grippe aviaire


 La vérité sur la grippe aviairegrippe aviaire : ce qu'il faut savoir

Depuis cet été, la presse se fait l'écho du risque de pandémie par la grippe aviaire. Ce risque est-il réel ? Que faut-il savoir ? Que faut-il faire en pratique ? E-santé vous donne les réponses à toutes les questions clés.



Eviter les marchés de volailles à l'étranger
La grippe aviaire est une grippe des volailles qu'elle décime en grande partie. Elle est due à un virus qui n'est pas adapté à l'homme et c'est la raison pour laquelle il n'a pas été observé d'épidémie humaine. La centaine de cas qui a été observée chez l'homme était le fait de contacts directs avec les oiseaux : plus de 50% en sont décédés. En pratique, il faut donc éviter les marchés de volailles lors de voyages à l'étranger.

Se vacciner contre la grippe (MUTAGRIP ® ou VAXIGRIP®)
La menace actuelle serait que ce virus mute pour s'adapter à l'homme. C'est ce qui s'est passé dans toutes les grandes pandémies du XXe siècle, dont celle de 1917-1918, la fameuse grippe espagnole qui fit 20 millions de morts dans le monde. Cela serait possible notamment si les deux virus, celui de l'homme et celui des volailles, se rencontraient dans le même organisme et se combinaient entre eux. C'est la raison pour laquelle il faut idéalement que le maximum de personnes soient vaccinées contre la grippe humaine actuelle.

Il existe une autre raison pour se vacciner contre la grippe : en cas de pandémie, si vous faites une grippe, on l'attribuera directement à la grippe aviaire et cela vous fera gagner un temps précieux pour votre traitement.

Et contre le pneumocoque aussi (PNEUMO23®)
La grippe est dangereuse par ses complications pulmonaires. L'une des plus graves est la surinfection avec des pneumocoques. C'est la raison pour laquelle il est avisé de se vacciner également contre le pneumocoque, le même jour que pour la grippe, mais à un endroit différent du corps.

Se vacciner à tout âge
La vaccination n'est pas réservée aux plus de 65 ans et aux gens immunodéprimés et fragiles. Les dernières pandémies ont surtout fait des victimes chez les adultes jeunes. En pratique, il faut vacciner tout le monde, y compris les enfants.

Un vaccin contre la grippe aviaire humaine ?
Aujourd'hui, le virus n'existant pas encore, nous ne pouvons pas fabriquer de vaccin contre lui. S'il apparaît, il faudra compter 4 à 6 mois pour le fabriquer.

Connaître les symptômes de la grippe
Ce qui caractérise la grippe, c'est la brutalité de sa survenue, en quelques heures, voire en moins d'une heure. La grippe « agrippe » ! D'un seul coup, les symptômes suivants s'imposent :
- début brutal,
- fièvre et frissons,
- toux,
- maux de tête,
- courbatures,
- fatigue.

Pourquoi faut-il bien les connaître ? Parce que lorsqu'ils arrivent, il faut foncer chez le médecin : les traitements antiviraux existent, mais plus ils sont pris rapidement, plus ils sont efficaces.

Les traitements antiviraux doivent être commencés dès que possible
Il existe des traitements antiviraux efficaces. Ce sont des molécules qui inhibent une enzyme dont se sert le virus pour infecter nos cellules. Or le virus a besoin de rentrer dans nos cellules pour se reproduire : il utilise les moyens de duplication de nos propres cellules pour fabriquer ses propres copies ! Chaque cellule infectée va ainsi produire des milliers de virus avant de mourir et infecter ses voisines… Cette enzyme dont le virus a besoin pour pénétrer nos cellules est la neuraminidase. Les antiviraux dont nous disposons sont des inhibiteurs de la neuraminidase (TAMIFLU® et RELENZA®). On comprend bien pourquoi il faut les prendre au plus vite : plus on les prend tard, plus le nombre de cellules infectées est grand. Après 48 heures, c'est trop tard. Après 24 heures, les résultats sont déjà moins bons.

