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![]() C'est en constatant le mauvais entretien des tombes de soldats que François-Xavier NIESSEN , originaire
de Sarre-union , décida de fonder l'association " Le souvenir Français". Créée en 1887, cette association
fut reconnue d'utilité publique en 1906. Elle comprend actuellement plus de 300.000 adhérents répartis
dans tous les départements et à l'étranger.
Le Souvenir Français pourquoi ?
"Le Souvenir Français" a pour mission :
--de conserver la mémoire de ceux et celles qui sont morts pour la France au cours de son histoire
ou qui l'ont honorée par de belles actions.
-- d'entretenir leurs tombes ainsi que les monuments élevés à leur gloire , tant en France qu'à l'étranger.
-- de transmettre le flambeau aux générations successives en leur inculquant, par le maintien du
souvenir de ces morts, le sentiment du devoir, l'esprit de sacrifice , l'amour de la Patrie.
C'est dans cet espoir qu'un comité vient de se reconstituer à Sarre-Union .
Le Président , François GOETZ insiste sur l'importance du devoir de mémoire à l'égard de ceux
qui ont donné leur vie pour la liberté d'aujourdhui . Il souligne également la nécessité de la mission
en faveur de la jeunesse.
Un drapeau à la mémoire des anciens
![]() La section de Sarre-Union , qui compte déjà une cinquantaine d'adhérents, a fait l'acquisition
d'un drapeau , comportant sur une face un glaive et un flambeau, symbole de l'association.
M. KOENIG, ébéniste, a réalisé une armoire vitrée pour le drapeau. L'ensemble a pu etre financé
gràce à une subvention de la municipalité, du Conseil général , des communes associées et
d'un particulier.
La remise officielle du drapeau de le section du canton de Sarre-Union aura lieue le 18 juin 2005.
Elle se déroulera en présence du Général De Percin, Président National du Souvenir Français,
ainsi que des autorités départementales et municipales.
Contact : M. Fernand Goetz Tel 03 88 00 16 97 d'après " Echos et Images" 12/2004
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Louis XIV à BOUQUENOM (Sarre-Union) juin 1683
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Vers la fin du mois de juin 1683, un étrange remue-mènage agitait la petite ville de Bouquenom.
Partout en voyait par les fenètres grandes ouvertes des femmes en train de laver, d'époussiérer
d'éssuyer. L'eau coulait à flots dans les corridors dallés de grès , et dans les rues balais, pelles
et brouettes étaient à l'oeuvre. Lorsque le dernier jour du mois fut levé , toute la ville avait un air de fète.
Mème les gens les plus agés ne se rappelaient pas de l'avoir vue aussi coquette , aussi accueillante,
et depuis longtemps des pas aussi précautionneux n'avaient effleurés le sable fin qui saupoudrait
couloirs et planchers.
C'est que Bouquenom attendait un hote auguste, le plus illustre du siècle, Sa Majesté Louis XIV,
Roi de France.
Sa venue soulevait-elle l'enthousiasme ? Ce serait trop dire . Bouquenom n'était pas une ville française
mais Lorraine. C'était mème une ville occupée, car Louis XIV , outré à juste titre par la politique tortueuse
et louche du Duc Charles IV , avait en 1670 , fait entrer des troupes en Lorraine.
C'était la deuxième fois que cette aventure arrivait au duché. La cinquième année de cette seconde
occupation le Duc termina sa vie aventureuse. IL avait été assez bon capitaine , mais manque de sens
politique , et ses lubies amoureuses avaient défrayé les chroniques de son temps.
Ses sujets de Bouquenom ne devaient pas trop le regretter , et quel lien pouvait le rattacher
à son successeur Charles V , qui vivait à la cour de Vienne et commandait les armées de l'empereur?
Annexée brusquement par le duc de Lorraine en 1629 , à la suite d'un procès qui avait duré 101 ans,
enlevée ainsi aux comtes de Nassau-Sarrebruck , prises et pillée tour à tour par les soldats suédois ,
lorrains , français , impériaux , administrée par un représentant tantot du duc de Lorraine , tantot du
Comte de Nassau-Sarrebruck , tantot par un gouverneur français , notre bonne ville ne devait pas voir
fleurir dans ses murs un sentiment national ou dynastique bien vif.
Nous devons supposer que les gens de Bouquenom attendaient le roi de France sans enthousiasme,
mais avec curiosité déférence et probablement avec un peu d'appréhension. On avait tant entendu
parler des splendeurs de Versailles qu'on se demandait si le roi ne serait pas mécontent de la
réception somme toute très modeste qu'on pouvait lui faire , malgré les soins minutieux des
préparatifs.
****
La ville n'avait d'ailleurs pas encore pu faire disparaitre toutes les blessures que les évènements
lui avaient infligées . Les brèches faites dans le mur d'enceinte lors de l'occupation française
en 1671 sur l'ordre de Créqui et avec le concours des habitants requis à cet effet.
