|
VOTRE SANTE 3
 IFMO
Prévenir la cataracte
 |
Prévenir la cataracte : lunettes de soleil et statines contre le cholestérol !
Il est maintenant bien établi que le port de lunettes de soleil protège de la cataracte. D'autres facteurs sont moins connus et également efficaces : ne pas fumer et prendre des statines contre le cholestérol…
|
 |
L'agression quotidienne du soleil sur les yeux entraîne avec le temps une opacification du cristallin : la cataracte. Pour se défendre, deux solutions : les lunettes de soleil pour se protéger et les antioxydants (notamment les vitamines) pour réparer les dégâts des rayons UV. Concrètement cela veut dire qu'il est important de toujours avoir sur soi des lunettes de soleil en été (et aussi quand on prend la route) et qu'il faut manger tous les jours des fruits et légumes pour leurs vitamines.
Prévention cataracte : Quand avoir du cholestérol peut être une chance !
Autre solution pour ceux qui ont « la chance » d'être traités pour un excès de cholestérol : prendre tous les jours leurs statines, ces médicaments qui abaissent le taux de cholestérol dans le sang. Une étude vient de montrer qu'ils diminuaient ainsi leur risque de cataracte de 45% après un suivi de 5 ans. Comment expliquer une baisse aussi importante ? Les statines ont de nombreuses propriétés protectrices dont celles d'être anti-inflammatoires et d'être anti-oxydantes. C'est ainsi qu'elles ne limitent pas leur effet bénéfique au cœur (dont l'excès de cholestérol représente le risque majeur), mais qu'elles protègent aussi d'autres maladies dont la maladie d'Alzheimer, les cancers et… la cataracte.
Contre la cataracte : gare au tabac !
L’étude qui a montré cet effet positif des statines sur les yeux nous apporte une information tout aussi intéressante : chez ceux qui prenaient des statines contre le cholestérol et qui ne fumaient pas, le risque de faire une cataracte était au total diminué de 60% ! Cela illustre une fois de plus le rôle négatif du tabac dans toutes les pathologies du vieillissement et l’intérêt de ne pas fumer…
Observons une fois de plus que les bonnes habitudes de prévention se prennent tôt : manger des fruits et légumes, ne pas fumer, porter des lunettes de soleil… Il n’y a pas d’âge pour commencer !
Observons également qu’il n’est jamais trop tard pour s’y mettre. Cinq années de traitement ont été suffisantes pour constater des écarts significatifs entre ceux qui prenaient une statine et ceux qui n’en prenaient pas. Il en a été de même entre ceux qui fumaient et ceux qui ne fumaient pas. Autrement dit, il est très important de dépister régulièrement ses facteurs de risque avec son médecin traitant (cholestérol, glycémie, etc.) et de se traiter quel que soit l’âge. Quant au tabac, il n’y a pas d’âge pour arrêter…
21/08/2006
Dr Philippe Presl
e-santé
|
21
|
Les Poux
Vaincre les poux 
Périodiquement, les poux envahissent les têtes d’enfants, provoquant des épidémies dans les écoles. Comment se débarrasser efficacement de ces épouvantables parasites de plus en plus résistants? Voici quelques conseils.
Les poux de tête sont des petits insectes parasites qui ont besoin de chaleur et d’humidité pour vivre. Ils se nourrissent en suçant le sang de leur hôte et laissent des traces de piqûres particulièrement sur la nuque et à l’arrière des oreilles.
De couleur grisâtre ou brunâtre, ils mesurent de 2 à 3,5 mm de longueur. Leurs œufs, appelés lentes, sont blanchâtres. Alors que les poux se déplacent sur la tête en rampant, les lentes sont collées aux cheveux. Plus l’œuf est récent, plus il est près du cuir chevelu.
Le pou femelle pond de 4 à 6 œufs par jour, ce qui peut faire plus de 100 lentes au cours de sa vie (de 20 à 30 jours!). Il faut environ une semaine à la larve pour éclore.
Même s’ils s’attaquent surtout aux enfants, les poux peuvent infester n’importe quelle personne, et ce quelle que soit la longueur des cheveux. Leur présence n’est la cause ni d’une mauvaise hygiène, ni d’un manque de propreté.
Comment les poux se transmettent-ils?
Les poux se transmettent par contact direct de tête à tête. Ils peuvent aussi passer par le biais d’objets que l’on s’échange tels que bonnets, brosses, serre-tête ou écharpes mais ces situations se présentent moins fréquemment car les poux ont besoin d’un certain degré d’humidité pour survivre. En dehors de leurs hôtes, ils se déshydratent et meurent assez vite…
Les poux de tête ne propagent aucune maladie. Ils provoquent juste une démangeaison persistante du cuir chevelu. Il faut dès lors être attentif aux conséquences du grattage: il peut entraîner des lésions qui peuvent s’infecter.
Peut-on prévenir l’apparition de poux?
Ni les cheveux courts, ni les shampoings, ni les brossages fréquents ne réussissent à prévenir l’infestation. De même, employer des traitements préventifs sans présence de poux dans l’entourage, n’est pas recommandé: ils peuvent provoquer des allergies et blesser le cuir chevelu par leur toxicité. La seule chose à faire : si les copains de votre enfant ont des poux, inspectez sa tête immédiatement, la semaine suivante, puis à nouveau deux semaines plus tard. Plus le problème est pris à temps, plus il sera facile de s’en débarrasser. S’il s’avère que la tête de votre chérubin est infestée par ces petits parasites, tous les membres de la famille devront faire l’objet d’une inspection.
Les premiers signes d’infestation sont les démangeaisons et les grattages fréquents.
Il faut chercher les poux et les lentes à proximité du cuir chevelu, derrière les oreilles, sur la nuque et sur le dessus de la tête.
Que faire pour se débarrasser des poux?
Vous pouvez toujours employer un peigne spécial très fin… et vous armer pour un travail long et fastidieux ! Opérez sur cheveux mouillés. Passez le peigne dans les cheveux, mèche par mèche,… quelques parasites finiront par tomber.
Il existe également sur le marché une sorte de peigne électrique censé tuer les poux par des chocs électriques. Cependant, ce système n’est pas efficace pour éliminer les lentes. Or, à l’expérience, c’est là que réside le gros problème dans la guerre contre les poux.
On utilisera donc plus fréquemment les traitements chimiques qui contiennent un insecticide contre les poux. Il existe sur le marché un nombre impressionnant de produits plus ou moins efficaces, disponibles sans ordonnance médicale. Demandez conseil à votre pharmacien parmi les formules et marques disponibles. Shampooings, lotions, sprays… quel que soit votre choix, suivez bien les directives du fabricant… et quelques règles essentielles:
• Ne laissez pas le produit sur la tête plus longtemps qu’on ne le recommande. De la même manière, utilisez-en une dose suffisante pour qu’il agisse.
• Traitez mèche par mèche, en vous assurant que tout le cuir chevelu est couvert du produit. Insistez bien derrière les oreilles et dans la nuque, puis rincez abondamment après le temps de pose recommandé. Une fois le traitement terminé, enlevez les lentes et les poux morts à l’aide d’un peigne spécial. Coincez un carré de gaze entre les dents du peigne et plongez celui-ci régulièrement dans un verre rempli pour moitié d’eau tiède et pour l’autre moitié de vinaigre. Cette méthode est plus efficace pour décoller les lentes. Achevez l’opération en tirant les lentes rebelles avec vos doigts. Déposez poux et lentes dans un sac que vous fermerez et mettrez au rebut.
• Contrôlez si des poux ont pu survivre au premier traitement. La présence de lentes à ce moment ne signifie pas que votre enfant est toujours infesté. Il peut en effet s’agir de coquille vide. Comment les reconnaître ? Ces œufs sans larve sont toujours éloignés du cuir chevelu.
• Une semaine après le premier traitement, inspectez à nouveau votre enfant. S’il reste des parasites et des lentes « pleines », répétez le traitement. Attention: n’utilisez pas la même solution plus d’une fois par semaine pendant trois semaines ! L’utilisation trop fréquente de ces produits abîme le cuir chevelu sans être pour autant plus efficace. Pour obtenir de bons résultats, il est conseillé de varier les produits dont les substances actives sont différentes (alcool, dérivés de pétrole, perméthrine, malathion) car les poux sont de plus en plus résistants.
Quelles précautions faut-il prendre?
• Si votre enfant est infesté de poux, couper ses cheveux permet de faciliter le travail du peigne d’autant plus fastidieux que les cheveux sont longs. Certains parents n’hésitent pas à raser la tête de leur garçon, mais cette solution radicale n’est pas toujours bien vécue. Attachez, en tout cas, les cheveux des filles pour éviter la contamination.
• Tant que votre enfant est porteur de poux, il ne peut en principe fréquenter l’école pour éviter toute contamination. Cependant, le traitement pouvant durer plusieurs semaines, le mieux est d’en parler avec l’instituteur . Quand une demande de traitement a été faite par l’école, il faut le faire tout de suite et garder l’enfant à la maison le jour du 1° traitement pour éviter le cercle vicieux dans les écoles.
• Pendant toute la durée du traitement, les cheveux peuvent être nettoyés normalement avec un shampoing doux. L’application régulière d’un baume après shampoing ou d’un masque fortifiant est conseillée pour soigner le cuir chevelu attaqué par les produits anti-poux.
