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Vaincre les poux
![]() Périodiquement, les poux envahissent les têtes d’enfants, provoquant des épidémies dans les écoles. Comment se débarrasser efficacement de ces épouvantables parasites de plus en plus résistants? Voici quelques conseils.
Les poux de tête sont des petits insectes parasites qui ont besoin de chaleur et d’humidité pour vivre. Ils se nourrissent en suçant le sang de leur hôte et laissent des traces de piqûres particulièrement sur la nuque et à l’arrière des oreilles.
De couleur grisâtre ou brunâtre, ils mesurent de 2 à 3,5 mm de longueur. Leurs œufs, appelés lentes, sont blanchâtres. Alors que les poux se déplacent sur la tête en rampant, les lentes sont collées aux cheveux. Plus l’œuf est récent, plus il est près du cuir chevelu.
Le pou femelle pond de 4 à 6 œufs par jour, ce qui peut faire plus de 100 lentes au cours de sa vie (de 20 à 30 jours!). Il faut environ une semaine à la larve pour éclore.
Même s’ils s’attaquent surtout aux enfants, les poux peuvent infester n’importe quelle personne, et ce quelle que soit la longueur des cheveux. Leur présence n’est la cause ni d’une mauvaise hygiène, ni d’un manque de propreté.
Comment les poux se transmettent-ils?
Les poux se transmettent par contact direct de tête à tête. Ils peuvent aussi passer par le biais d’objets que l’on s’échange tels que bonnets, brosses, serre-tête ou écharpes mais ces situations se présentent moins fréquemment car les poux ont besoin d’un certain degré d’humidité pour survivre. En dehors de leurs hôtes, ils se déshydratent et meurent assez vite…
Les poux de tête ne propagent aucune maladie. Ils provoquent juste une démangeaison persistante du cuir chevelu. Il faut dès lors être attentif aux conséquences du grattage: il peut entraîner des lésions qui peuvent s’infecter.
Peut-on prévenir l’apparition de poux?
Ni les cheveux courts, ni les shampoings, ni les brossages fréquents ne réussissent à prévenir l’infestation. De même, employer des traitements préventifs sans présence de poux dans l’entourage, n’est pas recommandé: ils peuvent provoquer des allergies et blesser le cuir chevelu par leur toxicité. La seule chose à faire : si les copains de votre enfant ont des poux, inspectez sa tête immédiatement, la semaine suivante, puis à nouveau deux semaines plus tard. Plus le problème est pris à temps, plus il sera facile de s’en débarrasser. S’il s’avère que la tête de votre chérubin est infestée par ces petits parasites, tous les membres de la famille devront faire l’objet d’une inspection.
Les premiers signes d’infestation sont les démangeaisons et les grattages fréquents.
Il faut chercher les poux et les lentes à proximité du cuir chevelu, derrière les oreilles, sur la nuque et sur le dessus de la tête.
Que faire pour se débarrasser des poux?
Vous pouvez toujours employer un peigne spécial très fin… et vous armer pour un travail long et fastidieux ! Opérez sur cheveux mouillés. Passez le peigne dans les cheveux, mèche par mèche,… quelques parasites finiront par tomber.
Il existe également sur le marché une sorte de peigne électrique censé tuer les poux par des chocs électriques. Cependant, ce système n’est pas efficace pour éliminer les lentes. Or, à l’expérience, c’est là que réside le gros problème dans la guerre contre les poux.
On utilisera donc plus fréquemment les traitements chimiques qui contiennent un insecticide contre les poux. Il existe sur le marché un nombre impressionnant de produits plus ou moins efficaces, disponibles sans ordonnance médicale. Demandez conseil à votre pharmacien parmi les formules et marques disponibles. Shampooings, lotions, sprays… quel que soit votre choix, suivez bien les directives du fabricant… et quelques règles essentielles:
• Ne laissez pas le produit sur la tête plus longtemps qu’on ne le recommande. De la même manière, utilisez-en une dose suffisante pour qu’il agisse.
• Traitez mèche par mèche, en vous assurant que tout le cuir chevelu est couvert du produit. Insistez bien derrière les oreilles et dans la nuque, puis rincez abondamment après le temps de pose recommandé. Une fois le traitement terminé, enlevez les lentes et les poux morts à l’aide d’un peigne spécial. Coincez un carré de gaze entre les dents du peigne et plongez celui-ci régulièrement dans un verre rempli pour moitié d’eau tiède et pour l’autre moitié de vinaigre. Cette méthode est plus efficace pour décoller les lentes. Achevez l’opération en tirant les lentes rebelles avec vos doigts. Déposez poux et lentes dans un sac que vous fermerez et mettrez au rebut.