Depuis quatre ans la guerre de Hollande était terminée , mais la paix était si peu solide !
Exploitant à fond le traité de Nimègue , Louis XIV avait "réuni" à la France entre autres
les comtés de Sarrewerden et de La Petite-Pierre , les seigneuries de Diemeringen , Fénétrange,
Morhange , Bitche , et en septembre 1681 il avait occupé Strasbourg.
Cette politique envahissante inquiétait les nombreux adversaires du roi , et un jeu diplomatique
très serré se jouait en 1682. La Hollande , la Suède , l'Espagne et l'Empereur s'allièrent.
Louis XIV répondit par un traité avec le Danemark et le Brandebourg , principale puissance
militaire de l'Allemagne , et ses agents étaient en pourparlers avec l'empire ottoman pour
l'inciter à lacher ses armées contr l'Autriche . Tot ou tard le conflit devait éclater .
Louis XIV le savait et il se préparait. C'est la raison pour laquelle il entreprit ce voyage en 1683,
le troisième en Alsace , un voyage d'inspection.
![]() Louis XIV aurait dit: «L'Etat, c'est moi!»
Le roi quitte Versailles le 26 mai en compagnie de la reine Marie Thérèse , de ses frères , le duc
d'Orléans et la femme de celui-ci ,la célèbre Liselotte , prIncesse palatine , le dauphin se joignit
au cortége en cours de route. Mme de Montespan , la belle amie du roi , qui ,avait participé au
voyage en 1673 et en 1681 , manquait cette fois-ci ;elle était en disgrace , supplantée par
Mme de Maintenon.
![]() Le cortège prit la route de la Bourgogne , passe à Auxerre et Dijon. A Bellegarde sur la Saone ,
le roi inspecte un camp ou il avait réuni 1O OOO cavaliers et une importante artillerie.
Il avait visiblement encore deux autres camps semplables : Molsheim et Bouquenom.
Il les avait établis non loin des frontières , à pied d'oeuvre . Les soldats s'y préparaient à
la guerre ,faisaient l'exercice , construisaient , attaquaient et défendaient des fortifications.
Le 16 juin , le roi arrive à Besançon , ville espagnole prise en 1674 . Il passe en revue
la compagnie de cadets , jeunes nobles qui se préparaient au métier des armes.
Pour former de jeunes officiers en nombre suffisant , Louis XIV avait crééd'autres compagnies
de cadets à Brisach et à Strasbourg.
Après la visite de Besançon , le cortège royal remonta le Doubs , puis traverse Belfort ,
toute petite ville dont Vauban avait reconnu l'importance stratégique et qu'il
allait fortifier quetre ans plus tard.
Le 24 juin le roi arrive à Colmar . Il fit faire l'exercice aux cadets qu'on avait fait venir
de Brisach . Deux jours après il était à Strasbourg . Il visite la citadelle dont Vauban
avait tracé les plans et qui était à peu près terminée , l'Eplanade ou de nombreux
batiments militaires commençaient à s'édifier. Il traverse le Rhin sur le pont de bateaux
et fit son entée à Kehl . A Strasbourg il passe en revue , ces jeunes gens porent l'habit
violet orné d'aiguillettes , une plume blanche au chapeau , avaient une belle allure
et ce fut un régal de les voir défiler quatre à quatre devant leur souverain
qui se découvrit au passage des capitaines et des lieutenants.
Vers le soir , le roi quitta Strasbourg , car il ne voulait pa coucher dans
une ville hérétique. Il suivait les berges du canal de la Bruche que Vauban
avit fait creuser pour transporter à Strasbourg les pierres des carrières
de Wolxsheim et des Vosges. Le roi reste trois jours à Molsheim et logeait
au couvent des capucins. Il inspecte le camp ou se trouvait entre autres
le régiment de dragons du Dauphin que celui-ci présente au roi.
Le cortège royal quitte Molsheim le 29 juin et passe la nuit à Bouxwiller
au chateau des comtes de Hanau-Lichtenberg. Le lendemain on se mit en
route pour Bouquenom.
Lentement la longue suite de lourds carrosses , de chaises et de voitures
monte les pentes des Vosges . On arrive à La Petite Pierre . C'est la
probablement que le roi reçut une délégation du Magistrat de Saverne
qui demande le relèvement des murs de la ville. Le roi le promit et dès
son retour il ordonna à cet effet d'une contribution sur tous les sujets
de l'éveché .
Sortie de la Petite Pierre , la suite du roi traverse l'Alsace Bossue.
C'était le moment de la fenaison. Nos paysans quittaient leurs fourches
et leurs rateaux et , se découvrent , voyaient avec étonnement ces
nombreuses voitures couvertes de poussière , entourées d'officiers
et de gardes à cheval.