Différences entre le TAMIFLU® et le RELENZA®
Le Tamiflu® se prend sous forme de comprimé (1 matin et soir) ou sous forme de gouttes pour les enfants. C'est la forme la plus pratique.
Le Relenza® doit être inhalé. C'est de la poudre qui s'utilise avec un inhalateur spécial. Il faut faire deux inhalations matin et soir.
Il n'existe pas d'étude comparative entre les deux produits.
Il est devenu très difficile de s'en procurer en France, le gouvernement ayant réquisitionné les stocks. Cela est encore possible dans certains autres pays européens.
Le gouvernement français a constitué d'importants stocks de Tamiflu®. Ils serviront lors de l'épidémie, si elle survient.

Se protéger avec des masques ?
Oui, mais pas n'importe lesquels. Les masques classiques de chirurgien ont surtout pour fonction de protéger les patients contre les microbes des chirurgiens. Là, c'est l'inverse qu'il faut. Les masques efficaces sont de type spécial dit FFP2 ou FFP3. Ils sont utilisés aujourd'hui sur les chantiers dégageant beaucoup de poussières.

Que faire d'autre ?
Pas grand-chose, sauf si l'on est responsable d'une collectivité : école, administration, entreprise, etc. Il faut alors préparer un plan anti-épidémie en organisant la protection des personnels d'accueil, l'information des personnes et la vaccination. Il s'agit également de prévoir des plans de rupture d'activité, de non circulation entre les établissements ou encore d'organisation différentes de l'activité (travail à la maison avec Internet par exemple).

Serons-nous rapidement alertés ?
Oui, c'est une certitude car le réseau de veille mondial est très au point. En France, il s'agit du Grog. Vous pouvez aller sur leur site pour suivre les épidémies : www.grog.org.
Le site du ministère de la Santé a prévu une rubrique spéciale avec un dossier très complet. A visiter également : www.sante.gouv.fr.


 GASTRO
Gastro : pas de coca, pas de carotte !
Chaque année, l'épidémie de gastro-entérite est responsable de plus d'un million de consultations chez le médecin. Chez les plus jeunes, elle est redoutable. Il faut savoir que la prise en charge de cette affection a évolué. Il est temps de bousculer les idées reçues et d'arrêter notamment l'automédication systématique au coca.

La gastro-entérite est la première cause de mortalité, hors accidents, chez les moins de 5 ans. Mais ce n'est pas la diarrhée elle-même qui menace les plus petits, c'est la déshydratation !
Si les grands peuvent facilement compenser les pertes hydriques et en sels minéraux en buvant beaucoup (eau, bouillons, etc.), c'est un réel problème pour les tout-petits.

Chez les nourrissons, il est donc primordial de prévenir précocement cette complication qu'est la déshydratation, à l'aide de solutions de réhydratation orale. Leur efficacité est largement démontrée. Hélas, elles restent sous-utilisées. Ces solutés sont disponibles sans ordonnance en pharmacie. Mais sur prescription du médecin, ils sont remboursés par la sécurité sociale.
Avant l'épidémie, il est donc conseillé aux parents de nourrisson de compléter préventivement leur armoire à pharmacie avec ce produit.

Mais aussi, il faut éviter de donner du coca ! Ce réflexe très répandu, voire systématique, doit être abandonné. Les gastro-entérologues pédiatres sont aujourd'hui très clairs : la prise de coca en cas de gastro peut se révéler dangereuse en aggravant les diarrhées. De plus, la teneur en sodium de cette boisson est trop faible pour compenser les pertes hydriques.
Ces spécialistes conseillent également d'oublier les médicaments et la carotte, et de ne pas changer de lait.

En conclusion, ce qu'il faut, c'est réhydrater les nourrissons, systématiquement et uniquement à l'aide de solutés de réhydratation orale. Si la consultation médicale ne s'impose généralement pas, elle est obligatoire pour les enfants en bas âge et les personnes affaiblies. En effet, la déshydratation menace tous les sujets fragiles, dont les personnes âgées. Les solutions de réhydratation orale sont donc aussi conseillées à ces populations.


Peut-on prévenir la gastro ?
Le principal mode de contamination par les virus est représenté par les mains. Il faut donc respecter une hygiène rigoureuse très simple : se laver les mains soigneusement et régulièrement à l'eau et au savon, et particulièrement avant de cuisiner, en sortant des toilettes, après les transports en commun, et aussi systématiquement avant de s'occuper de bébé !

Et pour les grands, sachez que la gastro-entérite classique, virale ou alimentaire, disparaît spontanément en 3 jours environ.