• Même si la contamination par les draps, bonnets, essuies de bain…n’est pas évidente, il est conseillé de les laver à 65 ° (c’est le minimum pour tuer poux et lentes) ou d’ajouter un produit lavant spécial lors du lavage en machine à plus basse température. Peignes, brosses et accessoires à cheveux seront également trempés dans de l’eau très chaude. On peut encore choisir le nettoyage à sec ou l’enfermement des tissus dans un sac hermétique pendant 10 jours !
• Enfin, une fois que votre enfant est débarrassé des poux et lentes, mettez-lui durant quelques temps des gouttes d'essence de lavande dans la nuque, derrière les oreilles et sur les cheveux. C'est en effet une odeur qui fait fuir ces satanées petites bestioles.
Florence Coutellier
Le Journal de la mutualité chrétienne
|
ACNEE
Acné : quels traitements ?
En moyenne, l'acné débute à l'âge de 12 ans chez les filles et 13 ans chez les garçons. Si cette affection disparaît généralement spontanément vers 19 ans, s'écoulent plusieurs années avec une peau inesthétique, parfois très mal vécues. Des traitements spécifiques et efficaces existent. Ils ne permettent pas une guérison définitive, mais améliorent considérablement l'état de la peau…
|
|
 |
L'acné, dont la forme la plus fréquente est l'acné juvénile, atteint environ 80% des adolescents et guérit spontanément vers l'âge de 19 ans dans 90% des cas, sans laisser de cicatrices.
Cette affection est due à des désordres hormonaux : à la puberté, la sécrétion sébacée, qui dépend des androgènes (hormones sexuelles mâles) et des oestrogènes (hormones sexuelles femelles) produites par la glande surrénale et le testicule ou l'ovaire, augmente de façon importante.
|
 |
Le sébum (substance grasse sécrétée par les glandes sébacées de la peau) s'accumule, et on observe également une hyperkératose (hypersécrétion de kératine) et une prolifération bactérienne. Il se produit alors une inflammation des follicules pilosébacés, occasionnant la formation de comédons ouverts (points noirs) ou fermés (microkystes), de papules, de pustules (points blancs), voire de nodules (grosseurs).
L'acné survient essentiellement dans les zones de forte concentration en glandes sébacées, surtout sur le visage, le cou, la poitrine et le dos.
Quand consulter ?
Dès l'apparition de l'acné, il est recommandé de demander l'avis d'un médecin. Plus il y aura de boutons, plus le traitement sera difficile et long. Par ailleurs, il faut savoir que plus l'acné apparaît tôt, surtout s'il existe une notion d'acné chez le père, la mère ou les frères et sœurs, plus elle risque d'être difficile à prendre en charge.
Traitements : quelles promesses ?
Il existe aujourd'hui de très nombreux traitements, administrés soit par voie locale, soit par voie orale. Votre médecin trouvera, après un temps plus ou moins long, celui qui vous convient le mieux. Attention, ils ne permettent pas de guérir définitivement l'acné, mais d'améliorer, voire de faire disparaître les lésions. Et à l'arrêt du traitement, les boutons risquent de revenir. Il faut donc le suivre bien régulièrement et respecter les posologies.
Les traitements locaux
Gel, crème, lotion, pommade, savon, mousse, pain dermatologique, tous sont à appliquer directement sur la peau, qui doit être sèche et propre. Le choix est fonction du type de peau.
Généralement, ces traitements sont indiqués dans les formes mineures à modérées d'acné ou en association avec les traitements oraux.
Les traitements oraux
Indiqués dans les formes modérées à sévères d'acné, ce sont les antibiotiques, le zinc et l'isotrétinoïne.
Les antibiotiques
Ils agissent en détruisant ou en inhibant les bactéries qui participent aux boutons inflammatoires. La durée du traitement est d'au moins trois mois, mais la rechute à l'arrêt est fréquente. Il est alors conseillé de renouveler la cure de trois mois. Un traitement local complémentaire est souvent associé.
Le zinc
Il agit aussi sur les boutons inflammatoires. En l'absence d'amélioration au bout du premier mois, un autre traitement est envisagé.
L'isotrétinoïne
En raison de ses contraintes et de ses effets secondaires, l'isotrétinoïne en comprimé est réservée à l'acné sévère ou aux acnés ayant résisté aux traitement classiques (antibiotiques associés à des traitements locaux).
Cette substance agit sur plusieurs cibles, la principale étant l'inhibition de la sécrétion de sébum par la glande sébacée.
Le traitement est débuté à dose faible et doit être poursuivi généralement sur plus de 6 mois.
Souvent, l'amélioration débute à la fin du premier mois, après une aggravation apparente des boutons au 15e jour.
Là encore, il existe un risque de récidive à l'arrêt du traitement.
Des effets secondaires à connaître
Sécheresse des lèvres, irritation oculaire, saignements de nez, fragilité de la peau, etc.
Ses effets gênants ne doivent pas motiver un arrêt du traitement, car le médecin peut trouver une solution médicamenteuse permettant de supporter ces symptômes : diminution de la dose, gouttes oculaires, stick à lèvres…
Et enfin, mais rarement, l'isotrétinoïne peut agir sur les cellules du foie ou les graisses circulantes, expliquant la nécessité de réaliser quelques prises de sang de surveillance.
Pas de grossesse sous isotrétinoïne !
Ce médicament est rigoureusement contre-indiqué en cas de grossesse. En effet, il peut entraîner des malformations très graves du fœtus, imposant l'avortement.
Ainsi, avant d'initier ce traitement, la loi impose :
un test de grossesse datant de moins de trois jours avant le traitement, puis tous les mois ;
la mise en place d'une contraception un mois avant le traitement, et à poursuivre minimum un mois après l'arrêt du traitement ;
l'information de tous les patients, y compris les garçons (avec signature obligatoire), afin de bien faire comprendre que ce médicament ne doit pas être « passé » à une copine.
(e-santé)
|
|
 |
Soleil et peau : toute une éducation
Le mélanome, cancer cutané, peut être la conséquence d'une exposition solaire prolongée, précoce ou trop brutale. Mais le soleil peut aussi avoir d'autres suites fâcheuses, en particulier pour les personnes traitées par certains médicaments.
|
|
 |
L'Australie, pays très ensoleillé, détient le record mondial du mélanome, qui figure ainsi parmi les cancers les plus fréquents. Le nombre de nouveaux cas y est quatre fois plus élevé qu'au Canada et environ cinq fois plus élevé que dans les pays européens. En France, l'incidence tourne autour de huit mélanomes pour 100.000 habitants. Mais ce chiffre a tendance à doubler tous les dix ans. Les dermatologues lancent un cri d'alarme et, pour certains, si l'on n'inverse pas la tendance, ce cancer sera la première cause de mortalité chez les moins de 45 ans dans les années 2030-2040.
|
 |
Surveiller les grains de beauté
Pour ralentir sa progression, il faut éduquer la population et rappeler divers conseils à suivre.
En premier lieu, il est indispensable de connaître les facteurs favorisants. Ainsi, le nombre de grains de beauté : plus ils sont nombreux, plus le risque de mélanome est grand. Une peau et des yeux clairs, des cheveux blonds ou roux prédisposent au cancer. Enfin, l'exposition au soleil est déconseillée entre 11h et 17h et surtout quand l'astre est à son zénith. De toute manière, il est impératif de se protéger efficacement contre les UVB et UVA.
Pour les enfants, quel que soit le moment de la journée, il faut leur couvrir la tête, leur mettre des vêtements sombres et des lunettes. En effet, on sait maintenant que les expositions solaires dans l'enfance interviennent dans l'apparition du mélanome.
Dans un deuxième temps, et surtout pour les sujets à risque, il est important que le médecin traitant explique la pratique d'auto-surveillance. Celle-ci se réalise régulièrement, une à deux fois par an. Ainsi, toute modification de la taille d'un grain de beauté ou de ses bords, tout changement de couleur, tout saignement ou sensibilisation anormale sont autant de signes qui doivent immédiatement alerter et faire consulter.
Médicaments et soleil
Si le soleil favorise l'apparition de cancers cutanés, il entraîne aussi des désagréments lors de la prise de certains médicaments. Plusieurs types de mécanismes existent (photosensibilisation, photoallergie), mais, tous donnent à peu près le même résultat, une rougeur cutanée, ressemblant fortement à un coup de soleil. Attention donc, si l'on trouve le terme de photosensibilisation sur les notices de médicaments.
Quand un traitement est pris par voie orale, la réaction cutanée s'étale sur toutes les zones exposées au soleil. Le plus souvent ce sont le visage, le dos des mains, les jambes et le décolleté qui en sont les victimes.
La réaction est parfois très violente et intense, c'est un super coup de soleil. On parle alors de phototoxicité. L'éruption apparaît à chaque exposition et dépend de la dose de produit ingérée.
Le phénomène existe aussi pour des traitements locaux, comme les pommades anti-inflammatoires. L'érythème se déclenche quand il y a eu contact entre les rayons solaires et la partie du corps « badigeonnée ».
Le mécanisme de la photoallergie est différent mais donne également une rougeur cutanée. Cette dernière se différencie de l'érythème par photosensibilisation car les zones exposées réactives ont des limites plus floues.