![]() Le soir on arrive à Bouquenom. Le roi fut logé à la maison de Poste située dans l'actuelle
Grand'rue , à proximité de l'église ( plus tard
café " à la Rose d'Or") , les membres de la suite royale furent répartis
dans les principales maisons de la ville.
![]() Quels membres de la suite royale ont séjournés dans cette maison bourgeoise de la Grand'rue ?
(actuellement 9 grand'rue ) peut-ètre le duc d'Orléans et la belle Liselotte ? allez savoir...
Le lendemain , le roi commence l'inspection du camp . On y avait
réuni 28 bataillons soit 18 000 hommes . Des travaux assez importants
avaient été entrepris : les soldats et des habitants de la ville requis à cet effet
avaient défriché les bois d'aulnes et de saules qui couvraient les bords
marécageux de la Sarre.
lLe camp était commandé par le lieutenant-général Villeroy . Elevé avec Louis XIV
c'était un courtisan aimable qui savait maitriser son naturel orgueilleux
et emporté . Il avait prouvé sa bravoure dans la mèlée , mais plus tard il se
montre incapable de commander une armée.
Le roi et sa suite assistaient à Bouquenom à de belles manoeuvres militaires.
Le matin de bonne heure , un coup de canon appelle les soldats aux armes ,
au deuxième coup de canon ils se rassemblaient et au troisième ils sortaient
du camp . Le roi fit éxécuter les exercices les plus divers et les suivait d'un
oeil attentif ; aucun détail ne lui échappait . Les dames aussi honoraient
les manoeuvres de leur présence et les suivaient à cheval.
![]() Aux environs du camp , sur une hauteur , on avait construit des fortifications
de campagne . On avait remué beaucoup de terre , fait des tranchées ,
enfoncé de nombreux pieux , tressé de longs clayonnages . Tout se passait
selon les règles de l'art militaire du temps . Huit bataillons de Champagne ,
Navarre , Rouergue , Marine , Vieille Marine , fusilliers et dragons de la reine
défendaient le fort , et les autres montaient à l'assaut.
Louis XIV exprime sa satisfaction et fit remmettre des gratifications
à la plupart des capitaines.
Liselotte la princesse palatine , avait fait venir sa mère ,l'électrice douairière et l'avait installée dans un village à trois quarts d'heure
de Bouquenom. Elle lui rendait visite tous les jours . Nous l'apprenons par
une lettre qu'elle adresse le 18 juillet de la Ferté-sous-Jouarre à son demi-frère ,
le Raugraf Karl Ludwig .
Le roi passa six jours à Bouquenom . La tradition raconte qu'avant le départ
du souverain , son hote demande l'autorisation d'entretenir un colombier .
C'était un privilège réservé aux nobles , mais le roi , pour exprimer son
contentement , l'aurait accordé. De mème il aurait donné l'autorisation
de construire des halles et versé une contribution importante .
Les halles ont été effectivement baties en 1684 , un an après la visite
de Louis XIV . C'est l'actuelle mairie de Saarre-Union.
Le 6 juillet, le cortège quitte la ville. Le Dauphin , à la tète de la Maison du Roi
prit le chemin de Sarrelouis . Le roi , la reine , le duc et la duchesse d'Orléans
par contre se rendirent à Sarrebruck ou ils passèrent la nuit au chateau des
comtes de Nassau-Sarrebruck . A Sarrelouis , forteresse que Vauban venait de construire
sur le territoire du duché de Lorraine , baillage d'Allemagne , et à Sarrebruck se trouvait
une nombreuse garnison française . La frontière du Nord-Est était bien gardée.
Après avoir inspecté les installations militaires et les troupes des deux villes , le roi
prit le chemin du retour . Il passe par Metz , Verdun , Chalons .
Ce voyage , entrepris au moment des plus grandes chaleurs , avait été par moments bien
pénible , et en rentrant à Versailles tout le monde était bien las. Ce sont peut-ètre
ces fatigues qui ont contribué à la mort subite de la reine . Après une maladie de
quelques jours seulement , elle succombe le 30 juillet 1685 , immédiatement après
son retour à Versailles .
Ce troisième voyage de Louis XIV nous montre le roi au sommet de sa puissance.
Mais déja nous voyons apparaitre à l'horizon les nuages noirs qui annoncent le déclin
de son règne.
Bibliographie : - Les voyages de Louis XIV en Alsace , p. Christian Pfister ( Scéances
et travaux de l'Académie des Sciences morales et politiques , 1922 . )
- Geschichte der stadt Saarunion , P; Joseph Levy
- Die briefe der Liselotte von der Pfalz , Herzogin von Orléans .
texte dactylographié trouvé dans les vieux papiers de Mr Alfred Mahler...
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LA DEPENDANCE DES COMTES DE SARREWERDEN DE L'EVEQUE DE METZ
L'Hommage et le fief.