28/11/2005
Isab

page suivantevotr'avis sur cette page

elle Eustache  (e-santé)

 Les protéines de soja baissent la pression artérielle

Les protéines de soja baissent la pression artérielle

Les protéines de soja font baisser la tension artérielle. Certaines études le laissaient supposer. C'est maintenant démontré.



La démonstration de cet effet bénéfique des protéines de soja a été obtenue grâce à une étude au cours de laquelle 302 personnes ont reçu soit un supplément de 40 g de protéines de soja, soit un placebo pendant 3 mois. Ce qui est impressionnant, c'est l'importance des chiffres :
la pression maxima (la plus haute des deux chiffres de la tension, celle qui correspond à la pression maximale d'éjection du cœur) baissait de 4,3 mm de mercure ;
la pression minima (la plus basse, celle qui correspond au remplissage du cœur) baissait de 2,7mm de mercure.



La baisse est d'autant plus marquée que les gens sont hypertendus ou non. Ainsi elle est de -7,8 pour la maxima et de -5,2 pour la minima. Chez les non hypertendus, la baisse est plus modérée, de -2,3 et -1,2 respectivement. Ces chiffres sont importants car ils correspondent à ceux qui sont observés avec des antihypertenseurs classiques.


Bienfait des protéines végétales
On peut donc retenir en pratique que la consommation régulière de protéines de soja semble faire baisser la pression artérielle. D'une manière encore plus générale, cet effet doit probablement s'observer avec les protéines végétales, ce qui doit nous amener à varier notre alimentation, selon un concept de plus en plus performant. Outre le soja, il faut penser aux légumes secs (lentilles, haricots blancs, rouges, etc.).


On peut aussi retenir que la recherche s'intensifie autour des bienfaits de l'alimentation et il est maintenant bien démontré que l'on fait sa santé en mangeant bien. Ce qui est aussi intéressant, c'est de constater que ce qui est bon pour le cœur l'est aussi pour lutter contre les cancers. Ainsi plusieurs études ont montré l'effet préventif du soja dans les cancers du sein et de la prostate. En conclusion : on y gagne toujours en mangeant davantage de fruits et de légumes !



Dr Philippe Presles      e-santé


13/09/2005  

 hepatite B
L'hépatite B, toujours d'actualité      vu chez  wanadoo
Véritable problème de santé publique mondiale, l'hépatite B reste l'une des principales maladies humaines. Comment la détecter et la soigner ?

L'hépatite B, problème de santé mondiale
Selon l'Organisation mondiale de la Santé, quelque 2 milliards de personnes seraient infectées par le virus de l'hépatite B. Parmi elles, 350 millions seraient des porteurs chroniques pouvant transmettre le virus. Un vaccin existe depuis 1982 mais il ne guérit pas les porteurs chroniques, exposés à un risque élevé de décès par cirrhose du foie ou cancer du foie, maladies qui font environ 1 million de morts chaque année.

Qu'est-ce que l'hépatite ?
L'hépatite est une atteinte inflammatoire du foie consécutive à l'infection par l'un des cinq virus de l'hépatite A, B, C, D ou E. Au nombre des symptômes, qui ne sont pas automatiques : jaunissement de la peau, des yeux, urines foncées, fatigues, nausées et douleurs abdominales. Il faut parfois plusieurs mois pour la détecter et s'en remettre. Certains virus deviennent « chroniques » : le patient ne s'en débarrasse jamais. Le virus de l'hépatite B provoque l'hépatite virale la plus grave.

Comment se transmet l'hépatite B ?
Les principales voies de transmission de l'infection se font de la mère à l'enfant à l'accouchement, d'enfant à enfant, par injections et transfusions à risque et par contacts sexuels. Contrairement à ce que l'on peut croire, la transmission par voie sexuelle est la plus répandue dans les pays occidentaux. Les précautions à prendre : utilisez des préservatifs et des seringues propres, évitez l'échange de matériels en contact avec le sang (brosses à dents, rasoirs...)...