Les produits les plus souvent incriminés sont en majorité des anti-inflammatoires, dont le kétoprofène, certains antidépresseurs, des antibiotiques (cyclines, quinolones), des diurétiques (thiazidiques), des hypocholestérolémiants (fénofibrates).
Le Dr Patrick Meyer, qui signait la chronique santé des Dernières nouvelles d'Alsace sous le pseudonyme du Dr Gourgues, est décédé le dimanche 19 juin dans un accident de rallye.
L'équipe d'e-sante, qui collaborait depuis un an avec le Dr Meyer, déplore sa disparition et s'associe à l'équipe des Dernières nouvelles d'Alsace pour publier le dernier article de l'auteur, en guise d'hommage, à un homme de grande qualité.
|
28/06/2005
Dr Patrick Gourgues
|
LE RIRE
vu sur wanadoo
Thème à la mode dans les congrès de cardiologie, le rire fait l'unanimité des médecins du point de vue thérapeutique. D'abord règle d'hygiène de vie, le rire a aussi de vraies vertus physiologiques. Rire, c'est excellent pour la santé !
Le rire aurait donc un pouvoir certain, prouvé médicalement parlant au niveau des fonctions du coeur, mais aussi de l'ensemble du corps. Au registre de ses multiples bienfaits : il lutte contre les maladies cardio-vasculaires (les râleurs et autres pince-sans-rire auraient 3 fois plus de risque d'infarctus que les autres !), diminue ou élimine la sensation de douleur, booste le système immunitaire, améliore les fonctions cognitives, et chasse le stress...
Une vraie gymnastique interne
Le rire, comment çà marche ? Comme la course muscle les jambes, le rire contracte de nombreux muscles et agit comme un véritable massage à l'intérieur du corps. Quand on rit, le diaphragme (situé au niveau du ventre) sautille. Il stimule tous les organes qui se trouvent à proximité (estomac, foie, rate, intestin) et détend les muscles sur lesquels il agit (visage, cou, poitrine, abdomen, bras).
Rire pendant le repas permettrait une meilleure digestion des aliments, en favorisant la sécrétion de salive, des sucs digestifs et le brassage des aliments. Parallèlement, une bonne partie de rigolade permet au système cardio-vasculaire de se dilater et aux poumons de subir un vrai coup de nettoyage (air expulsé à plus de 100 km/h) !
Un anti-stress à consommer sans modération...
Le rire agit directement sur le cerveau en nous secouant les neurones ! Au déclenchement du rire, le cerveau libère de la dopamine, un neurotransmetteur primordial dans les sensations de plaisir. Cette stimulation particulière du cerveau par l'humour serait d'ailleurs chimiquement proche de celle des drogues opiacées comme la morphine ou l'héroïne. Aussitôt, les niveaux d'anxiété et de nervosité chutent, provoquant une agréable sensation de décontraction, les effets néfastes en moins ! De la même manière, le rire aiderait à un meilleur sommeil pendant la nuit.
Adoptez définitivement la "smile attitude "
Vous êtes fatiguée, stressée, surmenée ? Rien de tel pour décompresser que de faire marcher vos zygomatiques avec une franche partie de rigolade ! Aucune contre-indication ni risque de surdosage : "rire, c'est la santé " est un proverbe populaire qui date de la nuit des temps. D'ailleurs, aux personnes âgées rayonnantes à qui l'on demande leur secret de longévité, elles répondent souvent que le rire est une vraie cure de jouvence... La dose idéale : un quart d'heure minimum de rire par jour. De plus le rire (et le sourire), en général plutôt communicatif, est un excellent lien social.
Votre environnement vous déprime ? Voici quelques "trucs " pour distiller plus de rire dans votre quotidien :
- Evitez tout ce qui peut vous agresser (images, paroles...)
- Fuyez les "saboteurs " de bonne humeur (collègues, voisins...)
- Entourez-vous d'images positives (photos, petits mots, souvenirs)
- Echangez des histoires drôles avec vos amis !
- Retrouvez votre esprit d'enfant (les enfants riraient plus de 100 fois par jour !)
- Pratiquez l'autodérision, rien de tel que de rire de soi-même !
Catherine Deplante
|

 medecin traitant
Médecin traitant : le mode d'emploi
Le système du médecin traitant se situe au cœur de la réforme de l'assurance maladie. Tous les assurés sociaux de plus de 16 ans vont devoir choisir un médecin traitant, « pivot » d'un parcours de soins désormais coordonné. Les conditions de cette révolution se précisent, en voici le mode d'emploi.
|
|
|
Entre le 3 janvier et le 15 mars 2005, les 38 millions d'assurés sociaux de plus de 16 ans seront invités à déclarer leur choix d'un médecin traitant.
Pour cela, ils recevront un formulaire de déclaration. L'envoi des imprimés se fera selon un calendrier en trois grandes étapes : du 3 au 15 janvier pour les assurés nés de janvier à avril, du 1er au 15 février pour ceux nés de mai à août et du 1er au 15 mars pour tous les autres.
Il sera accompagné d'un mode d'emploi sur le médecin traitant, d'une lettre explicative et du numéro d'une plate-forme téléphonique (à partir du 3 janvier 2005 : 0820 77 33 33 à 0,118 euro la minute), où 2 millions d'appels sont prévus.
Concrètement, les assurés pourront signer le formulaire avec l'accord du praticien choisi, un généraliste dans l'immense majorité des cas, à l'occasion d'une consultation au cours des six premiers mois de l'année. Selon la sécurité sociale, 70% des assurés consulteront un généraliste au cours du premier semestre. Et on estime que seule une petite minorité (environ 15%) restera réfractaire à ce dispositif du médecin traitant coordinateur.
La déclaration est gratuite et le formulaire devra être renvoyé à la caisse locale de l'assuré.
Afin de permettre un choix sans précipitation et de ne pas encombrer les salles d'attente des cabinets médicaux, la diminution du remboursement appliquée aux patients qui refusent de choisir un médecin traitant, ou qui consultent un autre médecin sans prescription du médecin traitant, ne sera appliquée qu'à partir du 1er juillet 2005.
En effet, le principe directeur est le suivant : on est mieux soigné lorsque le médecin nous connaît et que l'on ne consulte pas une multitude de médecins différents.
Le médecin traitant est donc celui qui tiendra à jour le dossier médical personnel, et qui, en cas de nécessité, orientera vers un spécialiste en rédigeant une prescription.
Le patient qui déclarera un médecin traitant restera pris en charge par la sécurité sociale aux conditions actuelles : 70%, plus la part des mutuelles.
Dans le cas contraire ou si le patient se rend directement chez un spécialiste, il gardera à sa charge environ 50% des frais. Il sera donc moins bien remboursé et paiera un dépassement d'honoraires de 7 euros. Ces dépassements ne devraient pas être pris en charge par les mutuelles.
Est-on obligé de choisir un généraliste ?
Non, mais ça semble logique qu'il le soit. Par exemple, si l'on choisit son dermatologue ou son acupuncteur, il n'est pas sûr qu'il soit compétent pour dépister et traiter des maladies éloignées de sa spécialité. Inversement, en cas de maladie grave ou chronique, on peut choisir le spécialiste que l'on consulte régulièrement. C'est le cas des patients atteints d'une affection de longue durée (une trentaine sont recensées dont la maladie d'Alzheimer ou le diabète).
Faut-il systématiquement passer par son médecin traitant avant d’aller consulter un spécialiste ?
Oui, excepté pour certaines spécialités qui continueront à être en accès direct et bien remboursées par la sécurité sociale : les ophtalmologues et les gynécologues, les dentistes et les auxiliaires médicaux tels que les kinésithérapeutes, les infirmiers ou les sages-femmes libérales.
Quels seront les tarifs ?
La consultation d'un médecin généraliste restera à 20 euros, excepté pour les enfants de moins de deux. Elle passera alors à 24 euros.
En revanche, l'assuré qui choisit un spécialiste pour médecin traitant, payera 27 euros.
Si le médecin traitant envoie le patient chez un spécialiste pour un avis ponctuel, la consultation chez le spécialiste sera de 40 euros.
Si le patient doit être suivi par un spécialiste, la consultation sera de 27 euros.
|
d'après e-santé
 Le STRESS
Le stress fait vieillir prématurément
On pourrait résumer cette découverte ainsi : plus on stresse, plus on vieillit rapidement. Les mères d'un enfant atteint d'une maladie chronique, facteur connu pour générer un stress important, auraient un vieillissement cellulaire accru, correspondant à celui attendu chez des personnes âgées d'environ dix ans de plus
|
Plusieurs études ont déjà suggéré un impact négatif du stress sur le fonctionnement de notre organisme, notamment sur les mécanismes moléculaires, le système immunitaire et les maladies cardiovasculaires. Alors, pourquoi n'interviendrait-il pas aussi sur le vieillissement de nos cellules ?
Afin de tester cette hypothèse, une étude portant sur 58 femmes âgées de 20 à 50 ans a été entreprise. Trente neuf d'entre elles ont élevé durant plusieurs années leur enfant souffrant d'une maladie chronique grave, source connue de stress. Les autres sont des mères dont les enfants sont en bonne santé depuis toujours.