Se faire protéger par un plus puissant a toujours été le désir de ceux qui se sentaient faibles.
En revanche le puissant cherchait à maintenir ou a augmenter son prestige en s'attachant
le plus grand nombre possible d'hommes qui lui obéissaient . Ces tendances se manifestent
tout particulièrement aux époques troubles.
Celui qui se mettait sous l'autorité d'un autre était le vassal ; celui qui détenait l'autorité
était le suzerain . Ces notions n'avait rien d'absolu . Un suzerain pouvait ètre le vassal d' un
autre . A une certaine époque le roi d'Angleterre était le vassal du roi de France parcequ'il
était duc de Normandie .
Le vassal rendait hommage au suzerain ; il devenait "son homme" . Cela donnait lieu
à un cérémonial qui à l'origine se déroulait de la façon suivante : le vassal joignait ses mains
et les plaçait dan celles du suzerain .C'était le symbole de la soumission . Ensuite les deux
se baisaient sur la bouche en signe d'accord et d'amitié .
Sur ce cérémonial de l'hommage se superposait plus tard un rite religieux :
le vassal posait sa main sur les Evangiles ou une relique et jurait fidélité à son suzerain .
C'était la "foi" ( Treue und Hulde ) . Mais la "foi" n'était pas toujours précédée d'un hommage .
Celui-ci était plus important que la foi .
Le vassal rendait hommage pour une terre , une localité , une "cour" ou tout un territoire .
C'était un bénéfice qu'il avait reçu de son suzerain ou un bien qu'il avait offert ou qu'il avait été
contraint d'offrir au suzerain qui le lui avait rendu comme fief . En rendant hommage , il
reconnaissait que ce bien appartenait en fait à son suzerain .
L'hommage se défaisait à la mort de l'un des deux contractants et devait alors ètre renouvelé.
A l'origine le suzerain , à la mort du vassal , pouvait donner l'investiture à qui bon lui semblait .
Mais très vite la vassalité devenait hérédutaire . A la mort du père , un fils , en général l'ainé ,
lui succédait . S'il n'avait pas de descendance male , le fief pouvait ètre transmis à une fille ,
mais ce n'était pas une règle générale . Certaines coutumes excluaient les filles.
Les comtes de Sarrewerden vassaux de l'évèque de Metz
Les comtes de Sarrewerden étaient des vassaux de l'évèque de Metz . Le premier
document qui atteste leur dépendance est daté du 10 juillet 1261 .
Henri II , comte Salverne (Sarrewerden) se reconnait homme lige , c'est à dire vassal
de l'évèque de Mès (Metz) et d'avoir reçu en fief Salverne avec ses dépendances ,
la cour de Wibelwulre (Vibersviller) et plusieurs autres fiefs dont avaient été investis
son père et ses ancètres .
Parmi les dépendances , il y avait certainement Bouquenom . Cela résulte d'un passage
de la charte accordée à la ville de Bouquenom le 28 septembre 1328 par le compte Fréderic.
Celui-ci précise qu'il accorde des libertés à la ville , d'accord avec son seigneur
Adamarius , évèque de Metz ("mins gnedigen hern Adamarius von gottes genaden
des bischofes von Meczen")
Au 13ème et au 14ème siècle , ainsi qu'au début du 15ème , on considérait comme
fiefs de l'évèque de Metz uniquement Sarrewerden , Bouquenom et la cour de
Vibersviller . Mais au milieu du 15ème siècle se manifeste la tendance d'étendre
la dépendance sur tout le comté ; Lorentzen seul faisait exception parce que c'était
un fief de l'archevèché de Trèves . Plusieurs documents indiquent clairement cet
état de choses . Voici l'analyse d'un acte daté du 26 janvier 1481 .
