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le sida

Le sida en France et dans le monde
L’épidémie mondiale de sida ne montre aucun signe de fléchissement. Aujourd’hui on estime à 40 millions le nombre de personnes séropositives dans le monde.
En 2004, en France
150 000 personnes sont porteuses du VIH.
6 000 personnes ont été infectées par le virus du sida.
Les femmes représentent 43% des nouvelles infections à VIH diagnostiquées (en 1997 : 30%).
51% des personnes ayant déclaré le sida ne savaient pas qu’elles étaient séropositives. Elles l’apprennent lors de leur prise en charge à l’hôpital.
40 000 personnes seraient porteuses du virus sans le savoir.
41 ans est la moyenne d’âge des personnes atteintes du sida : femmes 38 ans, hommes 43 ans.
4 régions sont les plus touchées : Ile-de-France, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Guyane et les Antilles. Elles regroupent 60% des cas de sida diagnostiqués en 2004.
Plus de la moitié des nouveaux diagnostics d’infection VIH concerne des personnes contaminées par rapports hétérosexuels et 21% par rapport homosexuels. La contamination par usage de drogues injectables ne représente que 3 % des nouveaux diagnostics.
30% des personnes touchées par le VIH sont également atteintes par une ou plusieurs hépatites (le plus souvent l’hépatite C, parfois l’hépatite B).
5 à 6% des séropositifs sont en situation d’échec thérapeutique (plus aucune combinaison de médicaments ne fonctionne).
Dans le monde, l’épidémie de sida est globale. Aucun pays ou territoire n’est épargné.
40 millions de personnes sont infectées par le VIH.
95% d’entres elles n’ont pas accès aux traitements antirétroviraux.
14 000 personnes par jour sont infectées par le VIH :
· + de 95% des cas dans les pays à revenu faible et moyen
· Près de 2 000 cas chez les enfants de moins de 15 ans
· Environ 12 000 cas chez l'adulte (15-49 ans) dont 50% environ chez les 15-24 ans
8 500 personnes par jour meurent du sida.
Depuis le début de l’épidémie, 25 millions de personnes sont mortes du sida.
Entre 2,2 et 2,6 millions d’enfants sont touchés par le sida.
Sources Onusida et Institut de Veille Sanitaire (IVS).
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A vos préservatifs !
Pas facile, ce bout de latex que les campagnes de prévention demandent de ne pas oublier d’enfiler au moment où l’on aimerait surtout ne pas y penser. Résultat, une nouvelle recrudescence du sida et autres infections sexuellement transmissibles dans certains groupes de la population. Souvent, le plus dur, ce n’est pas de le mettre mais d’en parler. Alors, parlons-en !
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Chacun a de bonne raison ne pas vouloir entendre parler du préservatif ou de l’oublier au moment d’une relation sexuelle. Rappelons pourtant qu’en France, près de 100.000 personnes vivent avec le virus du sida. Parallèlement, il existe aujourd’hui une diminution de la crainte d'être contaminé et de fait, le préservatif est de moins en moins utilisé. Et comme à chaque âge, toute génération a son histoire par rapport au sida, chacun rencontre des difficultés spécifiques avec le préservatif.
Il y a la génération de ceux qui commencent leur vie sexuelle avec le préservatif et cela les effraie…
Pour les adolescents et les plus jeunes adultes qui ont été bercés par les campagnes de prévention du sida depuis leur plus jeune âge, la nécessité (théorique) de mettre un préservatif dès la première relation sexuelle ne fait aucun doute pour eux. Mais la (ou les) première(s) fois, cela n’est pas simple… et le préservatif est vite perçu comme un intrus dont ils ne savent que faire. La fille n’ose pas demander à son partenaire d’en mettre un, le garçon panique à l’idée de « débander » en le mettant et il n’ose pas encore en faire un jeu amoureux… Pour parvenir à intégrer le préservatif dès les premiers moments de la vie sexuelle, les jeunes ont en effet à apprendre à surmonter leurs réserves.
De multiples campagnes d’information leur sont destinées, diverses brochures parlent sans tabou de sexualité et de préservatif*. Des numéros de téléphone leur sont aussi réservés**. A cet âge, l’éducation et surtout les explications sans tabou sont les meilleurs moyens d’aider les jeunes à être à l’aise avec le latex.
Il y a ceux qui ont toujours connu une vie sexuelle avec le préservatif et qui ont parfois envie de l’oublier …
Les moins jeunes ont connu le sida au début de l’épidémie. Ils ont appris à changer leurs pratiques sexuelles et à y intégrer le préservatif depuis 10 à 20 ans. Mais avec le temps, ils s’en lassent… et sont tentés de l’oublier. Cette tendance à délaisser le préservatif porte un nom anglo-saxon, le « relapse » (relâchement) et tend à se développer particulièrement dans certains milieux. Dans la génération des 35-44 ans, plus d’un sur quatre (27%) a eu des rapports non protégés au cours de l’année 2000 alors qu’en 1997, date de la dernière enquête menées sur ce sujet, les chiffres ne dépassaient pas les 20%. Pour cette population, rappeler sans cesse les risques de contamination est une nécessité mais cela ne suffit pas. C’est en soi qu’il faut retrouver les sources d’une motivation. On le sait, le fossé est grand entre l’information que l’on possède et le comportement que l’on adopte.