Sachant que l'un des facteurs biologiques reflétant le mieux le vieillissement cellulaire est la longueur des télomères* (morceaux d'ADN situés à l'extrémité des chromosomes, dont la longueur est liée à la durée de vie des cellules), ce facteur a été mesuré et mis en relation avec l'intensité du stress des sujets.
Les auteurs constatent ainsi que les mères qui subissent un stress psychologique important depuis un grand nombre d'années ont des télomères nettement plus courts. Ce constat est indépendant de l'âge des femmes.
Les télomères des femmes les plus stressées correspondaient à ceux que l'on retrouve habituellement chez des sujets plus âgés de 9 à 17 ans.
Le stress est donc visiblement bien à l'origine d'une accélération du vieillissement cellulaire. Reste à en déterminer le mécanisme exact.
* les télomères sont des structures localisées à l'extrémité des chromosomes, qui raccourcissent lors de chaque division cellulaire. Lorsqu'ils sont devenus trop courts, les cellules arrêtent de se diviser. Ainsi, en mesurant la longueur des télomères d'une cellule, il est théoriquement possible de connaître l'âge d'une personne. Toutefois, certaines pathologies accélèrent le vieillissement cellulaire. Dans ces conditions, l'âge cellulaire indiqué par les télomères devient supérieur à l'âge de la personne.
|
08/12/2004
Isabelle Eustache
vieillir
vieillir c'est quoi cette histoire au juste : c'est juste écris dans nos gènes...
kono aki wa
nande toshiyoru
kumo ni tori
Basho
( Cet automne-ci
pourquoi donc dois-je vieillir ?)
Maintenant, j’ai cent ans ! Non, ce n’est pas un rêve.
Comment peut-on vieillir ? sans s’en apercevoir
La trame de la vie s’est déroulée sans trêve
Et le passé est là, sans qu’on puisse y surseoir.
Pour bien vieillir, il faut accepter calmement
Que chaque jour qui fuit, laisse après son passage
Des taches et des rides et le vieillissement
Qui marque sans pitié, son empreinte au visage.
Ne rien solliciter, se plaindre de personne,
Visiter les amis, aider les indigents.
Consoler le malade et que votre main donne
Ce que le cœur aurait offert, discrètement.
Il faut remercier Dieu, pour avoir profité
De la jeunesse ardente et des joies de la vie
Avoir vu près de nous, ses enfants rassemblés,
Voilà le vrai bonheur, tout le reste est folie.
Et quand la mort viendra frapper à notre porte
Songeons qu’elle aurait pu venir beaucoup plus tôt.
Partons tout doucement, sans bruit, sans escorte,
Avec l’espoir, un jour, de se revoir, là-haut.
Victor HENNETEAU ancien peintre en batiment...
Mon amie la rose - 1964
On est bien peu de chose
Et mon amie la rose
Me l'a dit ce matin
A l'aurore je suis née
Baptisée de rosée
Je me suis épanouie
Heureuse et amoureuse
Aux rayons du soleil
Me suis fermée la nuit
Me suis réveillée vieille
Pourtant j'étais très belle
Oui j'étais la plus belle
Des fleurs de ton jardin
On est bien peu de chose
Et mon amie la rose
Me l'a dit ce matin
Vois le dieu qui m'a faite
Me fait courber la tête
Et je sens que je tombe
Et je sens que je tombe
Mon cœur est presque nu
J'ai le pied dans la tombe
Déjà je ne suis plus
Tu m'admirais hier
Et je serai poussière
Pour toujours demain
On est bien peu de chose
Et mon amie la rose
Est morte ce matin
La lune cette nuit
A veillé mon amie
Moi en rêve j'ai vu
Eblouissante et nue
Son âme qui dansait
Bien au-delà des nues
Et qui me souriait
Crois celui qui peut croire
Moi, j'ai besoin d'espoir
Sinon je ne suis rien
Ou bien si peu de chose
C'est mon amie la rose
Qui l'a dit hier matin
Comment vieillissons-nous ? Pourquoi ? Et peut-on faire, sérieusement, quelque chose ?
Lors du dernier colloque sur l'anti-âge, à Paris, le Dr Christophe de Jaeger a résumé les conséquences physiologiques du vieillissement et pointé ce qu'on pouvait attendre de la prévention. " On vieillit en rigidifiant, synthétise le médecin. Nos artères, par exemple, se rigidifient avec le temps, nos poumons perdent en élasticité, notre système nerveux devient moins efficient, note cœur éjecte moins de sang, nos os se décalcifient, nos sens s'effritent et notre libido s'amenuise. Et sur tous ces désagréments liés à l'âge, nous pouvons intervenir ".
Le vieillissement est un phénomène complexe : on le traduit par la diminution de la réserve physiologique des organes et des systèmes composant notre organisme. Plus simplement, il se caractérise par une perte d'adaptation face à un effort, un stress, une maladie. Cette réduction progressive de nos fonctions aboutit, en dernier lieu, à la mort. Et ceci, en dehors de toute maladie : " si on éradiquait de la surface de la terre tous les cancers et toutes les maladies cardiovasculaires (infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral…), explique Christophe de Jaeger, nous aurions un gain d'environ 10 ans d'espérance de vie seulement ! Il faut donc apporter d'autres réponses que les simples traitements des maladies. Il faut corriger les insuffisances, en agissant sur l'hygiène de vie (sport, nutrition) et sur les carences hormonales ".
Ce que propose le Dr De Jaeger est un évaluation précise et complète de nos différentes fonctions, pour évaluer leur âge physiologique. En effet, nos poumons, notre cœur, notre peau ne vieillissent pas à la même vitesse. Après cette évaluation, plusieurs thérapies substitutives peuvent être mises en place pour corriger les insuffisances et nous permettre de rajeunir, fonction par fonction. Mais attention, comme le rappelle le Dr De Jaeger, nous ne sommes qu'à l'aube de cette nouvelle médecine de l'anti-âge !
Frédéric Albrecht,
31/03/2003
A cette question : Pourquoi vieillissons-nous ? nous pouvons aujourd'hui - peut-être de manière provisoire - répondre : nous vieillissons parce que nos gènes accumulent au fil de la vie un nombre excessivement élevé de mutations - la roue à rochet ou "ratchet" de Johannes Müller.
 - De ces mutations, une bonne part (mais de loin pas toutes) nous a été léguée par nos parents. Muller, en 1950, avait appelé ce cumul fardeau de mutation. Car le caractère habituel de chaque mutation est d'être une source de disfonctionnement dans l'économie cellulaire. Ce fardeau de mutation n'a donc pas manqué d'être dénoncé par les généticiens comme un défi permanent à notre santé.
 - De ce fardeau de mutation nous connaissons tous - les media s'en sont chargés - l'existence des quelque 2000 syndromes cliniques congénitaux, dont une bonne part - en particulier les enzymopathies congénitales - sont liés chacun à une mutation sur un gène bien défini. Ceci ne représente toutefois que la partie émergée de l'iceberg. Il est probable que l'expression tardive des gènes délétères - responsables des pathologies systémiques de l'âge et hérités de nos parents - est due à l'accumulation progressive des mutations somatiques dans les quelque mille milliards de cellules de notre corps.
|
DMLA
DMLA signifie :"Dégénérescence Maculaire Liée à l'Age".
Elle atteint environ 8 % des personnes de plus de 50 ans. C'est la cause la plus fréquente de cécité dans les pays industrialisés après 55 ans. Elle est due au vieillissement de la "macula". La macula est la partie centrale de la rétine. A l'état normal, elle permet la vision de précision (lecture…).
|
Les différentes formes de DMLA
Les ophtalmologistes distinguent :
la forme "sèche". C'est une atrophie de la macula : elle se transforme progressivement en une sorte de cicatrice ;
la forme "humide". Se dit des DMLA sur lesquelles apparaissent de petits vaisseaux sanguins anormaux : les "néovaisseaux". Les néovaisseaux provoquent des complications sévères et irréversibles. Par exemple, ils saignent facilement, donnant une hémorragie du fond d'œil.
Quels sont les risques d'avoir un jour une DMLA ?
Les causes exactes des DMLA ne sont pas connues.
Le seul facteur de risque certain est l'âge.
Des facteurs génétiques pourraient intervenir : il existe des cas familiaux de DMLA.
Le rôle de l'environnement n'est pas exclu : par exemple, l'exposition excessive au soleil semble augmenter le risque. Le rôle du tabac est controversé.
Quels sont les symptômes de DMLA ?
La vision centrale diminue, de loin et surtout de près, rendant la lecture et toute activité visuelle précise de plus en plus difficile. Une déformation des images est possible.
Pourquoi les angiographies ?
L'ophtalmologiste a besoin des angiographies rétiniennes pour compléter l'examen du fond d'œil.
Elles renseignent sur l'étendue et l'évolution de la DMLA et sur la présence ou l'absence néovaisseaux.
Existe-t-il des traitements ?
Aucun traitement préventif n'est actuellement connu pour éviter l'apparition d'une DMLA.
Il n'y a pas traitement efficace pour les formes sèches. Seules certaines formes humides sont accessibles à un traitement.
Le choix du traitement dépend de la forme et de l'importance de la DMLA.