Le comte Nicolas de Moers-Sarrewerden reconnait que son père , le comte Jacques 1er
a frustré pendant 28 ans les frères Emich et Schafferidt , cmotes de Linange (Leiningen)
de revenus qui leur étaient dus du fait qu'une partie de Sarrewerden , Bouquenom et Lorentzen
étaient engagée à leur profit . La dette s'élevait à 21450 florins , mais les comtes de Linange
l'avaient ramenée à 18450 . Pour ètre payés ils avaient déposé un plainte à la Chambre
Impériale contre Jacques et Nicolas de Sarrewerden . Ce dernier pour libérer sa conscience
et dédommager les Linange décide qu'à sa mort le comté de Sarrewerden soit donné
à Emch de Linange . Le document porte le sceau de Nicolas de Sarrewerden et de
l,évèque Georges de Metz avec la précision que tout le comté est un fief de l'évèque
(" von des gnaden und stifft die gantz graveschaft Sarwerden zu lehen rutet". )
'( Malgré cette disposition du comte Nicolas , le comté resta dans la famille des Moers-
Sarrewerden parce que Jacques 1er réussit à faire annuler l'acte de Nicolas et à faire passer
le comté à ses deux fils issus de son second mariage. )
Plusieurs autres documents précisent que le comté de Sarrewerden était un fief de l'évèque
de Metz et que celui-ci était le seigneur territorial . Citons les trois actes d'octobre ou novembre
1486 qui garantissent la "morgengebe" ( don fait par mari au moment du mariage ) de Barbara
de Fénétrange , épouse du comte Nicolas , son douaire de 6000 florins ( revenu en cas de
veuvage ) , une rente de 100 florins garantie par les revenus de l'étang de Harskirchen ( dont
la digue existe encore actuellement ) , l'acte du 7 janvier 1490 qui concerne le douaire d'Anne
de Berge , épouse du comte Jean III , celui du 23 avril 1491 par lequel la veuve du comte Nicolas,
Barbara de Fénétrange et ses héritiers reconaissent qu'ils n'ont plus de demande à formuler
en ce concerne la douaire de Barbara ; Jean III de son coté promet de payer chaque année
à la St Georges ( 23 avril ) une rente de 100 florins rhénans , garantie par des biens à
Harskirchen , Vibersviller et Insviller
Particularité de certains fiefs de l'évèché de METZ
Les fiefs de l'évèque de Metz avaient une particularité : ceux qui étaient situés sur la rive
droite de la Sarre étaient des fiefs masculins . Cela veut dire qu'ils ne pouvaient ètre transmis
qu'à des descendants males et que les femmes étaient exclues de la succession.
La coutume de l'évèché de Metz dit (en français moderne) : les fiefs situés en deçà de la
Sarre sont généralement patrimoniaux (c'est à dire peuvent ètre hérités par de femmes)
et ceux qui sont au delà sont masculins , si les lettres d'investiture ne stipulent pas le contraire.
Dans ce texte il manque une précision . En réalité il ne s'agit pas de toute la Sarre ; mais
seulement de la Sarre supérieure . Un acte de l'évèque Raoul du 2 juillet 1408 dit :
si vassal trépasse sans hoir ( descendant ) màle et s'il tient un fief de l'évèché situé
par delà la Sarre par devers l'Alsace , le fief retourne à l'évèché .
Le dernier comte de Sarrewerden meurt sans descendance màle
Le comte Henri III et son épouse Herzlaude de Ribeaupierre avaient vu mourir tous leur
enfants . Il était donc à craindre qu'à la mort du comte Henri tout le comté de Sarrewerden ou
au moins Sarrewerden , Bouquenom et la cour de Vibersviller allaient retomber à l'évèque de
Metz.
Henri III avait un frère éminent , Fréderic , archevèque de Cologne depuis l'age de 22 ans .
Il cherche à conserver tout le comté dans la famille , de le faire passer à une de ses deux
soeurs . Il arrangea le mariage de Walpurga avec le comte Fréderic de Moers . En cela il
poursuivait aussi un but politique : le comté de Moers était situé entre deux possessions
de l'archevèché de Cologne.
Quand Henri III mourut en 1397 , à l'age d'environ 40 ans , son frère Fréderic prit en main
l'administration du comté de Sarrewerden . Il fit jouer son influence pour assurer la
succession à son beau-frère , le comte de Moers . C'était fait en été 1399 . Mais l'évèque
de Metz continuait à se montrer réticent . Ce n'est que le premier Ier juillet 1418 que l'évèque
Conrad Beyer , à la demande de l'archevèque Didier de Cologne , fils du comte Fréderic
de Moers et Walpurga de Sarrewerden , donna au comte de Moers l'investiture pour les
fiefs messins , mais en rappelant que c'étaient des fiefs masculins et qu'à la mort d'un
Moers-Sarrewerden sans descendance màle ils devaient revenir à l'évèché.
Mort du dernier comte de Moers Sarrewerden
Le cas prévu dans l'acte du 1er juillet 1418 se présenta en 1527 quand mourut
Jean-Jacques , dernier comte de Moers Sarrewerden , un enfant faible d'ésprit ,
peut-ètre sourd-muet . L'évèque Jean de Metz donna à son frère , le duc Antoine de Lorraine
l'investiture pour le comté de Sarrewerden . Mais le comte Jean-Louis de Nassau-Sarrebruck,
qui avait épousé Catherine de Moers-Sarrewerden , la cousine de Jean-Jacques , qui
administrait déjà la moitié du comté depuis la mort de son beau-père Jean III , prit possession
aussi de l'autre moitié du comté.
Le duc de Lorraine engagea un procès auprès de la Chambre Impériale de Spire .
