Animaux de compagnie
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Animaux de compagnie
Les allergies aux animaux
Près d'un ménage sur deux possède un animal de compagnie, dont un sur deux est un chien ou un chat. Chiens, chats, oiseaux, hamsters, rats, lapins… partagent désormais notre intimité. Pourtant, ils sont très allergisants !
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Quelle fréquence et quels allergènes ?
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Ce sont leur peau, leur salive, leurs urines et déjections qui provoquent l'allergie et pas leurs poils comme on le croit généralement. Les personnes allergiques développent des réactions par contact direct avec les animaux, mais aussi par contact indirect. Leurs allergènes s'accumulent dans la maison et peuvent rester actifs jusqu'à deux ans après que l'animal ait quitté les lieux. Les manifestations allergiques se présentent sous la forme d'asthme, de conjonctivite, d'eczéma, de rhinites, d'urticaires de contact.
Allergie au chat et au chien
L'allergène du chat est le plus virulent après celui des acariens. Il semblerait que les chats noirs soient les plus allergisants. L'allergène est produit par la salive, mais aussi par les glandes sébacées et les glandes anales.
Les allergènes du chien sont présents dans les squames, la salive et l'urine.
Si vous êtes allergique au chat ou au chien, la meilleure solution consiste à vous en séparer, même si cette décision est difficile à prendre. Dans le cas contraire, il faut veiller à laver l'animal au moins une fois par mois ou le frotter avec un gant humide une fois par semaine, le brosser à l'extérieur, nettoyer très régulièrement son panier et sa litière, lui interdire l'accès aux chambres et surtout aux lits, s'équiper d'un purificateur d'air, changer régulièrement de vêtements, aspirer matelas et oreillers.
Les rongeurs
L'allergénicité des rongeurs - cobayes, rats, hamsters, lapins… - est très élevée et peut parfois provoquer des réactions cutanées et respiratoires sévères. Elle aggrave également l'allergie aux acariens.
Les oiseaux
Les plumes des oiseaux abritent de nombreux allergènes et, notamment les acariens. Leurs déjections sont aussi porteuses d'allergènes.
Les poissons rouges
S'ils ne sont pas porteurs d'allergènes, leur nourriture peut toutefois provoquer aussi des manifestations allergiques.
Le cheval
30% des personnes allergiques aux animaux le sont au contact des chevaux et autres équidés comme les mules et les poneys. Les allergènes de cheval se trouvent dans les squames, la salive et les urines et déclenchent des rhinites, des conjonctivites ou des crises d'asthme.
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Protégez votre chien des dangers de l'été
Vous êtes certainement impatient, avec l'arrivée de l'été, de partager de nouvelles aventures ensoleillées avec votre chien. N'oubliez pas que le soleil, la chaleur, les insectes et la plage ne sont pas sans danger pour votre ami !
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Chaleur fatale
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Le chien et les températures élevées ne font pas bon ménage. En effet, les chiens ne transpirent quasiment pas et doivent évacuer la chaleur via l'halètement. Une chaleur importante lorsque le chien demeure au soleil ou pire, lorsqu'il est enfermé dans une voiture par temps chaud (même fenêtres entrouvertes), peut faire grimper sa température corporelle jusqu'à l'apparition d'un choc rapidement mortel. Si votre chien devait être victime d'un tel coup de chaleur, le traitement d'urgence consiste à le placer dans l'eau froide ou dans des linges mouillés afin de faire chuter sa température. Prévenez aussi toute déshydratation en laissant en permanence de l'eau fraîche à sa disposition.
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L’été des parasites
Les puces vivent toute l'année dans les maisons, mais sont plus abondantes en été. Outre leur action irritante pour la peau, elles peuvent aussi transmettre un vers intestinal (dipylidium) et provoquer une anémie lors d'infestation massive.
Même si elles préfèrent le printemps et l'automne, les tiques représentent aussi un danger en été. Elles provoquent des démangeaisons et transmettent des agents pathogènes responsables de maladies graves telles que la piroplasmose, la maladie de Lyme et l'erlichiose.