Comment la soigner et la prévenir ?
- premier stade : en cas de symptômes (voir plus haut), le médecin procède à des examens des transaminases (enzymes dont l'augmentation peut révéler une lésion cellulaire) et de bilirubine (pigment présent dans la bile) pour détecter une éventuelle atteinte du foie et rechercher la présence d'anticorps.
- en cas d'hépatite chronique active : une ponction de biopsie hépatique peut être pratiquée afin de connaître l'état du tissu hépatique (fibrose, cirrhose ou cancer). Le cancer du foie est presque toujours mortel, malgré les traitements chirurgicaux et la chimiothérapie. L'hépatite peut être traitée par Interféron et par Lamuvidine. Les greffes de foie, en cas de cirrhose, peuvent avoir lieu avec plus ou moins de chances de succès.
- prévention : administré à raison de 3 doses intramusculaires, le vaccin est efficace à 95%. Un rappel tous les 10 ans doit être effectué. La vaccination est surtout recommandée pour les personnes à risques (personnel de santé) et les enfants.
Marine Babonneau




page suivantevotr'avis sur cette page

********************************************************************

Crise d’herpès, bouton de fièvre : attention au soleil !

Attention, le soleil est un des facteurs déclenchant des poussées d’herpès, ce très douloureux et disgracieux « bouton de fièvre ». Alors, pour ne pas gâcher vos vacances ni vos rencontres, suivez le guide.

L’exposition au soleil est propice au déclenchement des poussées d’herpès. Pour les éviter, il suffit de prendre quelques précautions, pour vous et pour protéger les autres. En effet, l’herpès du visage est très contagieux et peut se transmettre par contact direct et à d’autres parties du corps, comme les régions génitales. Et l’herpès génital fait partie des infections sexuellement transmissibles actuellement en forte expansion.
Pour éviter la réapparition du « bouton de fièvre »
Protégez-vous du soleil : chapeau, vêtements légers et crème solaire d’indice de protection élevé (minimum 30, anti-UVB et UVA).
Utilisez un baume protecteur des lèvres d’indice protecteur élevé.
Si vous êtes sujet à l’herpès oculaire, portez des lunettes de soleil.

En cas de poussée d’herpès
Continuez à vous protéger du soleil et débutez le plus rapidement possible votre traitement antiviral spécifique (conseillé par votre médecin ou pharmacien).
Réalisez des soins d’hygiène avec désinfection locale non irritante.
Un traitement mis en place dès les premiers signes et associé à quelques précautions d’hygiène, peut réduire la durée des poussées.
A savoir :
Baignades
Le virus ne peut pas survivre à l’extérieur du corps ou à une température élevée, ni dans le sable, ni dans les embruns. Vous pouvez donc parfaitement profiter de la mer, de la plage et du sable.

Voyages
Attention, la fatigue fait aussi partie des facteurs déclenchant des poussées. Méfiez-vous particulièrement des décalages horaires. Il est important de vous reposer. Bien sûr, vous devez emporter avec vous votre traitement. Et prudence avec les mets épicés, car toute irritation ou petit traumatisme local au niveau de la lèvre peut déclencher une poussée.

Sport
En cas de poussée, évitez tous les sports risquant de mettre en contact votre lèvre avec une autre partie du corps (le vôtre ou celui d’un partenaire) : judo, lutte, rugby…

L’alcool
L’alcool, très souvent associé à la fatigue, est également favorisant. Alors, si vous avez passé une folle et longue soirée, pensez à bien vous reposer le lendemain, et n’abusez pas des boissons alcoolisées.

Maquillage
Il est déconseillé de camoufler votre bouton de fièvre avec du maquillage. Le fond de teint forme une couche imperméable sur le bouton qui favorise sa multiplication. Vous pouvez toutefois vous maquiller légèrement après avoir débuté votre traitement antiviral.

Ne touchez pas, ne grattez pas
Dans le cas contraire, lavez-vous bien les mains immédiatement après, car vous risquez de le faire passer à une autre partie de votre corps ou de le transmettre à quelqu’un d’autre.

Rencontres
Si vous avez un bouton de fièvre, évitez les bisous jusqu’à la fin de la crise, ainsi que tout contact entre la bouche et le sexe car le virus peut se transmettre aux parties génitales. Un simple bouton de fièvre peut entraîner un herpès génital !
Côté bisous, soyez extrêmement vigilant envers les enfants et les personnes aux défenses immunitaires fragilisées, pour lesquels l’herpès peut être très dangereux.