Il dura 102 ans . A ce procés les Nassau prétendaient toujours que Sarrewerden , Bouquenom
et la cour de Vibersviller seuls étaient les fiefs messins et que le reste du comté était formé
de biens allodiaux . Ils réussirent à faire admettre cette thèse parce que les ducs de Lorraine
ne pouvaient pas produire les documents que nous avons analysés plus haut et qui pourtant
éxistaient aux archives de Metz . Il y avait bien eu des témoins qui certifiaient que la
prestation de tous les services , corvées , du cens et des revenus de tout le comté se
faisait à Sarrewerden et à Bouquenom , mais cela ne suffisait Pas pour convaincre la
Chambre Impériale .
La sentence fut prononcée le 7 juillet 1629 . Le chateau fort de la ville de Sarrewerden ,
la ville de Bouquenom et la cour de Vibersviller , chacun avec ce qui en fait partie ,
appartiennent en droit au duc de Lorraine parceque ce sont des fiefs masculins ; ils sont
à rendre par les comtes de Nassau avec tous les revenus .
Occupation du comté par le duc de Lorraine
Ayant pris connaissance du jugement de la Chambre Impériale de Spire - c'était à Nancy ,
vers le 12 juillet - le duc François II se mit dans une grande colère . Il avait éspéré qu'on lui
attribuerait tout le comté . Il jeta le papier par terre , le piétina et cria qu'il était assez fort pour
s'emparer de tout le comté . Il trouva in prétexte . Interprètant à sa façon les termes
" mit eines Jedes Pertinenzien und Gehoerungen " il déclara que tout le comté devait lui revenir
parceque les villages étaient comme les prolongements de Sarrewerden et Bouquenom .
Il mit ses troupes en état de guerre , et le 24 juillet il envoya son conseiller
Nicolas de Sereimchamp à Sarrebruck pour notifier au comte Guillaume Louis que le
comté de Sarrewerden était propriété Lorraine . On lui répondit que le comte devait parler
de cette affaire à ces frères et que son maitre voudrait patienter un petit peu . Mais quand
on apprit à Sarrebuck les mouvements des troupes lorraines , on envoya l'ordre à
Bouquenom de mettre les archives en sécurité . Des voituriers de Mackwiller chargèrent
dabord les documents qui se trouvaient au chateau de Lorentzen , puis ils se rendirent à
Bouquenom pour y embarquer les archives ; ensuite ils conduisirent le tout à Sarrebruck.
Dans tout le comté il n'y avait qu'un peu de cavalerie impériale . Les Nassau étaient donc
incapables de défendre le territoire .
Le lundi 30 juillet une noble compagnie à cheval se présente devant la porte inférieure de
Bouquenom . C'étaient le conseiller Nicolas de Sereimpchamp , Philippe Bossi , bailli de
Sarralbe et d'autres messieurs lorrains . Ils demandèrent que les bourgeois viennent ,
le Schulteheiss ( maire nommé par le seigneur ) en tète , pour écouter la lecture d'un décret.
Les hauts fonctionnaires nassoviens : le bailli Nicolas Gantz et l'Ammtschaffner Léonard
Clemenz , Sereimchamp déclara que si on ne permettait pas aux bourgeois de sortir de la
ville , il irait les y rejoindre . Pour cela il y avait déjà des soldats dans les ebvirons . Ensuite
les messieurs lorraains partirent.
Le lendemain matin , mardi , le 31 juillet , entre 3 et 4 heures , plusieurs compagnies de
soldats lorrains , fantassins et cavaliers , se présentèrent devant la porte inférieure .
![]() Une vingtaine de de mousquetaires occupèrent la partie exterieure de la porte ; d'autres
éscaladèrent le mur d'enceinte . Ensuite un héraut , Nicolas Bayer , bourgeois de
Welferding , donna l'ordre d'ouvrir les portes . Alors parut l'Amtschaffner Clementz et
demanda de parler avec le gouverneur de Bitche personnellement . Mais celui-ci dormait
encore , et à sa place s'avancèrent deux officiers avec lesquels eurent lieu les pourparlers.
Les officiers demandèrent qu'on ouvre les portes . La ville garderait ses privilèges , et il
ne serait touché ni aux biens ni à la religion des habitants . En cas de résistance , la ville
serait prise d'assaut . De l'artillerie serait déjà en route , venant d'Altwiller , Clemenz
protesta contre le coup de main .
Entre temps le Schultheiss et les jurés étaient arrivés . Ils demandèrent qu'on attende
les ordre de Sarrebruck . Mais plusieurs escadrons de cavaliers cernèrent la ville , et
l'infanterie se retrancha au faubourg et "sous les tilleuls" . Sereinchamp s'approcha
avec une escorte et exigea catégoriquement et avec des menaces qu'on le laisse entrer .
On obtempéra , et puis on referme la porte .
Sereimchamp , à cheval , se rendit à l'hotel de ville . Il était six heures du matin .
Le Schultheiss et les jurés ( das gericht ) prètèrent serment de fidélité au duc de Lorraine .