Enfin, si votre chien se lèche frénétiquement les pattes ou se gratte les oreilles principalement aux mois d'août et septembre, inspectez ces zones pour y rechercher de petits amas orange. Vous aurez alors peut-être l'occasion de faire la connaissance de larves d'acariens nommées aoûtats.
Il existe de nombreux médicaments permettant de prévenir et de traiter toutes ces infestations.
Attaques aériennes
A la tombée du jour, les moustiques se mettent en quête de sang frais. Les conséquences de ce repas ne sont pas seulement désagréables par les démangeaisons qui en résultent, mais peuvent consister en la transmission de deux maladies graves, surtout si vous séjournez dans le Sud de la France: la leishmaniose et la dirofilariose. Si vous vous rendez dans ces régions, il est capital d'équiper votre ami d'un collier spécial le protégeant des moustiques.
Les guêpes sont également dangereuses par leur piqûre douloureuse et les réactions allergiques qu'elles produisent. Une guêpe gobée par le chien peut induire une inflammation de la gorge et ainsi gêner sa respiration.
Plage et nature
Les balades sur la plage et les baignades ne sont pas sans danger. En effet, l'eau de mer et le sable irritent la peau : un bon rinçage à l'eau douce est donc indispensable après chaque excursion ! De surcroît, si votre ami boit la tasse, il peut être victime de diarrhée. Attention aussi aux entrées précipitées dans l'eau froide, l'hydrocution guette ! Le vent et le sable dans les yeux sont également responsables de conjonctivites.
Enfin, de juin à septembre, certaines plantes sauvages produisent des épillets, graines qui s'accrochent dans les poils et peuvent ensuite se loger notamment dans la peau et les oreilles et induire abcès et otites. Effectuez une inspection après chaque balade !
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13/06/2005
Anne Pensis, vétérinaire e-santé
La maladie de Carré: la connaître pour protéger votre chien
La vaccination de votre animal de compagnie
Bon nombre d’entre nous ont déjà connu le triste événement qu’est la perte d’un animal de compagnie. Parmi les innombrables causes de mortalité, on trouve les maladies infectieuses. Il est donc sage, pour son animal et pour ceux des autres, de participer au contrôle sanitaire de ces maladies en le faisant vacciner régulièrement.
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Il n’existe pas de calendrier universel applicable à tous les animaux. Il faudra adapter l’âge du premier vaccin, les types de vaccins et leur fréquence d’administration en fonction de chaque individu, de sa situation géographique et de son mode de vie.
Le chien
Si vous êtes propriétaire d’un chien, veillez à ce qu’il soit vacciné contre la maladie de Carré, l’hépatite infectieuse, la paramyxovirose, la parvovirose, et la leptospirose. Dans certaines situations, notamment lorsque votre chien participe à des concours canins, ou si vous le mettez en pension lors de vos vacances, il faudra aussi l’immuniser contre la toux des chenils. Enfin, votre animal doit être protégé contre la rage, selon la législation en vigueur dans le pays où vous vous trouvez.
Voici un exemple classique de vaccination du chien : les premiers vaccins à 9 semaines, à renouveler 3-4 semaines plus tard. A noter que pour la rage, la primovaccination ne comporte qu’une seule injection qui peut être administrée dès 12 semaines. Un rappel annuel de tous ces vaccins doit ensuite être réalisé. Pour les chiens qui voyagent dans certaines régions du monde, il est nécessaire d’administrer d’autres vaccins, notamment contre la piroplasmose et la maladie de Lyme, deux maladies transmises par les tiques.
Le chat
Si vous possédez un chat, il est recommandé de le faire vacciner contre la calicivirose, l’herpesvirose, et la panleucopénie (typhus). Ces vaccins conviennent à des chats d’appartement qui ne sortent pas de la maison et n’ont pas de contact avec d’autres chats. Pour les chats bénéficiant de plus de liberté, il faudra également les prémunir contre la leucose féline. Comme pour les chiens, votre chat devra être vacciné contre la rage selon la loi en vigueur dans le pays où vous séjournez et dans ceux où vous voyagez.