• Contrôlez si des poux ont pu survivre au premier traitement. La présence de lentes à ce moment ne signifie pas que votre enfant est toujours infesté. Il peut en effet s’agir de coquille vide. Comment les reconnaître ? Ces œufs sans larve sont toujours éloignés du cuir chevelu.
• Une semaine après le premier traitement, inspectez à nouveau votre enfant. S’il reste des parasites et des lentes « pleines », répétez le traitement. Attention: n’utilisez pas la même solution plus d’une fois par semaine pendant trois semaines ! L’utilisation trop fréquente de ces produits abîme le cuir chevelu sans être pour autant plus efficace. Pour obtenir de bons résultats, il est conseillé de varier les produits dont les substances actives sont différentes (alcool, dérivés de pétrole, perméthrine, malathion) car les poux sont de plus en plus résistants.
Quelles précautions faut-il prendre?
• Si votre enfant est infesté de poux, couper ses cheveux permet de faciliter le travail du peigne d’autant plus fastidieux que les cheveux sont longs. Certains parents n’hésitent pas à raser la tête de leur garçon, mais cette solution radicale n’est pas toujours bien vécue. Attachez, en tout cas, les cheveux des filles pour éviter la contamination.
• Tant que votre enfant est porteur de poux, il ne peut en principe fréquenter l’école pour éviter toute contamination. Cependant, le traitement pouvant durer plusieurs semaines, le mieux est d’en parler avec l’instituteur . Quand une demande de traitement a été faite par l’école, il faut le faire tout de suite et garder l’enfant à la maison le jour du 1° traitement pour éviter le cercle vicieux dans les écoles.
• Pendant toute la durée du traitement, les cheveux peuvent être nettoyés normalement avec un shampoing doux. L’application régulière d’un baume après shampoing ou d’un masque fortifiant est conseillée pour soigner le cuir chevelu attaqué par les produits anti-poux.
• Même si la contamination par les draps, bonnets, essuies de bain…n’est pas évidente, il est conseillé de les laver à 65 ° (c’est le minimum pour tuer poux et lentes) ou d’ajouter un produit lavant spécial lors du lavage en machine à plus basse température. Peignes, brosses et accessoires à cheveux seront également trempés dans de l’eau très chaude. On peut encore choisir le nettoyage à sec ou l’enfermement des tissus dans un sac hermétique pendant 10 jours !
• Enfin, une fois que votre enfant est débarrassé des poux et lentes, mettez-lui durant quelques temps des gouttes d'essence de lavande dans la nuque, derrière les oreilles et sur les cheveux. C'est en effet une odeur qui fait fuir ces satanées petites bestioles.
Florence Coutellier
Le Journal de la mutualité chrétienne
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28/06/2005
Dr Patrick Gourgues
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vu sur wanadooThème à la mode dans les congrès de cardiologie, le rire fait l'unanimité des médecins du point de vue thérapeutique. D'abord règle d'hygiène de vie, le rire a aussi de vraies vertus physiologiques. Rire, c'est excellent pour la santé !
Le rire aurait donc un pouvoir certain, prouvé médicalement parlant au niveau des fonctions du coeur, mais aussi de l'ensemble du corps. Au registre de ses multiples bienfaits : il lutte contre les maladies cardio-vasculaires (les râleurs et autres pince-sans-rire auraient 3 fois plus de risque d'infarctus que les autres !), diminue ou élimine la sensation de douleur, booste le système immunitaire, améliore les fonctions cognitives, et chasse le stress...
Une vraie gymnastique interne
Le rire, comment çà marche ? Comme la course muscle les jambes, le rire contracte de nombreux muscles et agit comme un véritable massage à l'intérieur du corps. Quand on rit, le diaphragme (situé au niveau du ventre) sautille. Il stimule tous les organes qui se trouvent à proximité (estomac, foie, rate, intestin) et détend les muscles sur lesquels il agit (visage, cou, poitrine, abdomen, bras).
Rire pendant le repas permettrait une meilleure digestion des aliments, en favorisant la sécrétion de salive, des sucs digestifs et le brassage des aliments. Parallèlement, une bonne partie de rigolade permet au système cardio-vasculaire de se dilater et aux poumons de subir un vrai coup de nettoyage (air expulsé à plus de 100 km/h) !
Un anti-stress à consommer sans modération...