Sereimchamp leur attesta par écrit qu'ils avaienrt été forcés d'agir ainsi . Il quitta l'hotel de
ville , se rendit à la la porte inférieure , l'ouvrit lui-mème et la fit occuper par des soldats .
Au bailli Gentz et à l'amtschaffner Clemenz on interdit de quitter leur maison.
A 11 heures le gouverneur de Bitche entra dans la ville avec 1000 soldats . Les bourgeois
durent se présenter à l'hotel de ville . En présence de la force armée et sous la menace du
feu et de l'épée en cas de refus , se déroula la cérémonie de l'hommage . La moitié des
troupes resta à Bouquenom , l'autre moitié se rendit à Sarrewerden le jour mème .
Le mur d'enceinte de la ville fut éscaladé , les portes furent enfoncées , le commandant
fut désarmé et conduit à Bouquenom comme prisonnier .
Mercedi , le 1er aout , à 6 heures du matin , Sereimchamp ordonna à Gantz par l'intermed-
iaire du Schultheiss de Hambach de quitter la ville sans retard . Celui-ci répondit qu'il
n'avait d'ordre à recevoir que de son maitre , le comte . Alors Sereimchamp se rendit
lui-mème chez le bailli . Celui-ci resta ferme . C'est seulement lorsqu'on le menaça de
l'arrèter et de le faire conduire à Nancy qu'il céda . A 17 heures il quitta la ville pour
toujours , à cheval , avec une escorte. L'Amtschaffner resta probablement caché dans
la ville . Il renseigna plus tard ses maitres sur l'activité des nouvelles autorités .
Le mème après-midi on fit rassemblés dans la cour du chateau de Sarrewerden les
maires ( Meyer ) et les jurés de tous les villages du comté . Ils durent rendre hommage à
un maitre qu'ils ne connaissaient pas et qui ne comprenait pas leur langue . On leur lut
un document soit-disant de l'empereur , qui ordonna l'annexion du comté par le duc
de Lorraine . Ensuite Nicolas de Sereinchamp annonça qu'il était nommé gouverneur
de tout le pays
Occupation de l'avouerie de Herbitzheim
Le 5 aout on procède d'une façon analogue Herbitzheim pour les villages de l'avouerie :
Herbitzheim , Keskastel , Oermingen . Cette occupation ne se justifiait pas . Depuis plus de 200
ans l'avouerie de Herbitzheim appartenait aux Nassau et n'avait rien à voir avec l'héritage
des comtes de Moers- Sarrewerden . On se servit d'un prétexte . Les Nassau avaient été
condamnés à rembourser les revenus de Bouquenom et de Sarrewerden perçus indument
pendant 102 ans . Ils étaient évalués à la somme formidable de 2 millions de Reichsthaler ,
et Herbitzheim était saisi en gage.
Le village fut occupé par un caporal et un certain nombre de soldats . Les fonctionnaires
nassoviens furent obligés de remettre aux Lorrains les comptes et documents en leur
possession qui furent mis dans un grand sac et transportés à Nancy .
On était au début du mois d'aout . La moisson des domaines de la seigneurie était un
butin bienvenu . Par contre les particuliers en général ne subirent pas de dommages . Il y
eut quelques exceptions qu'il fallait mettre au compte de soldats indisciplinés : des pillages
et des mauvais traitements .
Il y eut des villages ou des habitants ne répondaient pas à l'appel de prèter le serment
de fidélité au duc de Lorraine . Alors les soldats entraient en action , et brutalement ils
forçaient les récalcitrants à rendre hommage au nouveau maitre .
à suivre
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VISITE DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE : 14 avril 1972
![]() DISCOURS PRONONCE PAR MONSIEUR KOESSLER
MAIRE DE SARRE UNION
LORS DE LA VISITE DE MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
GEORGES POMPIDOU
14 AVRIL 1972
![]() Monsieur le Président de la République ,
Depuis près de trois siècles , depuis qu'en 1683 le Roi Louis XIV a séjourné ici et fait don à notre
ville de l'hotel ou siège maintenant la municipalité , Sarre-union n'avait plus eu l'honneur de la
visite du Chef de l'Etat .
Et pourtant vous avez déjà effectué , il y a près de deux ans , une visite officielle dans notre région .
Mais aujourd'hui , sur les les chemins de la Lorraine vous n'avez pas voulu traverser cette bosse
que nous faisons sur le plateau lorrain , sans faire au moins un court arrèt en terre alsacienne ,
soulignant ainsi que la Lorraine et l'Alsace ne sont pas séparés dans vos préoccupations ,
que vous comprenez leurs problèmes et que vous encouragez leurs ambitions.
L'honneur est insigne et nous le ressentons très profondément pour notre cité . Nous le
ressentons aussi pour l'Alsace . Nous savons bien , en effet qu'en vous arrètant ici , c'est à
l'Alsace toute entière que vous avez voulu témoigner votre sollicitude . Aussi à coté des
magistrats municipaux , de toute la province sont-ils là devant vous , pour manifester leur
profonde gratitude .