Le laser
Le laser détruit les néovaisseaux. Dans certains cas, il arrête l'évolution de la maladie, mais ne peut pas améliorer la vision, puisqu'il laisse une cicatrice sur la rétine. Il peut empêcher que la vision ne continue de chuter.
Deux nouvelles méthodes se développent actuellement :
La thermothérapie transpupillaire, qui est encore en cours d'essai.
La photothérapie dynamique, qui est relativement efficace pour traiter certains néovaisseaux.
Certains néovaisseaux nécessitent un traitement en urgence.
Après traitement, ils peuvent récidiver.
La chirurgie a-t-elle une place ?
Différentes techniques existent. Elles sont réservées à certains cas ou certaines complications. Les greffes de cellules rétiniennes font l'objet d'essais.
La Radiothérapie
Elle est encore en cours d'évaluation.
La recherche
De nombreuses recherches sont actuellement en cours pour tenter de trouver de nouveaux traitements de la DMLA.
Prise en charge de la basse vision
Quand l'atteinte visuelle devient importante, elle est handicapante.
Il existe des centres spécialisés qui rééduquent la basse vision. Les équipes sont composées d'ophtalmologistes, d'orthoptistes, d'opticiens, et le concours de psychologues est indispensable.
Selon ses besoins et ses possibilités, chaque patient apprend à utiliser au mieux ses capacités visuelles restantes. Les aides visuelles, comme les systèmes grossissants par exemple, font partie du traitement.
La surveillance ophtalmologique
Elle est indispensable quand on est atteint de DMLA.
La fréquence des consultations et des angiographies est déterminée par l'ophtalmologiste.
Entre les consultations programmées, toute modification ou baisse brutale de la vue doit faire consulter l'ophtalmologiste en urgence.
Dr Véronique Barbat e-santé
|
90% des infarctus du myocarde sont évitables !
L’étude dénommée « Inter-Heart » a abouti à des résultats spectaculaires. En identifiant un total de 9 facteurs associés à un risque élevé d’infarctus du myocarde (Idm), les auteurs démontrent que 9 accidents cardiaques sur 10 sont prévisibles.
|
Cette étude, conçue pour évaluer l’importance des facteurs de risque cardiovasculaire, pris isolément ou en combinaison, dans la survenue de l’infarctus du myocarde (Idm), a été menée auprès de plus de 15.000 patients ayant eu un premier Idm et 14.000 sujets contrôles, issus de 262 centres répartis dans 52 pays des différents continents. Basée sur des questionnaires de mode de vie, les habitudes alimentaires, le tabagisme, les activités socioprofessionnelles, les traitements, l’examen clinique (poids, périmètre abdominal, pression artérielle, fréquence cardiaque) et des examens biologiques (ApoB/ApoA1, deux lipoprotéines indiquant le rapport « bon/mauvais cholestérol »), l’analyse des données a permis d’identifier neuf facteurs de risque de l’Idm :
1. hypertension artérielle,
2. tabagisme,
3. diabète,
4. obésité abdominale,
5. stress,
6. consommation d’alcool (excepté une consommation de deux à trois à verres par semaine, qui serait plutôt protectrice),
7. apport quotidien insuffisant en fruits et légumes,
8. manque d’exercice physique,
9. rapport ApoB/ApoA1 anormal.
En d’autres termes, 90% des Idm sont prévisibles, alors que cette proportion était jusqu'ici estimée à 50 %.
Les deux facteurs les plus redoutables, qui expliquent à eux seuls les deux tiers des Idm, sont le « mauvais » cholestérol (indiqué par un rapport ApoB/ApoA1 anormal) et le tabagisme.
A propos du tabac, il est important de souligner que le risque apparaît même chez les « petits fumeurs » : une à cinq cigarettes par jour augmentent le risque d’Idm de 40%. Entre six et dix cigarettes quotidiennes, le risque double, tandis qu’il quadruple au-delà d’un paquet. Qu’il s’agisse de cigarettes light ou non, avec ou sans filtre, de cigare ou de pipe, le risque cardiovasculaire est le même.
Ces neuf facteurs de risque sont facilement identifiables lors d’une consultation. Leur impact étant identique quels que soient le groupe ethnique, l’âge et le sexe, il serait donc aisé de formuler des messages de prévention simples.
29/09/2004
Dr Philippe Presles
|
Cholestérol
Cholestérol : pour en finir avec les idées préconçues
Un accident cardiovasculaire, infarctus du myocarde ou accident vasculaire cérébral, n’arrive jamais par hasard. Il relève d’un processus qui se développe discrètement sur plusieurs années. Le cholestérol joue un primordial, mais d’autres facteurs de risque sont également à considérer. Il est important de connaître précisément tout au long de votre vie le risque auquel vous êtes exposé afin de prévenir un drame. Nombre d’idées reçues entravent encore cette démarche essentielle.
|
1) La crise cardiaque menace principalement les hommes, rarement les femmes.
Faux
Les femmes ne sont pas épargnées : à 55 ans, la fréquence féminine des accidents cardiovasculaires rattrape celle des hommes et la dépasse ensuite, accentuant d’autant plus le risque cardiovasculaire. Connaître son taux de cholestérol permet de se protéger efficacement.
2) Tout va très bien, je n’ai donc aucune raison de consulter mon médecin pour tester mon taux de cholestérol.
Faux
L’excès de cholestérol a été baptisé par les scientifiques le « tueur silencieux ». Il tapisse progressivement la paroi des artères, jusqu’au jour où l’une d’entre-elles se bouche. Parfois, l’accident survient brusquement et peut être fatal.
Un simple dosage du « bon et mauvais » cholestérol permet de savoir si vous êtes ou non menacé d’un accident cardiovasculaire.
3) Je me sens encore jeune, les maladies cardiovasculaires ne me concernent pas.
Faux
Même si on se sent jeune, le vieillissement des artères est bien réel et le risque augmente avec l’âge. La probabilité de survenue d’un accident cardiaque ou vasculaire cérébral commence à augmenter nettement à partir de 45 ans chez l’homme et à partir de 55 ans chez la femme. En plus de l’âge, d’autres facteurs de risque augmentent prématurément le risque : hypercholestérolémie, tabagisme, hypertension artérielle, diabète. Il est donc important de faire contrôler régulièrement son état de santé afin de déterminer précocement votre propre risque et de mettre en place les mesures préventives adéquates. Des cas répétés de maladies cardiovasculaires chez les membres de votre famille doivent également vous inciter à un dépistage avant 40 ans.
4) Il y a quelques années, j’ai fait un test de cholestérol. Tout va bien, je ne risque rien.
Faux
Le cholestérol dans le sang varie avec le temps et en fonction de l’hygiène de vie. Ainsi, en moins de cinq ans, vous pouvez facilement vous retrouver dans la zone à risque. Par ailleurs, l’obésité, la sédentarité, le stress et l’âge sont des facteurs qui contribuent aussi à multiplier le risque cardiovasculaire, même si votre taux de cholestérol est modéré.
5) Il faut faire un bilan lipidique tous les 5 ans.
Faux
Si votre premier bilan est normal :
renouvelez le dépistage avant 45 ans si vous êtes un homme ou 55 ans si vous êtes une femme.
si vous avez plusieurs facteurs de risque, faites un bilan tous les trois ans.
Si vous êtes diabétique, il faut faire un bilan tous les ans.
6) Je suis enrobé, mais comme je fais du sport, mon risque cardiovasculaire est moindre.
Faux
L’activité physique est excellente pour la santé, mais doit s’accompagner d’autres mesures : arrêt du tabac, perte de poids, normalisation de la tension artérielle et baisse du cholestérol. En effet, le surpoids est fréquemment associé à un excès de cholestérol. De plus, il favorise l’hypertension et le diabète, deux facteurs de risque cardiovasculaire importants.
7) Depuis toujours j’ai un poids normal. Je ne suis donc pas concerné par l’excès de cholestérol.
Faux
Certes, vous n’avez pas d’excès de poids, mais vous avez peut-être d’autres facteurs de risque cardiovasculaire : stress, alimentation mal équilibrée, sédentarité… Si vous faites partie des privilégiés qui mangent ce qu’ils veulent sans prendre un gramme, rien ne dit que votre alimentation ne soit pas riche en sel, en sucre, en matières grasses saturées et pauvre en fibres alimentaires. Afin de prévenir, adoptez dès maintenant une alimentation saine et équilibrée, sans oublier de faire un bilan lipidique avant l’âge de 45 ans pour un homme et 55 ans pour une femme. Renseignez-vous également sur vos antécédents familiaux.
8) Les traitements d’aujourd’hui sont tellement efficaces qu’il devient inutile de faire un régime.
Faux
Les progrès concernant les traitement médicamenteux ont été très importants. Toutefois, la première mesure à appliquer en cas de cholestérol est l’instauration de mesures diététiques, lesquelles peuvent à elles seules prévenir les maladies cardiovasculaires. Et si, après trois mois, une prescription médicamenteuse se révèle nécessaire, elle sera toujours complémentaire d’une bonne hygiène diététique.
06/05/2004
Isabelle Eustache
|
risques
Présentez-vous des risques cardiovasculaires ?
Passé la quarantaine, les maladies cardiovasculaires présentent un vrai risque de santé. C’est d’ailleurs le premier facteur de décès en France des personnes de 40 ans et plus.