Le rire agit directement sur le cerveau en nous secouant les neurones ! Au déclenchement du rire, le cerveau libère de la dopamine, un neurotransmetteur primordial dans les sensations de plaisir. Cette stimulation particulière du cerveau par l'humour serait d'ailleurs chimiquement proche de celle des drogues opiacées comme la morphine ou l'héroïne. Aussitôt, les niveaux d'anxiété et de nervosité chutent, provoquant une agréable sensation de décontraction, les effets néfastes en moins ! De la même manière, le rire aiderait à un meilleur sommeil pendant la nuit.
Adoptez définitivement la "smile attitude "
Vous êtes fatiguée, stressée, surmenée ? Rien de tel pour décompresser que de faire marcher vos zygomatiques avec une franche partie de rigolade ! Aucune contre-indication ni risque de surdosage : "rire, c'est la santé " est un proverbe populaire qui date de la nuit des temps. D'ailleurs, aux personnes âgées rayonnantes à qui l'on demande leur secret de longévité, elles répondent souvent que le rire est une vraie cure de jouvence... La dose idéale : un quart d'heure minimum de rire par jour. De plus le rire (et le sourire), en général plutôt communicatif, est un excellent lien social.
Votre environnement vous déprime ? Voici quelques "trucs " pour distiller plus de rire dans votre quotidien :
- Evitez tout ce qui peut vous agresser (images, paroles...)
- Fuyez les "saboteurs " de bonne humeur (collègues, voisins...)
- Entourez-vous d'images positives (photos, petits mots, souvenirs)
- Echangez des histoires drôles avec vos amis !
- Retrouvez votre esprit d'enfant (les enfants riraient plus de 100 fois par jour !)
- Pratiquez l'autodérision, rien de tel que de rire de soi-même !
Catherine Deplante
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Médecin traitant : le mode d'emploi
Le système du médecin traitant se situe au cœur de la réforme de l'assurance maladie. Tous les assurés sociaux de plus de 16 ans vont devoir choisir un médecin traitant, « pivot » d'un parcours de soins désormais coordonné. Les conditions de cette révolution se précisent, en voici le mode d'emploi.
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Entre le 3 janvier et le 15 mars 2005, les 38 millions d'assurés sociaux de plus de 16 ans seront invités à déclarer leur choix d'un médecin traitant.
Pour cela, ils recevront un formulaire de déclaration. L'envoi des imprimés se fera selon un calendrier en trois grandes étapes : du 3 au 15 janvier pour les assurés nés de janvier à avril, du 1er au 15 février pour ceux nés de mai à août et du 1er au 15 mars pour tous les autres.
Il sera accompagné d'un mode d'emploi sur le médecin traitant, d'une lettre explicative et du numéro d'une plate-forme téléphonique (à partir du 3 janvier 2005 : 0820 77 33 33 à 0,118 euro la minute), où 2 millions d'appels sont prévus.
Concrètement, les assurés pourront signer le formulaire avec l'accord du praticien choisi, un généraliste dans l'immense majorité des cas, à l'occasion d'une consultation au cours des six premiers mois de l'année. Selon la sécurité sociale, 70% des assurés consulteront un généraliste au cours du premier semestre. Et on estime que seule une petite minorité (environ 15%) restera réfractaire à ce dispositif du médecin traitant coordinateur.
La déclaration est gratuite et le formulaire devra être renvoyé à la caisse locale de l'assuré.
Afin de permettre un choix sans précipitation et de ne pas encombrer les salles d'attente des cabinets médicaux, la diminution du remboursement appliquée aux patients qui refusent de choisir un médecin traitant, ou qui consultent un autre médecin sans prescription du médecin traitant, ne sera appliquée qu'à partir du 1er juillet 2005.
En effet, le principe directeur est le suivant : on est mieux soigné lorsque le médecin nous connaît et que l'on ne consulte pas une multitude de médecins différents.
Le médecin traitant est donc celui qui tiendra à jour le dossier médical personnel, et qui, en cas de nécessité, orientera vers un spécialiste en rédigeant une prescription.
Le patient qui déclarera un médecin traitant restera pris en charge par la sécurité sociale aux conditions actuelles : 70%, plus la part des mutuelles.
Dans le cas contraire ou si le patient se rend directement chez un spécialiste, il gardera à sa charge environ 50% des frais. Il sera donc moins bien remboursé et paiera un dépassement d'honoraires de 7 euros. Ces dépassements ne devraient pas être pris en charge par les mutuelles.
Est-on obligé de choisir un généraliste ?