Les enfants aussi
En embrassant un petit copain, un enfant qui a une poussée peut transmettre l’herpès. C’est également le cas par simple contact entre son bouton de fièvre et la peau d’un camarade. Si vous pouvez éviter de le mettre en centre aéré ou en club de plage pendant la poussée, c’est mieux. Mais ce n’est pas un motif d’exclusion.

Herpès génital
L’herpès génital est une infection sexuellement transmissible. Utilisez systématiquement un préservatif. En cas de poussée, si les vésicules herpétiques ne sont pas couvertes par le préservatif (haut des cuisses, fesses…), attendez que la crise soit terminée.
Mais aussi
En cas de poussée, évitez de vous frotter les yeux. S’ils sont rouges, larmoyants ou si avez l’impression d’avoir des poussières, consultez un ophtalmologiste car il peut s’agir d’un herpès oculaire, dont les symptômes sont parfois trompeurs.
Si vous portez des lentilles de contact, ne les humectez jamais avec votre salive, vous risqueriez de contaminer vos yeux.
Il n’existe pas de risque de contamination dans les toilettes publiques (la transmission se fait par contact direct avec les lésions).
Quand la contagion est-elle maximale ?
La contagiosité débute dès les premiers signes annonciateurs (picotements, sensation de brûlures, douleur). Ces derniers précèdent de quelques jours la sortie du virus (les poussées) : rougeurs, puis formation des vésicules (petites cloques). Le risque de transmission est maximum au moment des poussées c’est-à-dire dans les premières heures de formation des vésicules et décroît ensuite.
Pour en savoir plus
Association herpès : www.herpes.asso.fr

Fil santé jeunes (0800 235 236) : réservé aux 12-25 ans : gratuit, anonyme, partenaire de l’Association Herpès.























 conseils canicule
Conseils
Le plus gros risque, c'est la désydratation. Déjà naturellement, sans qu'il fasse forcément très chaud, nous perdons de l'eau. Lorsque les températures avoisinnent les 35° voire 40°, le phénomène est amplifié. La température extérieure est supérieure à la température corporelle. Il faut donc boire de l'eau, beaucoup d'eau, sans attendre d'avoir soif. C'est ça la difficulté! L'idéal, c'est de réussir à boire au moins 1,5 à 2 litres d'eau par jour. De l'eau fraîche plutôt que glacée sinon, vous risquez d'avoir mal au ventre. De l'eau, plutôt que de l'alcool bien sûr ou des des sodas trop sucrés...
Si vous êtes chez vous, fermez les volets pour maintenir une température fraîche. Attendez la fin de journée pour faire courant d'air, sinon vous ferez rentrer de l'air chaud à l'intérieur. Attention enfin à ceux qui sont asthmatiques ou allergiques: lorsqu'il fait très chaud, les risques de pollution à l'ozone sont plus important.
De plus, il y a toujours des personnes qui sont plus exposées que d'autres et qui doivent donc prendre des précautions supplémentaires. Ce sont surtout les 2 extrémités de la vie: les bébés et les personnes âgées. Les petits enfants ne savent pas forcément réguler leur température corporelle. S'ils ont les joues rouges, s'ils transpirent, si la peau est chaude, il y a urgence. Il faut vite leur donner à boire. Pour les plus âgées, la prudence s'impose: leur mécanisme de régulation de la soif est perturbé, elles ne pensent pas forcément à boire. Il faut donc leur proposer régulièrement une boisson. Et puis évidemment, ne laissez pas des enfants dans une voiture fermée en plein soleil... C'est évident, mais il y a chaque année des accidents.
Sophie Aurenche


conseils canicule LE PLAN CANICULE


 QUE FAIRE FACE A UN EPUISEMENT DÛ A LA CHALEUR


1) DEFINITION :
Un séjour prolongé dans une atmosphère surchauffée peut provoquer des troubles importants de la santé, allant de l'épuisement au coup de chaleur proprement dit.
Cet état d'épuisement est souvent accompagné de crampes musculaires.

2) LES SYMPTÔMES :
La victime se sent fatiguée et perd l'appétit.
Elle souffre de maux de tête et de crampes musculaires.
Elle est sujette à des vomissements, des nausées et des vertiges.
Elle présente peu ou pas de fièvre, mais transpire abondamment.
Sa respiration est rapide.

