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Hypertension
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Les 10 recommandations du Comité Français de Lutte contre l'HTA
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Faites-vous expliquer par votre médecin les risques que l'on encourt lorsque l'on a de la tension (HTA)
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Un hypertendu non traité a un risque accru, par rapport à un sujet non hypertendu, de subir un accident cardiovasculaire grave : infarctus du myocarde, hémorragie cérébrale, accident vasculaire cérébral (paralysie). Il risque également de développer une insuffisance cardiaque ou une maladie rénale.
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Traitez votre HTA
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Un traitement efficace réduit nettement les risques d'accident cardiovasculaire. L'objectif est de revenir à une tension aussi proche que possible de la normale. Pour cela, il faut corriger des erreurs éventuelles au niveau du mode de vie, et souvent prendre un médicament contre la tension que l'on appelle un antihypertenseur.
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Comprenez l'importance de traiter votre tension quotidiennement
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On ne sait pas encore guérir l'HTA. Il n'est actuellement possible que de faire baisser temporairement les chiffres tensionnels grâce à des médicaments antihypertenseurs dont l'action est de courte durée.
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N'oubliez jamais de prendre vos médicaments pour la tension
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Dans la vie courante, il est bon de prendre des habitudes liant la prise du ou des comprimés à des activités quotidiennes systématiques survenant toujours à la même heure : brossage des dents, repas, lecture du journal. C'est très efficace pour éviter les oublis.
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Prenez-les à heure fixe
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D'une part pour créer l'habitude (voir ci-dessus), mais aussi pour éviter une baisse du taux du médicament dans le sang en cas d'intervalle trop important entre deux prises.
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Parlez à votre médecin des éventuels effets secondaires
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Tout médicament actif, c'est-à-dire efficace, a un ou des effets secondaires. Il est important d'en parler à votre médecin plutôt que d'interrompre le traitement de vous-même. En effet, il pourra peut-être diminuer les doses ou changer le médicament.
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Si votre médecin vous le prescrit, acceptez de prendre plusieurs médicaments antihypertenseurs, ou de changer de traitement
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Une association de plusieurs médicaments peut être nécessaire si la tension ne baisse pas suffisamment avec un seul antihypertenseur.
Le changement de traitement s'impose lorsque le premier est réellement mal toléré.
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Adaptez votre mode de vie à votre pathologie
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Mangez peu salé, faites régulièrement un peu d'exercice physique, essayer de garder votre calme en toute situation. et arrêtez de fumer !
Ces comportements sont bénéfiques pour obtenir un meilleur contrôle de l'HTA.
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Ne prenez pas le risque de manquer de médicaments
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Le nombre de comprimés contenus dans une boîte peut se révéler plein de traîtrise ! S'il y a seulement 28 comprimés, un rendez-vous mensuel ne suffira pas à éviter la panne de médicaments. Il faut anticiper !
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Consultez régulièrement votre médecin traitant
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Toute personne doit faire prendre sa tension artérielle au moins une fois par an. Si vous êtes hypertendu, des mesures plus rapprochées, suivant l'avis de votre médecin, seront nécessaires.
Hypertension : perdre du poids, oui mais combien ?
Plus de 7 millions de Français souffrent d'hypertension artérielle. On sait que l'excès de poids est un facteur favorisant. En revanche, combien de kilos faut-il perdre pour faire baisser efficacement son hypertension ?
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Hypertension et risques cardiovasculaires
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Le nombre de Français atteints d’hypertension artérielle est particulièrement élevé. Il est estimé à 7 millions, parmi lesquels environ 30% l’ignorent et ne sont en conséquence pas traités.
Même si l’hypertension n’est pas toujours diagnostiquée, les Français sont les premiers consommateurs de médicaments anti-hypertenseurs.
En effet, cette affection doit être prise en charge car elle augmente considérablement le risque de maladies cardiovasculaires, tout comme d’autres facteurs de risque bien connus : l’obésité, le diabète, l’excès de cholestérol. Et plus on cumule les facteurs de risque, plus le risque cardiovasculaire augmente.
Quelle perte de poids peut-on viser pour faire baisser l’hypertension ?