Non, mais ça semble logique qu'il le soit. Par exemple, si l'on choisit son dermatologue ou son acupuncteur, il n'est pas sûr qu'il soit compétent pour dépister et traiter des maladies éloignées de sa spécialité. Inversement, en cas de maladie grave ou chronique, on peut choisir le spécialiste que l'on consulte régulièrement. C'est le cas des patients atteints d'une affection de longue durée (une trentaine sont recensées dont la maladie d'Alzheimer ou le diabète).
Faut-il systématiquement passer par son médecin traitant avant d’aller consulter un spécialiste ?
Oui, excepté pour certaines spécialités qui continueront à être en accès direct et bien remboursées par la sécurité sociale : les ophtalmologues et les gynécologues, les dentistes et les auxiliaires médicaux tels que les kinésithérapeutes, les infirmiers ou les sages-femmes libérales.
Quels seront les tarifs ?
La consultation d'un médecin généraliste restera à 20 euros, excepté pour les enfants de moins de deux. Elle passera alors à 24 euros.
En revanche, l'assuré qui choisit un spécialiste pour médecin traitant, payera 27 euros.
Si le médecin traitant envoie le patient chez un spécialiste pour un avis ponctuel, la consultation chez le spécialiste sera de 40 euros.
Si le patient doit être suivi par un spécialiste, la consultation sera de 27 euros.
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Le stress fait vieillir prématurément
On pourrait résumer cette découverte ainsi : plus on stresse, plus on vieillit rapidement. Les mères d'un enfant atteint d'une maladie chronique, facteur connu pour générer un stress important, auraient un vieillissement cellulaire accru, correspondant à celui attendu chez des personnes âgées d'environ dix ans de plus
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Plusieurs études ont déjà suggéré un impact négatif du stress sur le fonctionnement de notre organisme, notamment sur les mécanismes moléculaires, le système immunitaire et les maladies cardiovasculaires. Alors, pourquoi n'interviendrait-il pas aussi sur le vieillissement de nos cellules ?
Afin de tester cette hypothèse, une étude portant sur 58 femmes âgées de 20 à 50 ans a été entreprise. Trente neuf d'entre elles ont élevé durant plusieurs années leur enfant souffrant d'une maladie chronique grave, source connue de stress. Les autres sont des mères dont les enfants sont en bonne santé depuis toujours.
Sachant que l'un des facteurs biologiques reflétant le mieux le vieillissement cellulaire est la longueur des télomères* (morceaux d'ADN situés à l'extrémité des chromosomes, dont la longueur est liée à la durée de vie des cellules), ce facteur a été mesuré et mis en relation avec l'intensité du stress des sujets.
Les auteurs constatent ainsi que les mères qui subissent un stress psychologique important depuis un grand nombre d'années ont des télomères nettement plus courts. Ce constat est indépendant de l'âge des femmes.
Les télomères des femmes les plus stressées correspondaient à ceux que l'on retrouve habituellement chez des sujets plus âgés de 9 à 17 ans.
Le stress est donc visiblement bien à l'origine d'une accélération du vieillissement cellulaire. Reste à en déterminer le mécanisme exact.
* les télomères sont des structures localisées à l'extrémité des chromosomes, qui raccourcissent lors de chaque division cellulaire. Lorsqu'ils sont devenus trop courts, les cellules arrêtent de se diviser. Ainsi, en mesurant la longueur des télomères d'une cellule, il est théoriquement possible de connaître l'âge d'une personne. Toutefois, certaines pathologies accélèrent le vieillissement cellulaire. Dans ces conditions, l'âge cellulaire indiqué par les télomères devient supérieur à l'âge de la personne.
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vieillir c'est quoi cette histoire au juste : c'est juste écris dans nos gènes...
kono aki wa
nande toshiyoru
kumo ni tori
Basho
( Cet automne-ci
pourquoi donc dois-je vieillir ?)
Maintenant, j’ai cent ans ! Non, ce n’est pas un rêve.
Comment peut-on vieillir ? sans s’en apercevoir
La trame de la vie s’est déroulée sans trêve
Et le passé est là, sans qu’on puisse y surseoir.
Pour bien vieillir, il faut accepter calmement
Que chaque jour qui fuit, laisse après son passage
Des taches et des rides et le vieillissement
Qui marque sans pitié, son empreinte au visage.
Ne rien solliciter, se plaindre de personne,
Visiter les amis, aider les indigents.
Consoler le malade et que votre main donne
Ce que le cœur aurait offert, discrètement.