Le schéma de vaccination est similaire à celui du chien, à savoir les premiers vaccins à 9 semaines puis 3-4 semaines plus tard, suivis d’un rappel annuel.
Le furet
Bien que moins répandu, le furet est un animal de compagnie de plus en plus apprécié. Il est recommandé de le protéger contre la maladie de Carré dès l’âge de 8 semaines (avec une deuxième injection à 12 semaines) et contre la rage dès l’âge de 12 semaines. Un rappel annuel est ensuite conseillé.
Passeport européen
A partir du mois d’octobre 2004, la loi impose que tous les chiens, chats, furets qui voyagent au sein de l’Union européenne soient munis d’un passeport. Le vétérinaire y inscrira les vaccins et vermifuges administrés à l’animal. Ce document fera mention d’un numéro d’identification porté par l’animal, soit via un tatouage, soit via une puce électronique injectée sous la peau. Sachez toutefois que la puce électronique sera le seul moyen d’identification utilisé dès l’année 2008.
11/10/2004
Anne Pensis, vétérinaire (e-santé.fr)
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Les puces des chats et des chiens
Parmi les hôtes indésirables qui infestent nos animaux domestiques et nos maisons se trouvent les puces. Face à ces petits êtres sauteurs et piqueurs assoiffés de sang, vigilance et prévention s’imposent !
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Une vie de puce
Les puces femelles et mâles piquent vos chiens et chats, se nourrissent de leur sang, et émettent des « crottes de puces » (pellicules brunes) qui tombent sur le sol, et vont servir de nourriture pour leurs larves. En général, seules les puces adultes vivent sur l’animal. Les œufs et les larves pondus par les femelles se développent dans l’environnement (les tapis de la maison par exemple), et attendent le passage de nos fidèles compagnons pour les infester.
La plupart des adultes peuvent vivre un an sur l’animal. Mais si elles sont délogées de leurs hôtes, elles doivent retrouver une nouvelle victime dans les 48 heures sous peine de mort. En outre, la puce est peu tolérante au froid, et on retrouve donc plus d’infestations au printemps et en été. Il ne faut cependant pas perdre de vue que dans nos maisons chauffées, les puces peuvent se développer toute l’année !
Maladies causées par les puces
La piqûre et la salive des puces sont très irritantes, et cela peut provoquer des démangeaisons, voire même induire un phénomène allergique. Par ailleurs, si l’animal se gratte, il risque d’aggraver les lésions cutanées causées par ces insectes. Une surinfection par des bactéries peut alors survenir. Les lésions de la peau peuvent se situer à n’importe quel endroit du corps, mais la localisation la plus typique est la base de la queue et le dos.
De surcroît, la puce est capable de transmettre des agents pathogènes. Un des vers les plus fréquents des chiens et chats, le dipylidium caninum, est ainsi injecté à l’animal par la puce. Pour éviter cette contamination, il est important de traiter contre les vers chaque animal infesté par les puces.
Enfin, les infestations massives par les puces peuvent induire de l’anémie, à cause de la grande quantité de sang ingérée par les adultes.
Prévention et traitement
Pour vous débarrasser efficacement des puces, il est non seulement primordial de traiter tous les chiens et chats habitants sous votre toit, mais il ne faut pas oublier d’éradiquer aussi les larves et puces qui se terrent dans votre maison et qui constituent une source non négligeable de parasites. De nombreux produits vendus en pharmacie sont efficaces pour mener ce combat. Il existe des sprays, des pipettes contenant un liquide à appliquer sur la peau, et des colliers. Ce matériel protège en général votre ami pour une durée d’un mois. Notez qu’il existe aussi des antipuces injectables pour chats qui offrent une protection de 6 mois. Il faut néanmoins être attentif au fait que certains produits tuent les puces adultes alors que d’autres ont la propriété d’empêcher la reproduction de ces insectes. Certains cas d’infestation nécessitent les deux traitements. Demandez conseil à votre vétérinaire pour recevoir le traitement adapté à votre animal. Et surtout, sachez que la plupart des produits peuvent être utilisés lorsque l’animal n’a pas de puces, ils jouent alors un rôle préventif.