Autant donc se surveiller pour prévenir tous risques…
Mais après tout … êtes-vous concerné ?
 Vous avez eu un incident cardiaque, même mineur.
 Vous avez des problèmes de cholestérol, d’hypertension …
 Vous êtes en surpoids.
 Vous fumez ou avez fumé de nombreuses années.
 Vous aimez le vin, la bière, l’alcool, et en consommer à chaque repas.
 Vous ne faites pas de sport.
 Vous subissez ou avez subi un fort stress personnel ou professionnel.
 Vous êtes diabétique…
Un seul OUI à l’une des ces questions …. et vous présentez des risques cardiovasculaires.
|

Cystites : tentez la grande airelle rouge
Les données portant sur des compléments alimentaires à base de jus de fruits de Vaccinium macrocarpon, autrement appelés Cranberry ou grande airelle rouge, et leurs effets préventifs sur les cystites récidivantes, se précisent. Côté mécanisme, il s’agirait d’antioxydants particuliers capables d’empêcher l’adhésion des bactéries aux parois de la vessie.
|
En France, 2 millions de personnes souffrent de cystite récidivante. A 85%, ce sont des femmes. Soulignons également que ces affections s’accompagnent d’une consommation fréquente d’antibiotiques.
Parallèlement, la Cranberry est utilisée depuis plusieurs centaines d’années pour la désinfection des plaies, l’hygiène bucco-dentaire et le traitement des infections urinaires.
Ce fruit pourrait donc logiquement exercer une action préventive sur les cystites récidivantes.
Grâce aux études portant sur ces fruits, un mécanisme d’action vient d’être élucidé. C’est ainsi que l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) a rendu un avis favorable à l’emploi des grandes airelles rouges dans la prévention de ces infections urinaires à répétition.
Les études sur lesquelles s’appuie l’AFSSA, montrent qu’en plus de fibres, de flavonoïdes et d’anthocyanes, le Cranberry contient également des proanthocyanidines, substances capables de se fixer sur les bactéries E. Coli, lesquelles ne pouvant plus adhérer aux parois de la vessie, sont éliminées lors de la miction. D’autres essais démontrent une diminution de la récidive des cystites chez des femmes âgées de 30 à 78 ans, grandes consommatrices de jus de fruits contenant des proanthocyanidines (36mg/jour).
30/06/2004
Dr Isabelle Eustache
Avis de l’AFSSA, mai 2004, Communiqué de la société Pharmatoka.
|
 pilule anti obesité
Une pilule anti-obésité dès 2006 !
Lors de tests cliniques, un nouveau médicament vient de démontrer son efficacité contre le surpoids et l’obésité. Le nouveau géant pharmaceutique Sanofi-Aventis annonce que cette pilule anti-obésité pourrait être commercialisée d’ici 2006.
|
Face à l’ampleur de l’épidémie d’obésité, les chercheurs se mobilisent. On dénombre aujourd’hui six millions d’obèses en France. Mais le plus frappant est la progression spectaculaire de l’obésité infantile : 12% entre 5 et 12 ans. Avec un tel chiffre, il faut en plus s’attendre à une épidémie de diabète et de troubles cardiovasculaires.
Un espoir est apporté par la molécule dénommée Acomplia (dont le principe actif est le rimonabant) mise au point par le laboratoire français Sanofi-Aventis.
Les derniers résultats cliniques, présentés lors du congrès de la Société européenne de cardiologie à Munich, sont particulièrement encourageants.
En plus d’une efficacité importante sur le surpoids et l’obésité, ce médicament permettrait en même temps de lutter contre les maladies cardiovasculaires.
Plus de 1.500 personnes en surpoids ont participé à cette étude. Certaines ont reçu quotidiennement 20mg ou 5mg de rimonabant, tandis que les autres ont dû se contenter d’un placebo. Un an plus tard, les patients traités avec le plus fort dosage avaient perdu en moyenne 8,6kg, contre 4,8kg chez les patients ayant bénéficié du rimonabant à 5mg. Les sujets sous placebo n’ayant perdu que 3,6kg en moyenne.
Parmi les personnes du premier groupe, 4 sur dix ont perdu plus de 10% de leur poids. Leur tour de taille s’est également affiné de 8,5cm (contre 5,3 avec le dosage à 5mg et 4,5 avec le placebo).
Ce n’est pas tout, cette pilule anti-obésité protège également contre les troubles cardiovasculaires, puisque le taux de « bon cholestérol » (HDL-cholestérol) a été augmenté de 27% et les triglycérides réduits d’environ 11% en moyenne chez les patients sous 20mg de rimonabant.
Quant aux effets secondaires, ils existent mais semblent légers et passagers : principalement nausées, étourdissements et diarrhée pour 13% et 8,7% des patients ayant bénéficié respectivement du plus fort et du plus faible dosage.
08/09/2004
Isabelle Eustache
|
Sevrage tabagique
 |
Sevrage tabagique : prêt, partez !
Profitez des vacances pour vous lancer dans l’aventure du sevrage tabagique. Cette sensation de liberté que vous ressentirez n’a pas de prix. Les nouvelles recommandations de bonne pratique formulées par l’AFSSAPS*, vous expliquent les différentes aides disponibles et vous offrent les clés de la réussite.
|
LES TRAITEMENTS NICOTINIQUES DE SUBSTITUTION (TNS)
Gommes à mâcher
Patchs ou timbres
Pastilles à sucer
Inhalateur
Le dosage
La durée du traitement
LES TRAITEMENTS NICOTINIQUES DE SUBSTITUTION (TNS)
L’efficacité des TNS (traitement nicotinique de substitution) comparée à celle d’un placebo a été clairement démontrée : ils permettent de doubler le taux d’abstinence tabagique à 6 mois. A un an, 18% des fumeurs ayant été traités par TNS sont abstinents, contre 10% dans le groupe placebo.
Les TNS n’induisent pas d’accidents cardiovasculaires, même chez les patients atteints de maladie coronarienne, d’hypertension artérielle ou d’artérite.
A ce jour, les TNS ne sont pas inscrits sur la liste des médicaments remboursables.
Gommes à mâcher
Commercialisées en France depuis 1986, il en existe deux dosages : 2 et 4mg.
La dose libérée est d’environ 1mg pour les gommes de 2mg et d’un peu moins de 2mg pour les gommes de 4mg.
Elles se présentent sous différentes saveurs (menthol, orange, fruits…).
La nicotine libérée par les gommes est absorbée par la muqueuse buccale. Il faut savoir cependant que les taux plasmatiques de nicotine obtenus sont moindres que ceux obtenus avec une cigarette.
La gomme ne doit pas être considérée comme un chewing-gum. Inversement, elle doit être mâchée très lentement et la salive ne doit pas être déglutie. Sinon, le patient risque d’avoir des effets indésirables buccaux ou gastriques.
Le risque de transférer la dépendance aux cigarettes vers une dépendance à la gomme, sans être nul, reste marginal.
Les gommes à mâcher peuvent exposer certains patients aux risques de décollement de prothèse dentaire.
Patchs ou timbres
Ce système transdermique a été développé pour éviter les difficultés d’usage des gommes. En effet, le timbre permet une meilleure observance grâce à sa facilité d’utilisation.
Afin de diminuer le risque de réaction cutanée locale, il est conseillé de changer quotidiennement le site d’application du timbre.
Certains patchs, portés durant 24 heures, délivrent une dose de 21mg de nicotine par jour. D’autres, portés 16 heures, délivrent 15mg par jour.
Pastilles à sucer
Le système de diffusion de la nicotine est proche de celui des gommes, à ceci près que les pastilles n’ont pas de matrice retenant la nicotine. De ce fait, une pastille de 2mg libère environ 2mg de nicotine, et celle de 4mg libère près de 4mg.
Inhalateur
Désormais disponible en France, il peut être employé seul ou en association avec d’autres TNS. Son usage est bien toléré, bien que l’on observe parfois une irritation buccale locale, une toux ou une rhinite. Ces effets indésirables sont généralement de faible intensité et disparaissent en quelques jours.
Le dosage
Le dosage du substitut nicotinique doit être initialement déterminé en fonction du score au test de Fagerström, puis ajusté en fonction de l’apparition d’éventuels symptômes de surdosage (bouche pâteuse, diarrhée, palpitations, insomnie) ou de sous-dosage (troubles de l’humeur, insomnie, irritabilité, agitation, anxiété, augmentation de l’appétit).
Pour les formes orales de substituts nicotiniques, la consommation de boissons acides, de café et de jus de fruits est déconseillée dans les 15 minutes précédent leur utilisation, car ces boissons modifient l’apparition de nicotine au niveau buccal.
Attention, le choix de la bonne dose constitue un facteur important de réussite. Les taux de succès sont améliorés si les substituts apportent une quantité de nicotine proche de celle que le fumeur retirait de sa consommation de cigarettes.
La durée du traitement
La durée des TNS est variable selon les patients : de 6 semaines à 6 mois.
Mais l’utilisation des patchs au-delà de 8 semaines ne semble pas augmenter les taux de succès.
Habituellement, le traitement par patch est diminué progressivement par palier sur 8 à 12 semaines.
L’association des TNS avec une prise en charge psychologique augmente les taux d’abstinence.