Il faut remercier Dieu, pour avoir profité
De la jeunesse ardente et des joies de la vie
Avoir vu près de nous, ses enfants rassemblés,
Voilà le vrai bonheur, tout le reste est folie.
Et quand la mort viendra frapper à notre porte
Songeons qu’elle aurait pu venir beaucoup plus tôt.
Partons tout doucement, sans bruit, sans escorte,
Avec l’espoir, un jour, de se revoir, là-haut.
Victor HENNETEAU ancien peintre en batiment...
Mon amie la rose - 1964
On est bien peu de chose
Et mon amie la rose
Me l'a dit ce matin
A l'aurore je suis née
Baptisée de rosée
Je me suis épanouie
Heureuse et amoureuse
Aux rayons du soleil
Me suis fermée la nuit
Me suis réveillée vieille
Pourtant j'étais très belle
Oui j'étais la plus belle
Des fleurs de ton jardin
On est bien peu de chose
Et mon amie la rose
Me l'a dit ce matin
Vois le dieu qui m'a faite
Me fait courber la tête
Et je sens que je tombe
Et je sens que je tombe
Mon cœur est presque nu
J'ai le pied dans la tombe
Déjà je ne suis plus
Tu m'admirais hier
Et je serai poussière
Pour toujours demain
On est bien peu de chose
Et mon amie la rose
Est morte ce matin
La lune cette nuit
A veillé mon amie
Moi en rêve j'ai vu
Eblouissante et nue
Son âme qui dansait
Bien au-delà des nues
Et qui me souriait
Crois celui qui peut croire
Moi, j'ai besoin d'espoir
Sinon je ne suis rien
Ou bien si peu de chose
C'est mon amie la rose
Qui l'a dit hier matin
Comment vieillissons-nous ? Pourquoi ? Et peut-on faire, sérieusement, quelque chose ?
Lors du dernier colloque sur l'anti-âge, à Paris, le Dr Christophe de Jaeger a résumé les conséquences physiologiques du vieillissement et pointé ce qu'on pouvait attendre de la prévention. " On vieillit en rigidifiant, synthétise le médecin. Nos artères, par exemple, se rigidifient avec le temps, nos poumons perdent en élasticité, notre système nerveux devient moins efficient, note cœur éjecte moins de sang, nos os se décalcifient, nos sens s'effritent et notre libido s'amenuise. Et sur tous ces désagréments liés à l'âge, nous pouvons intervenir ".
Le vieillissement est un phénomène complexe : on le traduit par la diminution de la réserve physiologique des organes et des systèmes composant notre organisme. Plus simplement, il se caractérise par une perte d'adaptation face à un effort, un stress, une maladie. Cette réduction progressive de nos fonctions aboutit, en dernier lieu, à la mort. Et ceci, en dehors de toute maladie : " si on éradiquait de la surface de la terre tous les cancers et toutes les maladies cardiovasculaires (infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral…), explique Christophe de Jaeger, nous aurions un gain d'environ 10 ans d'espérance de vie seulement ! Il faut donc apporter d'autres réponses que les simples traitements des maladies. Il faut corriger les insuffisances, en agissant sur l'hygiène de vie (sport, nutrition) et sur les carences hormonales ".
Ce que propose le Dr De Jaeger est un évaluation précise et complète de nos différentes fonctions, pour évaluer leur âge physiologique. En effet, nos poumons, notre cœur, notre peau ne vieillissent pas à la même vitesse. Après cette évaluation, plusieurs thérapies substitutives peuvent être mises en place pour corriger les insuffisances et nous permettre de rajeunir, fonction par fonction. Mais attention, comme le rappelle le Dr De Jaeger, nous ne sommes qu'à l'aube de cette nouvelle médecine de l'anti-âge !
Frédéric Albrecht,
31/03/2003
A cette question : Pourquoi vieillissons-nous ? nous pouvons aujourd'hui - peut-être de manière provisoire - répondre : nous vieillissons parce que nos gènes accumulent au fil de la vie un nombre excessivement élevé de mutations - la roue à rochet ou "ratchet" de Johannes Müller.
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Les différentes formes de DMLA
Les ophtalmologistes distinguent :
la forme "sèche". C'est une atrophie de la macula : elle se transforme progressivement en une sorte de cicatrice ;
la forme "humide". Se dit des DMLA sur lesquelles apparaissent de petits vaisseaux sanguins anormaux : les "néovaisseaux". Les néovaisseaux provoquent des complications sévères et irréversibles. Par exemple, ils saignent facilement, donnant une hémorragie du fond d'œil.