Pour en revenir à la relation entre l'hypertension et l'obésité, rappelons que l'excès pondéral augmente le risque d'hypertension, affection qui accroît directement les risques cardiovasculaires.
Il est donc tout naturel de se demander dans quelle mesure la perte de poids influence la tension artérielle. Mais aussi, combien de kilos faut-il perdre pour obtenir une diminution intéressante de la tension artérielle ? Si la perte de poids fait partie intégrante du traitement de l'hypertension, quel objectif raisonnable peut-on viser ?
Cette problématique a été explorée lors d'une étude (Framingham) portant sur plus de 1.000 sujets en excès de poids (IMC supérieur à 25). Quatre ans plus tard, les sujets ont été classés en quatre groupes en fonction de l'importance de leur perte de poids (moins de 2 kg en 4 ans ; entre 2 et 4 kg ; entre 4 et 7 kg ; plus de 7 kg).
Les chercheurs constatent ainsi que les personnes qui perdent plus de 7 kg voient leur risque d'hypertension diminuer de 21 à 29%. Cette baisse est de 28% chez les sujets d'âge moyen (30 à 49 ans) mais atteint 37% chez les personnes plus âgées. Cette réduction du risque d'hypertension se maintient lorsque la perte de poids est durable dans le temps.
En conclusion, même une petite perte de poids est bénéfique pour diminuer le risque d'hypertension. Cette baisse pondérale est dans cette étude de 7 kg ou plus, chez des personnes souffrant d'obésité.
À noter que la perte de poids doit être stable dans le temps. Pas question d'enchaîner les régimes successivement tout en visant une perte de poids très importante. Dans cet objectif, la pratique d'une activité physique régulière, même modérée, est une aide intéressante.
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24/07/2006
L'hypertension fait perdre la tête
Avec l'âge, notre mémoire et nos capacités intellectuelles tendent naturellement à décliner. Il semblerait que l'hypertension artérielle accélère ce phénomène. C'est un excellent argument qui devrait inciter à prendre en charge plus sérieusement l'hypertension, laquelle touche près de 60% des plus de 60 ans…
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La prévalence de l'hypertension artérielle s'accroît avec l'âge, ce qui fait qu'au-delà de 60 ans, 60% de la population est porteuse d'une hypertension artérielle. Souvent considérée comme un tueur silencieux, elle reste largement sous traitée et de surcroît mal traitée. Près de 40% des hypertendus âgés continuent à présenter des chiffres tensionnels élevés, et ce, même si un traitement leur a été prescrit.
Cette étude a porté sur une population d'anciens combattants ayant passé des tests neuropsychologiques, soit plus de 350 hommes âgés en moyenne de 67 ans et dénués de démence. Une hypertension a été définie par des chiffres dépassant 140/90mmHg. On constate ainsi que les sujets ayant une hypertension artérielle (HTA) mal contrôlée, ont de moins bons résultats à deux types de tests, par rapport aux personnes du même âge normotendues. La fluidité verbale (trouver des mots appartenant à une catégorie donnée) est réduite de 2,4 fois chez les hypertendus mal traités. Quant à la mémoire à court terme (rappel immédiat d'une liste de mots), le déficit est 1,3 fois plus important.
Ainsi, les plus de 80 ans présentant une HTA mal prise en charge, trouvent 7 mots de moins dans une catégorie donnée et se souviennent en moyenne de 1,5 mot en moins après la lecture d'une liste.
Ces résultats montrent qu'un nombre élevé de personnes âgées qui ont une HTA non normalisée vont souffrir d'un déclin accéléré de leurs fonctions intellectuelles.
Ainsi, même si l'hypertension devient plus fréquente avec l'âge et plus difficile à traiter, il est essentiel de la prendre en charge sérieusement. Il faut la dépister (mesure de la tension artérielle à chaque consultation), instaurer un traitement efficace et un suivi régulier. Le patient doit respecter scrupuleusement la prescription du médecin (fréquence et doses des médicaments) et les conseils d'hygiène de vie.