Les communications en effet sont le handicap qui nous empèche de mettre pleinement
à profit la position qui est maintenant la notre dans l'Europe de la paix . Car si les pressions
que nous subissons ont heureusement changé de caractère , elle ne sont pas moins vives .
Pour leur faire équilibre en mettant au niveau de nos voisins , il faut donner un nouvel élan à
l'économie de nos régions de l'Est . Ainsi au lieu d'ètre un point de moindre résistance ,
nous deviendrons au contraire un des appuis de la construction européenne.
Les Vosges sont encore une barrière . IL y a plus de deux ans que la décision de relier
Paris à Strasbourg par une autoroute a été annoncée . On a insisté alors sur l'urgence de
cette réalisation . Or , nous venons d'apprenfre que cet ouvrage ne serait achevé qu'en 1979 .
Monsieur le Président , ce délai est bien long , comme l'on rappelé tout recemment encore
les "dernières nouvelles d'Alsace " et le " républicain lorrain " .
Louis XIV avait marqué sa visite à Sarre Union par un don à la ville . Puissiez-vous faire
un don à l'Alsace , en mème temps qu'à la Lorraine et à la France . Puissiez-vous ordonner
que le délai de construction de l'autauroute soit racourci de deux ans . Nous vous en
aurions une grande reconnaissance car si les travaux ne se faisaient pas aussi rapidement
qu'il est possible , ce serait une grande déception pour la population , surtout pour celle de
l'Alsace Bossue , qui a toujours eu l'impression d'ètre un peu oubliée .
Monsieur le Président , ce n'est pas en vain , j'en suis sur , que nous parlons ainsi à celui
qui , après La Haye et après les Açores , va donner à la volonté française d'élargissement
et d'approfondissement de l'Europe , la consécration d'une consultation nationale.
En Alsace , cette consultation se déroulera à quelques jours de la cérémonie qui , à
Strasbourg , va marquer l'ouverture du chantier de la nouvelle maison de l'Europe . Cette
rencontre est assez claire pour que nous n'ayons pas besoin de dire ou irons demain nos
nos suffrages ou va aujourd'hui notre confiance .
En terminant , Monsieur le Président , je voudrais évoquer une autre rencontre , plus
personnelle et qui touche ici tout particulièrement . En mai 1940 , les habitants de Sarre-Union
ont été évacués à Sornac en Auvergne . Ils y ont été reçus avec beaucoup de bienveillance
et d'amitié . Aujourd'hui , avec l'honneur de recevoir le premier Magistrat de France , nous
ressentons le plaisir d'accueillir un enfant de l'Auvergne , et à travers lui , de dire à nos amis
des jours sombres que nous ne les avons pas oubliés .
Vive le Président de la République
Vive la France
et Vive L'Europe
REPONSE DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE AU DISCOURS DU MAIRE
![]() Que pourrais-je ajouter , habitants de Sarre-Union , après votre Maire qui a tout dit .
Il a dit l'attachement de l'Alsace à la France . Il a dit la solidarité d'interrèts et de sentiments entre
l'Alsace et la Lorraine . Il a dit mème , l'amitié particulière que les malheurs ont pu céer entre
cette petite ville alsacienne et une petite localité d'Auvergne.
Il a dit aussi au passage que le passé de Sarre-Union était grand , ancien , et que le
Roi Louis XIV s'y était arrèté et avait laissé la trace de son passage : un hotel de ville .
J'ai l'impression qu'on attend de moi un tout petit peu plus . (Rires) Et pourtant la France
d'aujourd'hui n'a peut-ètre pas tout à fait la richesse de celle de Louis XIV .
Cette richesse , nous sommes néanmoins en train d'essayer de la recréer . Après ètre
sorti des désastres de la dernière guerre gràce à l'appel du Général de Gaulle , la France a tout
à coup retrouvé une jeunesse , une vitalité . Et cette jeunesse , cette vitalité , se manifestent
sans aucun doute en Lorraine et en Alsace plus que partout ailleurs . D'abord par l'habitude ,
si je puis dire , car vous avez l'habitude de lutter , de résister , de triompher en fin de compte.
à suivre
![]() ![]() Remise d'un bouquet
![]() "Notre commune et , avec elle,
toute la région d'Alsace sont
très honorées de votre visite
et vous expriment leur joie
et leur Foi en l'Avenir de la
France .
- Merci , ma fille . "
d'aprés "échos et images" de l'époque conservé par Mr Alfred Mahler
"le reportage photographique à pu ètre réalisé
grace au prèt d'originaux par :
- Les Dernières Nouvelles d'Alsace ,
-Des amateurs de Sarre-Union "
à suivre
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