Quels sont les risques d'avoir un jour une DMLA ?
Les causes exactes des DMLA ne sont pas connues.
Le seul facteur de risque certain est l'âge.
Des facteurs génétiques pourraient intervenir : il existe des cas familiaux de DMLA.
Le rôle de l'environnement n'est pas exclu : par exemple, l'exposition excessive au soleil semble augmenter le risque. Le rôle du tabac est controversé.
Quels sont les symptômes de DMLA ?
La vision centrale diminue, de loin et surtout de près, rendant la lecture et toute activité visuelle précise de plus en plus difficile. Une déformation des images est possible.
Pourquoi les angiographies ?
L'ophtalmologiste a besoin des angiographies rétiniennes pour compléter l'examen du fond d'œil.
Elles renseignent sur l'étendue et l'évolution de la DMLA et sur la présence ou l'absence néovaisseaux.
Existe-t-il des traitements ?
Aucun traitement préventif n'est actuellement connu pour éviter l'apparition d'une DMLA.
Il n'y a pas traitement efficace pour les formes sèches. Seules certaines formes humides sont accessibles à un traitement.
Le choix du traitement dépend de la forme et de l'importance de la DMLA.
Le laser
Le laser détruit les néovaisseaux. Dans certains cas, il arrête l'évolution de la maladie, mais ne peut pas améliorer la vision, puisqu'il laisse une cicatrice sur la rétine. Il peut empêcher que la vision ne continue de chuter.
Deux nouvelles méthodes se développent actuellement :
La thermothérapie transpupillaire, qui est encore en cours d'essai.
La photothérapie dynamique, qui est relativement efficace pour traiter certains néovaisseaux.
Certains néovaisseaux nécessitent un traitement en urgence.
Après traitement, ils peuvent récidiver.
La chirurgie a-t-elle une place ?
Différentes techniques existent. Elles sont réservées à certains cas ou certaines complications. Les greffes de cellules rétiniennes font l'objet d'essais.
La Radiothérapie
Elle est encore en cours d'évaluation.
La recherche
De nombreuses recherches sont actuellement en cours pour tenter de trouver de nouveaux traitements de la DMLA.
Prise en charge de la basse vision
Quand l'atteinte visuelle devient importante, elle est handicapante.
Il existe des centres spécialisés qui rééduquent la basse vision. Les équipes sont composées d'ophtalmologistes, d'orthoptistes, d'opticiens, et le concours de psychologues est indispensable.
Selon ses besoins et ses possibilités, chaque patient apprend à utiliser au mieux ses capacités visuelles restantes. Les aides visuelles, comme les systèmes grossissants par exemple, font partie du traitement.
La surveillance ophtalmologique
Elle est indispensable quand on est atteint de DMLA.
La fréquence des consultations et des angiographies est déterminée par l'ophtalmologiste.
Entre les consultations programmées, toute modification ou baisse brutale de la vue doit faire consulter l'ophtalmologiste en urgence.
Dr Véronique Barbat e-santé
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Cette étude, conçue pour évaluer l’importance des facteurs de risque cardiovasculaire, pris isolément ou en combinaison, dans la survenue de l’infarctus du myocarde (Idm), a été menée auprès de plus de 15.000 patients ayant eu un premier Idm et 14.000 sujets contrôles, issus de 262 centres répartis dans 52 pays des différents continents. Basée sur des questionnaires de mode de vie, les habitudes alimentaires, le tabagisme, les activités socioprofessionnelles, les traitements, l’examen clinique (poids, périmètre abdominal, pression artérielle, fréquence cardiaque) et des examens biologiques (ApoB/ApoA1, deux lipoprotéines indiquant le rapport « bon/mauvais cholestérol »), l’analyse des données a permis d’identifier neuf facteurs de risque de l’Idm :
1. hypertension artérielle,
2. tabagisme,
3. diabète,
4. obésité abdominale,
5. stress,
6. consommation d’alcool (excepté une consommation de deux à trois à verres par semaine, qui serait plutôt protectrice),
7. apport quotidien insuffisant en fruits et légumes,
8. manque d’exercice physique,
9. rapport ApoB/ApoA1 anormal.
En d’autres termes, 90% des Idm sont prévisibles, alors que cette proportion était jusqu'ici estimée à 50 %.
Les deux facteurs les plus redoutables, qui expliquent à eux seuls les deux tiers des Idm, sont le « mauvais » cholestérol (indiqué par un rapport ApoB/ApoA1 anormal) et le tabagisme.