Et enfin, rappelons que l'HTA est un facteur de risque bien connu des démences…
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12/12/2005
Isabelle Eustache e-santé
 Asthme de l'enfant
L'asthme de l'enfant
L'asthme est extrêmement fréquent chez l'enfant, notamment chez les nourrissons. Un diagnostic précoce permet d'éviter une aggravation de la maladie et la persistance des symptômes. Les armes : un traitement adapté et quelques aménagements qui lui permettront de vivre normalement.
En une dizaine d'années, la fréquence de l'asthme a doublé dans la plupart des pays industrialisés. Les enfants sont les premières victimes de cette recrudescence, puisque l'on admet que dans la moitié des cas, la maladie débute avant l'âge de cinq ans. Cela fait de l'asthme la plus fréquente des maladies chroniques de l'enfant.
Un enfant sur dix est concerné
De plus, il est fort probable qu'un grand nombre de formes légères restent méconnues. Une étude menée dans des écoles parisiennes en 1994, indiquaient que 6,1 % des élèves de CE2 avaient un asthme connu et que 10,9 % avaient régulièrement des symptômes respiratoires depuis au moins un an, bien que le diagnostic d'asthme n'ait jamais été posé. Par ailleurs, la mesure du débit expiratoire de pointe (reflet de l'obstruction bronchique, caractéristique de l'asthme) avait révélé des résultats anormalement bas pour 13,4 % des enfants.
Une enquête menée en 1998 par la Fédération française des sociétés d'assurance indiquait que 12,9 % avaient été ou étaient asthmatiques et que 9,8 % des enfants avaient un asthme actuel.
On peut retenir de l'ensemble des données qu'environ un enfant sur dix a un asthme, les garçons étant deux fois plus souvent atteints que les filles. En 1997, 1992 décès par asthme ont été recensés en France : 13 chez des enfants de moins de 15 ans et 39 dans la tranche d'âge de 15 à 24 ans.
Pensez à l'asthme !
Quand évoquer la présence d'un asthme chez votre enfant ? Il faut y penser :
 S'il a parfois une respiration sifflante ;
 S'il éprouve une gêne respiratoire après un effort ;
 S'il a des accès de toux sèche, surtout nocturnes ;
 Si ces rhumes, une fois guéris, ont tendance à se prolonger de longs épisodes de toux ;
 Et a fortiori s'il a déjà eu une crise typique.
A partir de 3-4 ans, il est possible de confirmer le diagnostic par des épreuves fonctionnelles respiratoires, afin de rechercher une hyperréactivité bronchique. Un bilan allergologique permettra de repérer un terrain allergique, presque toujours présent chez les enfants asthmatiques.
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- suite
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Chez le nourrisson, le diagnostic est plus délicat, car les épreuves fonctionnelles respiratoires sont difficiles. Le bilan allergologique permet d'identifier le terrain allergique, très évocateur. L'évolution permettra de confirmer le diagnostic, lorsque les épisodes de sifflements respiratoires se répètent, souvent à l'occasion d'une infection, bronchiolite notamment. On parle d'asthme à partir de trois épisodes de difficultés respiratoires avec sifflements, avant l'âge de deux ans.
Un diagnostic précoce de ces asthmes du nourrisson est essentiel pour pouvoir mettre en route un traitement efficace. Une telle prise en charge évitera une détérioration des alvéoles pulmonaires, dont le capital est fixé définitivement à l'âge de trois ans.
Une évolution le plus souvent favorable
La plupart des asthmes de l'enfant vont se résoudre spontanément ou sous traitement. On considère que seul un tiers environ des petits enfants asthmatiques auront encore des symptômes asthmatiques à 30 ans. Dans 5 % environ des cas, l'asthme a persisté tout au long de l'enfance, jusqu'à l'âge adulte. Il s'agit généralement de formes d'emblée sévères, entraînant un absentéisme scolaire et, parfois, un ralentissement de la croissance. Plus souvent l'asthme est modéré, disparaît avant la puberté, pour réapparaître éventuellement ultérieurement. Ces récidives sont favorisées par les infections respiratoires et par le tabagisme, qu'il soit actif ou passif.