Enfin, pour assainir votre maison, il existe des sprays et des poudres. Pensez à tous les endroits de passage de votre ami : tapis, fauteuils, panier, sièges et coffre de la voiture, notamment.
20/09/2004
Anne Pensis, vétérinaire
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Un chien et une maison propre: une question d’éducation
Gentillesse, disponibilité et fidélité sont autant de qualités que nous attendons de nos animaux. Il
en existe une autre, primordiale pour une cohabitation harmonieuse avec nos chiens : la propreté.
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Moquette tachée, odeur nauséabonde dans la maison, fauteuils souillés,… Même si votre niveau de tolérance est proportionnel à l’amour que vous portez à votre chien, ces situations fréquemment rencontrées avec un animal qui n’est pas propre sont difficiles à accepter !
Jusqu’à l’âge de 2 semaines, le chiot urine et défèque grâce à un réflexe provoqué lorsque sa mère lèche sa région anogénitale. Après cette période, il se soulage tout seul, spontanément. Comme le chien de Pavlov qui salive en entendant un son associé à la distribution de nourriture, les chiens sont conditionnés à se soulager là où ils perçoivent les odeurs de leurs précédentes déjections. Ce phénomène permet aux animaux de toujours maintenir leur tanière propre : en effet, dès 3 semaines, les petits sortent du nid pour éliminer urines et fèces. Le rôle du propriétaire est donc de faire assimiler l’ensemble de la maison à une tanière, pour que le chien ne fasse ses besoins qu’à l’extérieur.
Des habitudes à connaître
Pour pouvoir inculquer à son chiot les règles de la propreté, il faut d’abord connaître ses habitudes. Le chiot se soulage en général après ses repas (qui doivent être donnés selon un horaire régulier), ses repos et ses jeux. Il déambule le nez au sol à la recherche d’un endroit imprégné des odeurs de déjections. A ces moments, il convient donc de l’emmener à l’extérieur de l’habitation. Mais, quand on sait que le chiot élimine toutes les heures durant la journée et toutes les 3-4 heures pendant la nuit, il va sans dire que cela demande une grande disponibilité ! Pour éviter les mauvaises surprises le matin, la meilleure solution consiste à laisser le chiot dormir dans votre chambre. Vous entendrez alors ses pleurs et pourrez sortir de votre lit pour l’emmener à l’extérieur.
En pratique
Jusqu’à l’âge de 2 mois, le chiot doit être autorisé à faire ses besoins à l’intérieur, mais uniquement dans ses « toilettes ». Ces lieux d’élimination, constitués par exemple d’un grand bac à litière pour chat, doivent être éloignés d’au moins un mètre de la zone de repos. Lorsque vous n’êtes pas chez vous, limitez l’espace disponible pour le chiot. Quand il en éprouvera le besoin, il retrouvera ainsi facilement la zone appropriée. Quand vous êtes présents, soyez attentifs aux signes d’élimination imminente (renifler le sol, position de défécation) et portez immédiatement le chiot à ses toilettes s’il ne s’y trouve pas !
Ensuite, avant d’atteindre l’âge de 3 mois et demi, le chiot doit apprendre à faire ses besoins à l’extérieur. Sortez-le alors le plus souvent possible, et récompensez-le quand il élimine dehors. Attendez qu’il ait fait ses besoins avant de le promener ou de jouer.
En cas d’« accident »
Si malgré toutes ces précautions, votre chien s’oublie dans la maison, il est important de savoir que la punition est inutile si elle n’est pas donnée au moment même du délit. Si vous vous fâchez après, l’animal ne fera pas le lien et ne comprendra pas pourquoi vous le réprimandez ! Dans une telle situation, nettoyez les saletés en l’absence du chien, pour qu’il ne perçoive pas cet acte comme un moyen d’attirer l’attention. Mettez les déjections dans ses toilettes ou dehors pour marquer ces endroits de leur odeur caractéristique. Votre chien les prendra comme repère pour ses prochains besoins.
