux comtes de Nassau. Mais une fois de plus cette fête fut sans lendemain.

Depuis 1661, la France a un nouveau roi. Louis XIV entreprit une politique de conquêtes qui embrasa l'Europe et les rives de la Sarre.

Dès 1671 les troupes françaises investissent Bouquenom et en rasent les fortifications. Louis XIV que certaines clauses du traité de Westphalie n'avaient nullement contenté vint lui-même en Alsace pour briser l'opposition des villes impériales dont Louvois fit démolir les remparts. Les troupes françaises du maréchal de Créqui firent de même à Fénétrange, Sarrewerden, Bouquenom, … où s'installèrent bientôt les soldats du comte de Nassau, Gustave Adolphe qui fit détruire à son tour le Collège des Jésuites et en chasser les 170 élèves.
La paix conclue à Nimègue le 5 février 1679 ignorait une nouvelle fois le duc de Lorraine dont les terres restaient sous domination française. Mais le Roi-Soleil exigeait des territoires et villes dont Bouquenom, Sarrewerden, La Petite Pierre… de lui prêter foi et hommage.
La comtesse Eléonore Claire de Nassau-Sarrebruck et le comte Frédéric Louis de Nassau Ottweiler durent faire la même démarche le 9 janvier 1681.

Le 23 octobre de la même année, Louis XIV fit son entrée à Strasbourg, nouvellement annexée au royaume de France. L'Alsace toute entière à l'exception de Mulhouse, était désormais sous sa pleine souveraineté.
A présent le Roi-Soleil pouvait consolider avec Louvois et Vauban la partie de ses états qui bordait la Sarre et le Rhin. Marsal et Phalsbourg furent fortifiés de manière à pouvoir tenir la route d'Alsace reliant Metz à Strasbourg. Ce sera bientôt le tour de Bitche, Sarrelouis, Hombourg-la-Forteresse…

Au soir du 30 juin 1683, Louis XIV fit son entrée à Bouquenom pour y séjourner six jours durant et assister à d'importantes manœuvres militaires : 28 bataillons totalisant 18000 hommes s'installaient devant la ville. En partant, le roi ordonna la reconstruction des halles de la ville (l'actuelle mairie) à ses frais et fit rétablir le collège des jésuites.

En 1685, le comté de Sarrewerden fut incorporé dans une nouvelle structure administrative : la Province de la Sarre. La même année fut révoqué par Louis XIV l'Edit de Nantes garantissant aux protestants de France la liberté de conscience. Une politique de répression religieuse condamna l'exercice de la religion protestante.




Dès 1687, il se forma à Augsbourg une ligue de princes décidés à entraver la politique expansionniste du Roi de France qui réclamait maintenant la moitié du Palatinat. Après diverses tentatives pendant lesquelles les Français ont incendié les villes de Heidelberg, Mannheim, Spire… Louis XIV fut obligé de signer le traité de Ryswick le 30 octobre 1697. L'Alsace resta sous la souveraineté de Louis XIV qui dû rendre au Comte Palatin le duché des Deux-Ponts et à l'Empire les places fortes de Philippsbourg, Kehl, Fribourg, Brisach… Strasbourg resta néanmoins à la couronne française.
Les princes de Nassau reprirent définitivement possession des anciennes dépendances du comté de Sarrewerden sauf l'enclave de Bouquenom-Sarrewerden qui retournait au duc de Lorraine, Léopold I. Le traité de Ryswick confirma donc le jugement de 1629.


                                                       le mémoire de jean-christophe Brua :
LA VILLE-NEUVE
  Plan de 1715 (archives départementales du Bas-Rhin)
On aperçoit les vieilles villes de Sarrewerden et Bouquenom et la ville neuve alors nommée Neu-Bouquenom par l'auteur de la carte, sans doute français.



En 1707, on plaça les 12 bornes définissant les limites ouest du nouveau terrain communal - de Sarrewerden à Willer - tandis ce que le milieu du lit de la Sarre sert de ligne de séparation depuis Willer jusqu'à Sarrewerden. 300 ha  constituent ainsi les terres cultivées de Neu-Sarrewerden, auxquelles s'ajoutent environ 25 ha de pâturage communal, la « Nachtweide ». Les premières maisons s'y élevèrent dès 1706 et la cité comptait dès 1710 une halle de marché couvert, une église luthérienne, un presbytère et une école.








  Le chateau de Neusarwerden ( Sarre-Union , Villeneuve )

La construction du château des Nassau-Weilburg qui n'a pas été prévu dans le plan de départ n'a débuté que vers 1745. Situé à l'extérieur de la ville, ce château de plaisance prend exemple sur les résidences royales suburbaines du 18ème siècle avec son grand jardin qui s'étendait vers la Sarre. L'axe de symétrie de l'édifice se prolongeait en structurant le paysage. Du château lui-même il ne reste plus rien de nos jours, seul subsiste encore un mur de soutènement du jardin arrière.



                   
Le château de Neu-Sarrewerden et ses jardins
                                          (service de l'inventaire du patrimoine D.R.A.C.)

ce qui reste du chateau de Bouquenom au début du 20éme siècle , un batiment annexeetat actuel de la conciergerie du chateau
le chateau de Neusarrewerden (Sarre Union)
 La construction du château semble avoir débuté vers 1745 ; les travaux sont arrêtés en 1753, à la mort de Karl August de Weilburg ; il semble que le château ait été richement décoré et meublé ; le château fut pillé pendant la Révolution ; en 1818 une aile du château fut arrachée et le reste rasé en 1826 ; du château il ne reste plus rien, seul subsiste un mur de soutènement du jardin arrière ; l' ancien magasin avec la prison et les dépendances, construit en 1732, correspond à l' actuelle maison 44 rue de Verdun ; l' ancienne conciergerie qui a été préservée et agrandie, se situe actuellement 49 rue de Verdun
description : L' ancien magasin et prison, présente un plan en U ; couvert d' un toit à longs pans brisés ; l' ancienne conciergerie de plan octogonal comportant une pièce par niveau (d'après  : http://www.patrimoine-de-france.org )
Goethe qui a passé en 1772 à Bockenheim mentionne ce « Lustschloss » dans «Dichtung und Wahrheit » :
Das Tal der Saar, wo wir zuerst Bockenheim, einen kleinen Ort, antrafen und gegenüber Neusaarwerden, gut gebaut, mit einem Lustschloss, erblickten, ist zu beiden Seiten von Bergen begleitet, die traurig heissen könnten, wenn nicht an ihrem Fuss eine unendliche Folge von Wiesen und Matten die Hohnau genannt, sich bis Saaralben und weiter hin unübersehlich erstreckte „.

Traduction : « La vallée de la Sarre, où nous avons fait connaissance du petit bourg de Bockenheim puis découvert en face la ville de Neu-Sarrewerden, bien construite avec un château de plaisance, est flanquée des deux côtés de collines qui seraient tristes sans cette infinie succession de prairies et pâturages qui s'étendent à perte de vue à leurs pieds jusqu'à Sarralbe et plus loin encore et qu'on appelle la Honau ».


                                                                                      HAUT

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31/12/06