3) LE TRAITEMENT :
Amenez la victime dans un endroit frais et bien aéré.
Allongez la.
Donnez lui régulièrement à boire des boissons froides salées ou donnez lui régulièrement de l'eau et des comprimés de sel (un comprimé de 1g toutes les deux heures jusqu'à disparition des symptômes).

4) QUELQUES PRECAUTIONS ELEMENTAIRES :
La première semaine d'exposition à la chaleur, complétez votre apport alimentaire quotidien en sel par un apport complémentaire de 3 à 10 g (sel de table, boissons salées, comprimés de sel ...), puis diminuez progressivement cette dose.
Evitez les boissons alcoolisées (elles aggravent les pertes d'eau et de sel par l'urine).
Le soleil darde ses rayons sans modération. C'est la saison des coups de chaleur. Fièvre, perte de connaissance, nausée… Les tout-petits sont souvent les plus exposés à ce problème. Découvrez comment éviter ces désagréments ou comment y faire face.
Le coup de chaleur se caractérise par une fièvre supérieure à 40°C, associée à des signes neurologiques graves (pertes de connaissance…), à des manifestations cardiovasculaires (états de choc…), à des signes cutanés (peau brûlante, muqueuses et langue sèches) et parfois à des signes digestifs (nausées, vomissements et diarrhées).

Les signes annonciateurs du coup de chaleur ne sont pas constants : ce sont des crampes ou des anomalies du comportement survenant après une exposition trop longue à une température élevée.
Deux types de coups de chaleur
On distingue le coup de chaleur classique et le coup de chaleur d'exercice.
Le coup de chaleur classique survient en dehors de tout effort, lors de vagues de chaleur estivale ou dans des ambiances anormalement chaudes (véhicule fermé en plein soleil).
Il touche généralement les âges extrêmes de la vie (jeunes enfants et seniors).
Le coup de chaleur d'exercice ou "hyperthermie maligne d'effort", qui survient au cours d'un effort musculaire intense ou prolongé (exercice sportif…).
Certains médicaments peuvent favoriser sa survenue.
Le coup de chaleur doit être différencié des autres accidents dus à la chaleur, mais qui sont sans fièvre (crampes dues à la chaleur) ou avec une fièvre modérée (insolation…).
Le coup de chaleur est une urgence. La mortalité a diminuée ces dernières années du fait d’une meilleure prise en charge et d’un traitement précoce et efficace mais reste encore autour de 10 %. L'évolution est le plus souvent favorable, mais le coup de chaleur peut laisser parfois persister des séquelles (crampes et troubles neurologiques).
Que faire ?
Le traitement du coup de chaleur doit être le plus rapide possible. Il repose sur le refroidissement de la victime et sur la réhydratation.
La victime doit être déshabillée et installée à l'ombre, et être aspergé d'eau fraîche associée à un courant d'air (si possible créé par un ventilateur). S'il est conscient, donnez lui des boissons fraîches.
Attention, il ne faut pas la baigner dans une eau trop froide (risque de choc thermique).
Appelé le plus vite possible un médecin qui jugera si un traitement médical doit être associé : paracétamol, réhydratation…
En cas d’inconscience, mettez la victime sur le côté (position latérale de sécurité) et alertez le SAMU.

Prévenir un coup de chaleur d’exercice
Cela passe d'abord par un entraînement sérieux avant toute participation à une épreuve sportive intense. En cas d’affection cardio-vasculaire ou rénale, il faut s’abstenir et en parler d’abord à son médecin. En cas de prise de médicament, il est nécessaire de se renseigner si ceux-ci ne sont pas susceptibles de favoriser la survenue d'un coup de chaleur.
Ils est indispensable de s'abstenir de prendre de l'alcool 24 heures avant une épreuve sportive intense et éviter les boissons aux propriétés diurétiques (comme le thé ou le café)...
Pendant l'effort, l’apport de boissons doit être important. Il faut enfin que les vêtements soient adaptés, pour une protection de la chaleur (de préférence en coton, de couleur claire, avec une casquette).
Prévenir un coup de chaleur classique ?
La survenue du coup de chaleur chez les adultes, est plus fréquente chez les seniors.
La réduction de certains traitements est recommandée pendant les vagues de chaleur. Demandez conseil à votre médecin. De même l’utilisation de ventilateurs et de climatiseurs doit être favorisée. Il est nécessaire de boire régulièrement.
Chez les enfants et particulièrement les nourrissons, il faut éviter les expositions prolongées au soleil ou en endroits clos (voitures, cabanes à toit en taule…).
En cas d’incident, une consultation médicale doit être effectuée le plus précocement possible. Par ailleurs, il est indispensable de faire boire régulièrement tout enfant exposé à la chaleur. Enfin le port de casquette ou l’utilisation de parasol doit être favorisé durant les journées ensoleillées.
Dr Pascal Cassan