A l'adolescence, l'asthme est plus rare que dans la petite enfance. Il faut signaler à cet âge l'influence néfaste que peut avoir le tabagisme et la difficulté qu'éprouvent souvent les adolescents à suivre régulièrement un traitement de fond. Pour éviter un rejet trop brutal des contraintes liées à la maladie, il est important d'habituer les enfants dès la pré-adolescence à gérer leur traitement tout en leur laissant une certaine autonomie dans leur relation avec le médecin.
Traiter précocement
Le traitement doit être le plus précoce possible pour éviter l'aggravation. Un facteur allergique étant présent chez 90 à 95 % des enfants, il est indispensable de diminuer le plus possible la présence d'allergènes. Pour ce faire, évitez les moquettes et les animaux de compagnie (en tout cas dans la chambre de l'enfant), utilisez des housses anti-acariens, faites la chasse à la poussière, aérez bien le domicile…
De la cave au grenier, quelques mesures de prévention vous permettront de limiter les manifestations allergiques et les crises. Découvrez notre application interactive.
Parfois une désensibilisation est possible lorsqu'un allergène précis a pu être identifié. Il est indispensable aussi de lutter contre les facteurs aggravants que sont le tabagisme passif et les infections virales.
Le traitement de la crise fait appel aux bêta 2-mimétiques inhalés, à raison de deux à quatre bouffées. Pour les petits enfants, l'utilisation d'une chambre d'inhalation est nécessaire pour permettre des inhalations efficaces. Si la crise ne cède pas rapidement ou s'il y a des signes de gravité, notamment si l'enfant n'arrive pas à parler, un médecin doit être appelé sans délai.
Contrairement à ce que l'on observe à un âge plus avancé, l'asthme est le plus souvent intermittent chez l'enfant, surtout chez le petit enfant. Mais un traitement de fond est, malgré tout, souvent nécessaire. Il fait d'abord appel aux antihistaminiques et aux cromones plus efficaces à cet âge que chez l'adulte. Les corticoïdes inhalés sont réservés aux formes plus intenses, résistants à ce traitement. Ils ont l'immense avantage de ne pas entraîner les effets secondaires des corticoïdes par voie générale, sur la croissance notamment.
Lorsque les enfants sont en âge de maîtriser leur respiration, les parents doivent apprendre à utiliser le débitmètre de pointe pour pouvoir surveiller l'état respiratoire et repérer rapidement une aggravation de la maladie nécessitant une adaptation du traitement.
Prévenir l'allergie
Le risque d'allergie et, par voie de conséquence, d'asthme, peut être en partie réduit par quelques mesures préventives :
 En diminuant la quantité d'allergènes dans les habitations ;
 En évitant une diversification trop précoce de l'alimentation (pas d'aliments solides avant six mois, pas d'oeuf avant 12 mois) ;
 En essayant de prévenir ou en traitant rapidement les infections respiratoires virales précoces, bronchiolites notamment.
Ces précautions sont d'autant plus importantes que les parents sont eux-mêmes allergiques et risquent d'avoir transmis leur terrain allergique à leur enfant.
Encourager le sport
Enfin, chez le grand enfant et l'adolescent asthmatique, il est important de ne pas réduire les activités physiques. Au contraire la pratique d'un sport permet de développer la capacité respiratoire. En cas d'asthme lié à l'effort, il suffit que l'enfant prenne son traitement avant l'exercice. Il est important de souligner que, dans la grande majorité des cas, l'asthme n'empêche pas les enfants de mener une vie tout à fait normale, sous réserve de quelques précautions.
Dr Chantal Guéniot
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Et si les hamburgers rendaient asthmatique ?
Face à l'augmentation des allergies au cours de ces trente dernières années, l'évolution de notre mode de vie a été clairement incriminée. Quel pourrait être le rôle de l'alimentation, et plus précisément celui des fast-foods ?
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Des chercheurs néo-zélandais ont voulu tester l'hypothèse selon laquelle l'alimentation pourrait être, en partie, responsable de la hausse de l'asthme et des allergies.