A propos du tabac, il est important de souligner que le risque apparaît même chez les « petits fumeurs » : une à cinq cigarettes par jour augmentent le risque d’Idm de 40%. Entre six et dix cigarettes quotidiennes, le risque double, tandis qu’il quadruple au-delà d’un paquet. Qu’il s’agisse de cigarettes light ou non, avec ou sans filtre, de cigare ou de pipe, le risque cardiovasculaire est le même.
Ces neuf facteurs de risque sont facilement identifiables lors d’une consultation. Leur impact étant identique quels que soient le groupe ethnique, l’âge et le sexe, il serait donc aisé de formuler des messages de prévention simples.
29/09/2004
Dr Philippe Presles
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1) La crise cardiaque menace principalement les hommes, rarement les femmes.
Faux
Les femmes ne sont pas épargnées : à 55 ans, la fréquence féminine des accidents cardiovasculaires rattrape celle des hommes et la dépasse ensuite, accentuant d’autant plus le risque cardiovasculaire. Connaître son taux de cholestérol permet de se protéger efficacement.
2) Tout va très bien, je n’ai donc aucune raison de consulter mon médecin pour tester mon taux de cholestérol.
Faux
L’excès de cholestérol a été baptisé par les scientifiques le « tueur silencieux ». Il tapisse progressivement la paroi des artères, jusqu’au jour où l’une d’entre-elles se bouche. Parfois, l’accident survient brusquement et peut être fatal.
Un simple dosage du « bon et mauvais » cholestérol permet de savoir si vous êtes ou non menacé d’un accident cardiovasculaire.
3) Je me sens encore jeune, les maladies cardiovasculaires ne me concernent pas.
Faux
Même si on se sent jeune, le vieillissement des artères est bien réel et le risque augmente avec l’âge. La probabilité de survenue d’un accident cardiaque ou vasculaire cérébral commence à augmenter nettement à partir de 45 ans chez l’homme et à partir de 55 ans chez la femme. En plus de l’âge, d’autres facteurs de risque augmentent prématurément le risque : hypercholestérolémie, tabagisme, hypertension artérielle, diabète. Il est donc important de faire contrôler régulièrement son état de santé afin de déterminer précocement votre propre risque et de mettre en place les mesures préventives adéquates. Des cas répétés de maladies cardiovasculaires chez les membres de votre famille doivent également vous inciter à un dépistage avant 40 ans.
4) Il y a quelques années, j’ai fait un test de cholestérol. Tout va bien, je ne risque rien.
Faux
Le cholestérol dans le sang varie avec le temps et en fonction de l’hygiène de vie. Ainsi, en moins de cinq ans, vous pouvez facilement vous retrouver dans la zone à risque. Par ailleurs, l’obésité, la sédentarité, le stress et l’âge sont des facteurs qui contribuent aussi à multiplier le risque cardiovasculaire, même si votre taux de cholestérol est modéré.
5) Il faut faire un bilan lipidique tous les 5 ans.
Faux
Si votre premier bilan est normal :
renouvelez le dépistage avant 45 ans si vous êtes un homme ou 55 ans si vous êtes une femme.
si vous avez plusieurs facteurs de risque, faites un bilan tous les trois ans.
Si vous êtes diabétique, il faut faire un bilan tous les ans.
6) Je suis enrobé, mais comme je fais du sport, mon risque cardiovasculaire est moindre.
Faux
L’activité physique est excellente pour la santé, mais doit s’accompagner d’autres mesures : arrêt du tabac, perte de poids, normalisation de la tension artérielle et baisse du cholestérol. En effet, le surpoids est fréquemment associé à un excès de cholestérol. De plus, il favorise l’hypertension et le diabète, deux facteurs de risque cardiovasculaire importants.
7) Depuis toujours j’ai un poids normal. Je ne suis donc pas concerné par l’excès de cholestérol.
Faux
Certes, vous n’avez pas d’excès de poids, mais vous avez peut-être d’autres facteurs de risque cardiovasculaire : stress, alimentation mal équilibrée, sédentarité… Si vous faites partie des privilégiés qui mangent ce qu’ils veulent sans prendre un gramme, rien ne dit que votre alimentation ne soit pas riche en sel, en sucre, en matières grasses saturées et pauvre en fibres alimentaires. Afin de prévenir, adoptez dès maintenant une alimentation saine et équilibrée, sans oublier de faire un bilan lipidique avant l’âge de 45 ans pour un homme et 55 ans pour une femme. Renseignez-vous également sur vos antécédents familiaux.