Vivre d’amour et d’eau fraîche

Des rapports sexuels torrides pourraient entraîner des problèmes de déshydratation. Selon une récente étude écossaise, les couples ne boiraient pas suffisamment après l’amour. Cet oubli expliquerait en partie que chez certains, l’atterrissage depuis le septième ciel s’accompagne de maux de tête et d’une certaine léthargie.
Financée par la compagnie d’eau minérale Highland Spring, cette étude s’est déroulée Outre-manche et a été conduite par l’université d’Aberdeen en Ecosse.

Histoires d’eau

Après et pendant les joutes sexuelles, le corps réagit comme face à d’autres activités cardiovasculaires : le cœur s’accélère, la transpiration augmente… Selon les scientifiques, une demi-heure passée à faire l’amour est aussi éprouvante (et beaucoup plus amusante, dans la plupart des cas) qu’une course de cinq kilomètres ou une séance intensive de stretching. Elle correspond à une dépense énergétique de 360 calories par heure.
Alors que neuf personnes sur dix se désaltèrent après avoir pratiqué un sport "conventionnel", seulement deux personnes sur cinq boivent après avoir eu une relation sexuelle.
L’importance de s’hydrater après avoir fait l’amour dépend du volume de transpiration produit pendant les ébats et de l’état d’hydratation des partenaires avant les rapports.

Pertes de concentration...

Une perte d’eau de plus de 2 % de la masse corporelle (soit plus de 1,4 litres pour une personne de 70 kilos) entraîne une perte des performances physiques et peut affecter les processus mentaux tels que les capacités de concentrations. La soif apparaît généralement à ce niveau de déshydratation. Cependant, chez certaines personnes, cette sensation n’entraîne pas une envie suffisante de boire avant le repas.
La déshydratation, si elle atteint un certain niveau, tend à réduire le volume sanguin, et peut même réduire le volume d’eau des cellules. Cette carence en eau peut entraîner des dysfonctionnements dans les processus cellulaires : on sait que les cellules du cerveau sont tout particulièrement sensibles à ces problèmes de déshydratation.

Ne pas enlever l’eau après avoir enlevé le bas

Cependant le Dr John Leiper de l’université d’Aberdeen tient à relativiser les conclusions de cette enquête : "Si les partenaires ont des rapports amoureux durant une demi-heure, ils peuvent transpirer autant que s’ils avaient couru cinq kilomètres. Cependant, un tel effort n’est pas susceptible d’entraîner une déshydratation de plus de 2 % de la masse corporelle et ne peut donc pas avoir d'effet sur leurs activités quotidiennes. Cependant, si les amants étaient déjà déshydratés avant de s’ébattre ou s’ils entendent continuer leur activité sans boire, ils peuvent atteindre un état de déshydratation affectant leurs performances. Mais à ma connaissance aucune étude scientifique ne s’est jusqu’à maintenant penchée sur la question".
Ainsi, pour que toute votre nuit soit torride et qu’un problème de déshydratation ne saborde votre réputation, mieux vaut ne pas négliger de laisser une bouteille d’eau à votre portée. Les amants déshydratés sont sujets à la fatigue, la léthargie et aux maux de têtes, en plus d’une bouche sèche.

Pour que vos nuits d’amour ne soient pas prématurément écourtées, il est plus sage de remplacer la cigarette par le verre d’eau après l’amour.
David Bême  ouf!!!!

















  omega 3



Les oméga-3 dans l'alimentation : pour le senior aussi !

Depuis quelques temps, ces acides gras polyinsaturés essentiels sont les stars incontournables du monde diététique. Littérature scientifique ou publicités, l'unanimité semble de mise pour que l'on en mette dans son assiette. Mais qu'en est-il de ce grand espoir de prévention quand on a 60 ans et plus ?