Il faut dire qu'en plus de l'hygiène, nos habitudes alimentaires se sont considérablement transformées depuis une trentaine d'années. L'évolution la plus frappante est globalement représentée par la restauration rapide, les plats à emporter et les fast-foods. C'est ainsi qu'aujourd'hui, nous tentons de réhabiliter les fruits, les légumes et les céréales, ainsi que les repas pris tranquillement, en famille et loin de la télé. Inversement, nous essayons de diminuer la part des produits gras et sucrés, consommés à toutes les heures de la journée.
Cette étude a été menée auprès de 1.300 enfants âgés de 10 à 12 ans. Des questionnaires ont permis de recueillir des données sur les antécédents d'asthme, l'asthme actuel et les symptômes. Parallèlement, le mode alimentaire des enfants a été renseigné. La collecte de ces informations a été complétée par des tests cutanés pour les allergènes de l'environnement, une mesure de l'hyperactivité bronchique et de l'indice de masse corporel (IMC) afin d'évaluer un éventuel surpoids ou une obésité, ont complété les informations collectées.
Après analyse et ajustement des données, ce travail montre que la consommation de hamburgers augmente le risque de développer des symptômes asthmatiques. Cette élévation dépend de la dose : elle n'est que de 17% pour une consommation inférieure à une fois par semaine, mais s'élève à 81% lorsque les enfants consomment un hamburger plus d'une fois par semaine.
En conclusion, nos enfants ne devraient pas se nourrir aux fast-foods plus de deux fois par mois !
A noter que l'obésité qui guette les assidus des fast-foods est un facteur connu de risque d'asthme. Selon les auteurs, la teneur élevée en sel de ces menus pourrait également être en cause dans ce phénomène.
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19/12/2005
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Sommeil : les ronflements malmènent le cholestérol
Les ronfleurs ou les personnes atteintes d'apnées du sommeil, c'est-à-dire faisant de fréquentes pauses respiratoires durant leur sommeil, présentent un risque accru de troubles cardiovasculaires. Cette relation serait due à une baisse du « bon cholestérol ».
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Les apnées obstructives du sommeil, qui se caractérisent par de fréquentes pauses respiratoires durant le sommeil, engendrent des conséquences négatives, parfois dramatiques. La fatigue et la somnolence diurne se répercutent sévèrement sur la qualité de vie familiale et professionnelle, et entraînent un risque accru d'accidents de la route, du travail, et même domestiques. De plus, les apnées du sommeil sont connues pour augmenter le risque cardiovasculaire. C'est pourquoi il est recommandé aux patients de consulter pour confirmer le diagnostic et mettre en place une prise en charge adaptée.
Concernant les troubles cardiovasculaires, même s'il semble évident que chaque pause respiratoire est susceptible de faire souffrir le cœur, les mécanismes n'ont pas encore été entièrement élucidés. L'hypothèse impliquant des variations de taux de cholestérol semble cependant se confirmer, particulièrement celle suggérant une chute du HDL-cholestérol, c'est-à-dire du bon cholestérol.
Cette étude a été menée auprès de 500 patients atteints d'apnées du sommeil, dont l'affection a été confirmée par des enregistrements polysomnographiques. Selon le premier constat, plus l'apnée est sévère, plus les triglycérides s'élèvent et plus le bon cholestérol (HDL-cholestérol) s'abaisse. Globalement, avec une apnée d'indice faible (entre 11 et 21 épisodes par heure), le taux de HDL est en moyenne de 50 mg/dl et celui des triglycérides de 150 mg/dl, contre respectivement 40 et 175 pour une apnée sévère (comprise entre 42 et 102 épisodes par heure).
Les auteurs précisent que les autres variables, telles que l'âge, le sexe, l'indice de masse corporel ou un éventuel traitement hypolipémiant, sont indépendantes.
Inversement, le traitement classique des apnées, par pression positive continue, se révèle efficace pour élever le taux de HDL-cholestérol, d'environ 5,8%. Il permet également d'abaisser les taux de triglycérides, de LDL-cholestérol et de cholestérol total.
En pratique, il faut retenir que les apnées du sommeil représentent une pathologie susceptible d'être dangereuse, de par les conséquences accidentelles et cardiovasculaires. Le traitement existe, ça vaut le coup de consulter pour en bénéficier.
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02/01/2006
Dr Philippe Presles
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31/12/06
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