8) Les traitements d’aujourd’hui sont tellement efficaces qu’il devient inutile de faire un régime.
Faux
Les progrès concernant les traitement médicamenteux ont été très importants. Toutefois, la première mesure à appliquer en cas de cholestérol est l’instauration de mesures diététiques, lesquelles peuvent à elles seules prévenir les maladies cardiovasculaires. Et si, après trois mois, une prescription médicamenteuse se révèle nécessaire, elle sera toujours complémentaire d’une bonne hygiène diététique.
06/05/2004
Isabelle Eustache
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Passé la quarantaine, les maladies cardiovasculaires présentent un vrai risque de santé. C’est d’ailleurs le premier facteur de décès en France des personnes de 40 ans et plus.
Autant donc se surveiller pour prévenir tous risques…
Mais après tout … êtes-vous concerné ?
Un seul OUI à l’une des ces questions …. et vous présentez des risques cardiovasculaires.
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En France, 2 millions de personnes souffrent de cystite récidivante. A 85%, ce sont des femmes. Soulignons également que ces affections s’accompagnent d’une consommation fréquente d’antibiotiques.
Parallèlement, la Cranberry est utilisée depuis plusieurs centaines d’années pour la désinfection des plaies, l’hygiène bucco-dentaire et le traitement des infections urinaires.
Ce fruit pourrait donc logiquement exercer une action préventive sur les cystites récidivantes.
Grâce aux études portant sur ces fruits, un mécanisme d’action vient d’être élucidé. C’est ainsi que l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) a rendu un avis favorable à l’emploi des grandes airelles rouges dans la prévention de ces infections urinaires à répétition.
Les études sur lesquelles s’appuie l’AFSSA, montrent qu’en plus de fibres, de flavonoïdes et d’anthocyanes, le Cranberry contient également des proanthocyanidines, substances capables de se fixer sur les bactéries E. Coli, lesquelles ne pouvant plus adhérer aux parois de la vessie, sont éliminées lors de la miction. D’autres essais démontrent une diminution de la récidive des cystites chez des femmes âgées de 30 à 78 ans, grandes consommatrices de jus de fruits contenant des proanthocyanidines (36mg/jour).
30/06/2004
Dr Isabelle Eustache
Avis de l’AFSSA, mai 2004, Communiqué de la société Pharmatoka.
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Face à l’ampleur de l’épidémie d’obésité, les chercheurs se mobilisent. On dénombre aujourd’hui six millions d’obèses en France. Mais le plus frappant est la progression spectaculaire de l’obésité infantile : 12% entre 5 et 12 ans. Avec un tel chiffre, il faut en plus s’attendre à une épidémie de diabète et de troubles cardiovasculaires.
Un espoir est apporté par la molécule dénommée Acomplia (dont le principe actif est le rimonabant) mise au point par le laboratoire français Sanofi-Aventis.
Les derniers résultats cliniques, présentés lors du congrès de la Société européenne de cardiologie à Munich, sont particulièrement encourageants.
En plus d’une efficacité importante sur le surpoids et l’obésité, ce médicament permettrait en même temps de lutter contre les maladies cardiovasculaires.
Plus de 1.500 personnes en surpoids ont participé à cette étude. Certaines ont reçu quotidiennement 20mg ou 5mg de rimonabant, tandis que les autres ont dû se contenter d’un placebo. Un an plus tard, les patients traités avec le plus fort dosage avaient perdu en moyenne 8,6kg, contre 4,8kg chez les patients ayant bénéficié du rimonabant à 5mg. Les sujets sous placebo n’ayant perdu que 3,6kg en moyenne.
Parmi les personnes du premier groupe, 4 sur dix ont perdu plus de 10% de leur poids. Leur tour de taille s’est également affiné de 8,5cm (contre 5,3 avec le dosage à 5mg et 4,5 avec le placebo).
Ce n’est pas tout, cette pilule anti-obésité protège également contre les troubles cardiovasculaires, puisque le taux de « bon cholestérol » (HDL-cholestérol) a été augmenté de 27% et les triglycérides réduits d’environ 11% en moyenne chez les patients sous 20mg de rimonabant.
Quant aux effets secondaires, ils existent mais semblent légers et passagers : principalement nausées, étourdissements et diarrhée pour 13% et 8,7% des patients ayant bénéficié respectivement du plus fort et du plus faible dosage.
08/09/2004
Isabelle Eustache
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