Un intérêt venu du froid…
C’est en 1990 que l’on découvre que l’alimentation riche en huiles de poissons protège les Inuits du Groenland des complications mortelles de l’infarctus. Cette notion est confirmée dans d’autres populations fortes consommatrices de poisson, notamment chez les Japonais. C’est finalement un type particulier d’acides gras qui est reconnu comme protecteur : les oméga-3.



Les OMEGA-3, c’est quoi ?
Ce sont des acides gras essentiels, c’est-à-dire indispensables à notre santé, que l’on ne peut fabriquer nous-mêmes. Ils doivent donc impérativement être apportés par la nourriture. Ils regroupent l’Acide Alpha-Linolénique (ALA), l’Acide eico-sapentanoïque (EPA) et l’acide docoshexanoïque (DHA).
Une alimentation variée est nécessaire, parce qu’on n’en trouve pas dans toutes les graisses. Il s’agit d’un acide polyinsaturé, au contraire de certaines graisses animales qui sont, elles, dites saturées.


Ca sert à quoi ?
Depuis plusieurs années, l’implication des oméga-3 est reconnue dans bon nombre de fonctionnements biochimiques. Tout laisse supposer que d’autres preuves scientifiques s’ajouteront bientôt à celles déjà établies. Ainsi pour l’instant, on leur prête un rôle dans la stabilisation de la membrane des cellules cardiaques, dans les mécanismes de l’inflammation et de la coagulation du sang (au niveau de l’agrégation des plaquettes), mais surtout dans la baisse des triglycérides.


Ce qui est prouvé
Il est impressionnant de prendre conscience que dans une population ayant fait un infarctus, le taux de mort subite chute de 45% et le taux de mortalité globale de 20%, chez les malades qui ont été supplémentés en oméga-3.
Chez les personnes diabétiques non dépendantes à l’insuline, l’apport d’oméga-3 fait baisser le taux de triglycérides de 30 à 50%. De même, on a pu prouver que la pression artérielle pouvait légèrement baisser. L’athérosclérose (c’est-à-dire l’encombrement des vaisseaux par les plaques graisseuse) n’est, quant à elle, pas ralentie.


Ce qui reste supposé
Les oméga-3 protègeraient de bon nombre de pathologies. Les niveaux de preuves étant encore insuffisants, il n’est pas encore possible de l’affirmer, mais beaucoup de travaux suggèrent une action bénéfique sur la polyarthrite rhumatoïde, l’ostéoporose, certaines maladies chroniques inflammatoires (Maladie de Crohn, Lupus, Colite ulcéreuse). En cas de consommation insuffisante, certains supposent un risque accru de développer certains troubles dépressifs ou une maladie d’Alzheimer.


Où les trouver ?
On l’aura compris : il faut manger du poisson. Si l’apport alimentaire est impossible (intolérance, allergie), il existe des moyens de supplémentation. Ainsi, 2g d’huile de poisson suffisent à faire baisser les risques.


Combien faut-il en consommer ?
Il faut, au minimum, manger du poisson deux fois par semaine pour obtenir de vrais bénéfices. Et si le plus tôt est le mieux pour optimiser une action préventive, ce rythme reste encore idéal, même au très grand âge La réduction de la mortalité des seniors est en effet statistiquement vérifiable, y compris au-delà de 88 ans. Même à un âge très avancé, une consommation régulière de 24g de poisson par jour serait liée à une moindre mortalité cardiovasculaire (Kromhout et al. Internatl J Epidemiology 1995).
De plus, manger plus de poisson réduit la consommation d’autres graisses animales, souvent associées à une alimentation trop riche en graisses saturées.

Finalement, manger du poisson régulièrement est efficace sur la prévention des risques cardiovasculaires. Mais l’intérêt d’un apport accru en oméga-3 est d’autant plus recommandable quand il y a eu infarctus du myocarde, maladie cardiovasculaire, hypertriglycéridémie ou diabète (non insulino-dépendant). L’âge est évidemment un facteur favorisant…

Donc, en papillote, au bouillon ou grillé, il va bien falloir s’y mettre…et bien sûr, en évitant sauce au beurre, fritures et autres mayonnaises ! En cas de manque de motivation, une consultation chez son médecin permettra de faire le point sur les supplémentations possibles…






11/06/2003
Dr Stéphanie Lehmann



page suivantevotr'avis sur cette page






   



      
31/12/06