Enfin, si des problèmes de propreté persistent, il faut s’assurer que votre compagnon n’est pas malade : diarrhée, cystite, incontinence et troubles du comportement peuvent en effet provoquer des « oublis » à l’intérieur, contre lesquels la meilleure volonté de votre ami ne peut rien.
23/08/2004
Anne Pensis, vétérinaire
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La maladie de Carré: la connaître pour protéger votre chien
La maladie de Carré: la connaître pour protéger votre chien
Votre chiot manque d’appétit et d’énergie, vous observez des écoulements au niveau de ses yeux et de sa truffe, il tousse et a la diarrhée ? Attention ! La maladie de Carré, une affection
contagieuse, peut être à l’origine de ces symptômes.
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Mieux vaut prévenir que guérir
Ce dicton est particulièrement vrai pour certaines maladies qui peuvent avoir des conséquences graves, voire mortelles pour votre chien. L’une de ces affections, nommée maladie de Carré, mérite d’être connue des propriétaires d’animaux désireux d’assurer à leur ami le meilleur avenir possible. Il s’agit d’une affection grave dont l’évolution et la difficulté de traitement laissent souvent un goût amer d’impuissance
Un virus en cause
Cette maladie est provoquée par un virus capable d’infecter plusieurs carnivores: les canidés (chiens, loups, renards), les mustélidés (furet, vison), et les procyonidés (raton laveur). Elle se transmet via toutes les sécrétions corporelles de l’animal (écoulement oculaire, nasal, salive, urines, matières fécales). Le virus n’est pas résistant dans le milieu extérieur, il se propage surtout par contact direct entre animaux. Le chien étant connu pour son caractère sociable, la maladie peut rapidement être transmise d’un animal à l’autre. Prenez garde: si votre chien a été en contact avec un animal infecté, il n’exprimera les symptômes qu’une à quatre semaines plus tard, le temps nécessaire au virus pour se développer dans son organisme. L’affection concerne les chiens de tout âge, mais est plus souvent observée chez le chiot, les adultes étant pour la plupart immunisés par la vaccination.
Les symptômes
En ce qui concerne la nature et la gravité des symptômes, ceux-ci varient très fortement d’un animal à l’autre. Lors de la première phase de la maladie, le chien atteint présente généralement de la fièvre, un écoulement nasal, une conjonctivite, et une anorexie. Ensuite peuvent survenir des troubles digestifs (diarrhée), respiratoires (toux, pneumonie), cutanés (pustules, croissance anormale de la peau au niveau des coussinets et de la truffe) et nerveux. Ce dernier trouble se traduit de différentes manières: tremblements, contractions musculaires involontaires, paralysie débutant souvent au niveau des membres postérieurs, convulsions. Si toutefois votre chien survit à cette atteinte nerveuse, il peut encore développer des séquelles (contractions musculaires involontaires, épilepsie). A plus long terme, une infection chronique par le virus peut provoquer une inflammation du cerveau de votre vieux chien, sans que l’on ait décelé la maladie dans son jeune âge ! Il adopte alors des comportements anormaux (il pousse la tête contre les murs, ses mouvements sont désordonnés).
Vaccination recommandée
Il est heureusement possible, et vivement recommandé, de protéger votre fidèle compagnon contre cette maladie au pronostic souvent sombre. Le chiot peut être vacciné dès l’âge de 12 semaines, à raison de deux injections à 3-4 semaines d’intervalle. Un rappel annuel est ensuite conseillé.
Dans des situations à risques (rassemblement d’animaux: animaleries, refuges, pensions), il est conseillé de pratiquer la vaccination dès l’âge de 6 à 10 semaines. Cependant, à cet âge, le chiot possède encore des anticorps maternels qui peuvent interférer avec le vaccin et l’empêcher d’agir. Une seconde injection doit donc être effectuée à 14 semaines.
Quoi qu’il en soit, privilégiez la vaccination et soyez attentifs aux éventuels symptômes de votre compagnon à quatre pattes afin de lui assurer une longue et paisible vie à vos côtés.
27/07/2004
Anne Pensis, vétérinaire
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31/12/06
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