Il existe une bonne tolérance et parfois une efficacité majorée de l’association de plusieurs TNS différents, particulièrement chez les patients les plus dépendants pour lesquels il est plus difficile d’obtenir la dose optimale. Cependant, ces associations nécessitent une consultation médicale.
LE BUPROPION LP (ZYBAN®)
Délivré sur ordonnance, il s’agit d’un médicament utilisé dans certains pays comme antidépresseur. Il montre une efficacité légèrement supérieure à celle des TNS.
Il n’existe pas de preuve que l’association du bupropion et de TNS soit plus efficace que chacun des produits utilisés seuls. Elle n’est donc pas recommandée.
Ce traitement doit être accompagné d’un conseil médical minimal et d’un soutien psychologique suivi.
La durée habituelle du traitement est de 8 semaines (7 à 9 semaines). A ce jour, une durée plus prolongée n’est pas recommandée.
L’effet indésirable le plus grave et le plus redouté du bupropion est le risque de convulsion (estimé à 1/1000, soit 0,1%), d’où ses précautions d’emploi.
Sinon, l’effet le plus fréquemment rencontré est l’insomnie, qui impose de décaler la prise du 2e comprimé en respectant toujours un intervalle de 8 heures.
Il est déconseillé au cours de la grossesse et de l’allaitement.
LES THERAPIES COGNITIVES ET COMPORTEMENTALES (TCC)
En intervenant au niveau comportemental, cognitif et émotionnel, ces thérapies favorisent le maintien de l’abstinence grâce à un nouvel apprentissage. Pouvant être employées lors des trois phases de l’arrêt (la préparation/motivation, le sevrage, la prévention de la rechute), elles peuvent multiplier par deux le taux d’abstinence tabagique à 6 mois.
CO-DÉPENDANCE ALCOOL/TABAC
Les fumeurs qui présentent un abus ou une dépendance envers l’alcool ont plus de difficultés à s’arrêter de fumer. Il est donc très utile de surveiller de près la consommation d’alcool lors d’un sevrage tabagique. Il est possible d’arrêter l’alcool dans un premier temps, puis une fois fois le sevrage d’alcool effectué de s’occuper du tabac. Mais il est également possible d’effectuer les deux sevrages en parallèle.
CO-DEPENDANCE CANNABIS/TABAC
Attention, la consommation de cannabis réduit fortement les chances de succès d’un arrêt du tabac.
ATTENTION AUX MEDICAMENTS
Le tabac interfère avec les taux plasmatiques de nombreux médicaments. L’arrêt du tabac peut donc produire des changements significatifs des taux de plusieurs médicaments. Des adaptations de posologies sont souvent nécessaires.
Une dépendance envers des médicaments (anxiolytiques, antidépresseurs, analgésiques…), doit être dépistée et prise en charge de façon adaptée avant le sevrage tabagique.
PREVENTION DES RECHUTES
Le syndrome de sevrage est observé chez les sujets qui arrêtent ou diminuent brutalement leur consommation. Il comprend des troubles de l’humeur, une insomnie, une irritabilité, une nervosité, de la colère, de l’agitation, un sentiment de frustration, une augmentation de l’appétit, une anxiété, des troubles de la concentration. Des pulsions irrésistibles à reprendre une cigarette sont fréquemment observées, ainsi qu’une appétence pour les aliments sucrés et une augmentation de la toux. Il faut savoir que le syndrome de sevrage débute en quelques heures et est le plus intense dans les 24-48 heures qui suivent l’arrêt du tabac. La plupart des symptômes durent environ quatre semaines, mais les pulsions à fumer, les troubles de l’appétit et l’irritabilité peuvent persister six mois ou plus.
L’intensité de ce syndrome varie d’un patient à un autre.
Il est important d’anticiper les causes potentielles de rechute : comme justement un syndrome dépressif et une prise de poids, mais également des difficultés de gestion de la consommation d’alcool, de l’attitude face aux proches qui fument à domicile et les situations émotionnelles tant positives que négatives. Les stratégies de prévention de la rechute doivent être adaptées individuellement en fonction des échecs antérieurs.
Certains patients nécessitent des interventions plus structurées qui sont en général développées dans les centres de tabacologie. Le soutien peut s’effectuer dans le cadre d’un suivi individuel ou par programmes de groupe. Le suivi doit s’effectuer au moins durant six mois.
LES FEMMES ENCEINTES OU ALLAITANTES
Le tabagisme présente des effets nocifs à la fois pour la femme enceinte et pour son fœtus. Il augmente le risque d’enfant mort-né, de fausse couche, entraîne diminution de la croissance fœtale.
Les enfants exposés au tabagisme passif présentent alors un risque accru de mort subite du nourrisson, d’infections respiratoires, d’asthme et d’otites.
Plus l’abstinence est obtenue tôt dans le cours de la grossesse, plus les bénéfices semblent importants pour la future maman et son bébé. Toutefois, un arrêt à tout stade de la grossesse est avantageux.
En cas d’échec partiel ou complet du sevrage, la mise en place d’un traitement d’aide à l’arrêt doit être discutée au cas par cas avec le médecin qui suit la grossesse. Il convient de garder présent à l’esprit les effets propres de la nicotine, qui pourraient retentir sur le fœtus, notamment lorsqu’il est proche du terme.
La thérapie cognitivo-comportementale doit être proposée en première intention. En cas d’échec, le médecin peut proposer un TNS. L’administration de bupropion est déconseillée durant la grossesse.
En cas d’allaitement, il faut savoir que la nicotine se concentre dans le lait maternel et qu’il existe une corrélation entre la concentration de nicotine dans le lait et le nombre de cigarettes fumées.
EN CAS DE MALADIE CARDIOVASCULAIRE
L’arrêt du tabac est impératif chez les patients atteints de pathologie cardiovasculaire, notamment de maladie coronarienne.
Les TNS sont recommandés chez ces personnes car ils sont bien tolérés et ne provoquent pas d’aggravation de la maladie coronarienne, ni de trouble du rythme.
Ils peuvent être conseillés dès la sortie de l’unité de soins intensifs au décours immédiat d’un infarctus du myocarde. Toutefois, pour le dosage, il faut prendre en compte la perte de tolérance à la nicotine si le patient n’a pas fumé récemment. Au décours d’un accident vasculaire cérébral, l’utilisation des substituts nicotiniques est possible si le sujet a rechuté dans son tabagisme.
On ne dispose pas actuellement de données sur l’emploi du bupropion chez les patients coronariens, dans le post-infarctus et après un accident vasculaire cérébral.
EN CAS DE TROUBLES PSYCHIATRIQUES
La prévalence du tabagisme est élevée dans la population souffrant de troubles psychiatriques, voire supérieure à celle de la population générale. Le sevrage nécessite une prise en charge spécifique. Le bupropion n’est pas recommandé chez ces sujets, même sous traitement psychotrope.
AVANT UNE INTERVENTION CHIRURGICALE
Près d’un tiers des personnes opérées sont des fumeurs. Or le tabagisme est un facteur de risque important de complications opératoires et post-opératoires : les fumeurs présentent une augmentation de la fréquence des complications respiratoires, cardiovasculaires et infectieuses. Les problèmes de cicatrisation et les admissions en unités de soins intensifs sont également plus élevés chez les fumeurs après une intervention chirurgicale. Il est possible de réduire ces complications en arrêtant tout tabagisme, ou au moins en le réduisant, quelques semaines avant l’intervention.
LA PRISE DE POIDS
Au cours du sevrage, une augmentation de l’appétit peut survenir et s’accompagner d’une prise de poids moyenne de 2 à 4kg. Mais il faut relativiser son importance. En effet, le poids moyen des fumeurs est plus faible que celui des non-fumeurs. A distance de l’arrêt, le poids moyen des fumeurs rejoint celui des non-fumeurs.
Les kilos supplémentaires peuvent être limités en augmentant l’activité physique. Par ailleurs, sachez que les traitements d’aide à l’arrêt retardent leur apparition. Vous avez ainsi le temps de mettre en pratique votre nouvelle hygiène de vie, comprenant notamment une pratique sportive régulière et une alimentation équilibrée.
LE CAFE
La consommation de café et de cigarettes sont statistiquement liées. La fumée de tabac accélère le catabolisme de la caféine. A l’arrêt du tabac, pour un apport constant de café, la caféinémie est doublée et ceci pourrait être à l’origine d’une accentuation des symptômes de sevrage, et en particulier, de la nervosité et des insomnies. Il est donc conseillé aux fumeurs en cours de sevrage de réduire leur consommation de café.
POUR EN SAVOIR PLUS
A lire
« Le tabac en 200 questions », Dr Béatrice Le Maître, Coll. Santé en 200 questions, dirigée par le Dr Jean-Loup Dervaux.
Tous les problèmes du tabac (de la prévention aux soins médicaux et psychologiques), sont abordés dans un langage clair et précis, tant pour les fumeurs que pour les exposés au tabagisme passif que nous sommes tous.
Sur Internet
www.exfumeur.com
www.tabac-info.net
www.sante.gouv.fr
www.stop-tabac.ch
www.drogues.gouv.fr
retour au sommaire
31/12/2003
Dr Isabelle Eustache
Recommandations de bonne pratique, « Les stratégies thérapeutiques médicamenteuses et non médicamenteuses de l’aide à l’arrêt du tabac », Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (*), mai 2003.
|
La cuisson au barbecue est-elle cancérigène ?
« La cuisson au barbecue ne nuit pas à la santé », telle est la conclusion des experts de l’Agence française de la sécurité sanitaire des aliments (AFSSA). Accusée jusqu’à présent d’être source de cancer, cette façon de cuisiner, à condition de la pratiquer correctement, pourrait même contribuer à l’équilibre nutritionnel.
|
Dans le cadre d’une étude sur l’exposition des Français aux hydrocarbures, l’AFSSA a mené une expertise dont les principaux résultats sont présentés ci-dessous.
Les bonnes pratiques de la cuisson au barbecue
Placer les aliments à 10cm des braises
Cuits entre 300 et 600 degrés, les aliments développent des hydrocarbures cancérigènes.
L’important est donc ne pas trop les cuire. Les études sur ce sujet démontrent que les hydrocarbures sont inexistants si la viande est maintenue à 10 cm des braises. De même, ces polluants sont évités si la graisse ne tombe pas sur la braise. Il est alors recommandé de recouvrir le foyer d’un léger tapis de cendre. En d’autres termes, les aliments doivent être cuits à la chaleur de la braise et non au contact des flammes.
Barbecue et dioxine, à relativiser
Le préjugé selon lequel la cuisson au barbecue émettrait quantité de dioxine doit être relativisé. En effet, brûler 2kg de charbon de bois libère en dioxine l’équivalent de 12.000 cigarettes. Par comparaison, les incinérateurs produisent en France 1kg de dioxine par an, et les barbecues seulement quelques grammes.
Ces émissions existent donc, mais elles sont très faibles.
Par ailleurs, on tourne généralement la tête pour éviter l’air chaud dégagé. Ainsi, la dioxine reçue est faible.
Il est conseillé de choisir du charbon de bois certifié NF afin d’éviter d’autres polluants. A titre d’exemple, les cageots ou les poutres contiennent très souvent des pesticides et les ceps de vigne des fongicides.
Quelle fréquence d’utilisation ?
Il est possible d’utiliser sans aucun risque ce type de cuisson une ou deux fois par semaine, parfois plus si vous respectez les conseils pour réussir ses barbecues. L’avantage pour la santé est que le barbecue limite le recours aux matières grasses.
Attention, il est impératif de nettoyer la grille très régulièrement, voire à chaque utilisation, car les résidus collés sur celle-ci sont des concentrés d’hydrocarbures, qui vont contaminer les aliments frais.
Attention aux accidents !
Si la cuisson au barbecue ne représente pas un risque pour la santé, ces appareils n’en sont pas moins source d’accidents parfois très graves. Soyez extrêmement vigilant !
Dans un communiqué, la Commission de la sécurité des consommateurs (CSC) indique que le nombre de brûlures attribué aux barbecues est toujours important. Elles ne sont pas systématiquement dues à la désinvolture des consommateurs, mais également à l’instabilité de certains modèles, particulièrement ceux montés sur colonne unique ou sur trois pieds. En effet, une poussée latérale d’environ un kilo a suffi à faire basculer un appareil électrique sur neuf testés en partenariat avec l’Institut national de la consommation (INC).
Il faut aussi rappeler qu’il ne faut jamais raviver la flamme d’un barbecue à charbon de bois avec un allume-feu ou tout autre produit inflammable.
Ces appareils ne doivent pas être utilisés à l’intérieur d’un local, en raison du risque d’intoxication au monoxyde de carbone.
Nettoyez régulièrement les grilles de cuisson ainsi que les bacs de récupération des graisses présents sur les barbecues électriques afin d’empêcher un brutal retour de flammes.
Et bien sûr, éloignez les enfants.
Chaque année en France, surtout entre mai et septembre, 1,2 million de barbecues sont vendus, dont 600.000 au charbon de bois, 500.000 électriques et 100.000 au gaz.
09/06/2004
Dr Philippes Presles
Communiqué de l’AFSSA, juillet 2003.
|
|
Foot : 7 conseils pour prendre le ballon rond du bon côté
Le football est le sport le plus populaire au monde : le plus pratiqué bien sûr, mais aussi le plus regardé et le plus médiatisé. Oui, le foot est un spectacle et ses artistes - même amateurs - doivent se ménager.
|
Le foot, comme beaucoup de sports collectifs, fait appel à des qualités d'adresse, de vitesse, de détente, d'équilibre mais aussi à un sens tactique et à des gestes techniques. D’un point de vue humain, il permet d'apprendre le respect des partenaires, des adversaires et des arbitres, la vie en communauté et d'acquérir un esprit d'équipe et de solidarité.
Pour bien le pratiquer…voici quelques rappels !
Un sport pour tous quel que soit l’âge ?
Le football est accessible à tous y compris aux femmes. Il n’y a pas de limite d’âge inférieure pour commencer à pratiquer ce sport si le développement morphologique de l’enfant est normal.
Avant l’âge de 10-12 ans, pas de compétition cependant : privilégiez l’aspect « jeu ».
A partir de 12 ans, et pour la compétition, une visite médicale annuelle s’impose. Les professionnels suivront de leur côté des programmes médicaux spécifiques.
A partir de 45-50 ans, la visite médicale annuelle doit être continuée car il s'agit d'un sport aux variations de rythme fréquentes qui peuvent parfois être mal supportées d'un point de vue cardiaque. D’autre part, les traumatismes ou incidents musculaires sont souvent plus graves et la récupération moins rapide.
Surtout, un électrocardiogramme d’effort doit être effectué à 45 ans, afin d’éliminer toute souffrance cardiaque à l’effort.
Endurance et résistance : des qualités obligatoires
Le football fait appel à la fois à des qualités d'endurance et de résistance :
Contrairement aux sports d'endurance individuels (où l'on peut pratiquer seul et à son allure), le rythme de pratique du football est imposé par le jeu lui-même, pouvant conduire certains au-delà de leurs limites.
Endurance : il faut tenir toute la durée d'un match. Un joueur de champ senior parcourt de 5 à 7 km durant un match.
Résistance : les changements de rythme permanents se traduisent par des courses rapides et des accélérations répétitives, parfois sans temps de récupération.
Le travail d’endurance améliore les fonctions cardiaques et respiratoires. Les exercices de vitesse et les étirements quant à eux améliorent les fonctions musculaires. Encore faut-il bien s’entraîner…
Un entraînement à plusieurs niveaux
La préparation au football nécessite un double entraînement. Pour le footballeur amateur, il est nécessaire que cet entraînement soit progressif et régulier. Il doit être :
technique d’une part (passes, shoots, tirs au but…),
foncier d'autre part car un joueur doit être capable de courir pendant près d'une heure et demie.
Pour améliorer son endurance, il faut a minima effectuer trois fois par semaine, un exercice d’intensité modérée (footing, …) pendant 60 minutes, en respectant un jour de repos entre chaque séance. Si les entraînements sont trop espacés dans le temps (une séance par semaine), les performances stagnent. S’ils sont trop rapprochés, la récupération n’est pas suffisante.
Des exercices de type courses en accélération rapide sur 10 mètres alternées avec retours en rythme normal, mouvements d’élévation des jambes tendues, sauts en l’air mains sur la nuque puis flexions des genoux, fentes avant, complèteront l’entraînement.
S’échauffer avant le match
Le football est un sport à risque du point de vue traumatologique. Classiquement, on observe deux types de lésions : les claquages qui surviennent le plus souvent en début de partie par manque d'échauffement et les entorses de la cheville ou du genou qu'explique souvent une baisse de la vigilance dans la dernière demi-heure de jeu. Limitons les dégâts !
Avant un match, il est nécessaire de s'échauffer :
d'un point de vue cardiovasculaire : petit footing de 10 à 15 minutes et non pas seulement quelques sautillements sur place,
d'un point de vue locomoteur : étirements et assouplissements des grosses articulations, essentiellement des membres inférieurs,
d'un point de vue technique : effectuer des shoots, des tirs au but, des passes en courant...
Pendant et après le match : s’hydrater, éviter les « coups de froid » et récupérer
A la mi-temps ou lors des arrêts de jeu, il faut prendre le temps de se réhydrater soit avec de l'eau pure, soit avec une boisson légèrement sucrée.
Corollaire de l’échauffement, la récupération permet la reconstitution des réserves énergétiques et hydriques, le paiement de la dette d’oxygène et l’élimination des toxines comme l’acide lactique.
Même si l’on est en juin, il ne faut pas oublier que dans notre pays, le football se pratique essentiellement durant la période hivernale : il faut débuter l'échauffement à l'intérieur et après les matchs penser à se couvrir rapidement, à quitter les vêtements humides dès que possible et à en passer des secs.
Bien s’équiper
Le port de protège-tibias obligatoire en compétition est recommandé même en dehors de celle-ci car il contribue à diminuer largement le nombre de fractures de la jambe.
Les chaussures doivent posséder des crampons adaptés au terrain sur lequel on joue.
Les gardiens de but porteront des gants et des shorts renforcés au niveau des hanches, ce qui amortira les chocs lors des « plongeons ».
Et pourquoi pas un autre sport ?
Le football pratiqué de façon intensive peut entraîner des pathologies d'usure liées à la rép&eacut | |