Il y a ceux qui n’ont pas connu l’épidémie dans sa période la plus inquiétante…
Les plus jeunes, n’ont, quant à eux, pas connu l’épidémie dans sa période la plus inquiétante, durant laquelle les traitements ne permettaient pas encore les améliorations spectaculaires de l’espérance de vie. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : dans une récente enquête, il s’avère que la plus forte hausse des pratiques à risque se situe chez les jeunes de moins de 25 ans : plus d’un tiers d’entre eux ont eu des rapports non protégés durant l’année 2000. Pour cette génération, le préservatif n’est pas un tabou mais celle-ci n’a pas intégré la gravité de l’infection. Une information sur les risques est encore nécessaire.
Il y a ceux qui n’ont jamais connu une sexualité avec un préservatif et qui ne savent pas comment s’y prendre…
Dans la génération des 40-50 ans, mariés, fidèles depuis des années, puis brutalement veufs(ves) ou divorcé(e)s, le préservatif fait parfois l'objet de réticences et de préjugés difficiles à combattre. Ces adultes qui ont vécu le début de leur sexualité avant les années sida, n’ont même peut être jamais mis une capote et doivent apprendre à vivre une nouvelle sexualité avec celle-ci. S’informer sur les b.a.-ba de sa bonne utilisation et lever le tabou du latex doivent devenir pour eux une priorité. Mais qu’ils se rassurent, l’excellence vient avec la pratique !
Il y a ceux qui font le choix de vivre une sexualité à risque et qui refusent le préservatif : choix suicidaire ou libertaire ?
Il se développe actuellement dans certains milieux spécifiques, notamment homosexuels masculins, une pratique dite de « bareback », dont le principe est d’abandonner intentionnellement la capote, sous couvert de la liberté sexuelle.
Le « barebacking » fait partie d’un choix de sexualité extrême, où la personne prend le risque de contaminer ou d’être contaminée par son partenaire. Certains poussent même le danger jusqu’à accepter des relations sexuelles uniquement des personnes contaminées. Ce phénomène « bareback » est heureusement aussi inquiétant que minoritaire. Par sa provocation et sa dangerosité, il oblige à repenser la prévention et fait bien comprendre que les informations doivent avant tout être personnalisées.
Ce qui compte, ce n’est pas tant de dire « ce qu’il faut faire », mais que chacun puisse ouvertement s’exprimer sur « ce qu’il fait ».
Dr Catherine Feldman
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Sida : 38 millions de contaminés
Le nouveau rapport mondial de l’Onusida annonce 38 millions de personnes atteintes du virus du sida en 2003, avec 5 millions de nouvelles contaminations entre 2001 et 2003, soit le chiffre le plus élevé depuis le début de l’épidémie. Autre constat préoccupant, elle s’amplifie partout dans le monde. L’an passé, le sida a été responsable de 3 millions de morts.
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L’Afrique subsaharienne reste la plus touchée. Même si elle n’abrite que 10% de la population, elle recense plus de deux tiers des personnes infectées, avec 3 millions de nouvelles contaminations et plus de 2,2 millions de décès en 2003.
L’Asie connaît actuellement la croissance la plus rapide au monde. En 2003, 1,1 millions de personnes y ont été contaminées. Le virus passe surtout par le biais de la toxicomanie intraveineuse, l’homosexualité et la prostitution, avant d’atteindre les conjoints. Des pans énormes de la population ignorent encore comment le VIH se transmet.
L’Inde compte à elle seule plus de 5,1 millions de personnes vivant avec le virus du sida. Or un quart de la population n’aurait jamais entendu parlé du sida. La Chine recenserait près de 480.000 personnes atteintes, tandis que selon les estimations de l’Onusida, 10 millions de Chinois pourraient être infectés d’ici 2010 si rien n’est fait.
L’Europe de l’Ouest n’est pas épargnée. Le nombre de personnes contaminées est passé de 540.000 à 580.000 entre 2001 et 2003.
La France recensait en septembre 2003, 24.300 personnes atteintes. En 2002, 1.600 nouveaux cas ont été diagnostiqués. Entre mars et septembre 2003, 53% des contaminations se sont produites lors de rapports hétérosexuels, 20% lors de relations homosexuelles masculines et 2,8% lors de l’utilisation de drogues intraveineuses. Parmi les 690 personnes contaminées par voie hétérosexuelles, 60% étaient des femmes, dont 47% d’origine subsaharienne et 31% de nationalité française.
21/07/2004
Tourisme sexuel : deux à trois millions d’enfants, peut-être plus…
En tant que présidente d’un groupe de travail mis en place à la demande du gouvernement sur le tourisme sexuel impliquant des enfants, la comédienne Carole Bouquet a remis un rapport contenant 12 propositions et 27 mesures concrètes aux ministres de la Famille et du Tourisme.
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Combien sont-ils ? Deux millions, trois millions, peut-être plus, ces enfants des pays pauvres victimes de l’exploitation sexuelle, et qui garderont toute leur vie de graves séquelles psychologiques et physiques, sans parler de la contamination par le virus du sida. Pour Carole Bouquet, militante des droits de l’enfant avec l’association la Voix de l’enfant, « ce n’est pas une fatalité », il faut relancer la lutte contre le tourisme sexuel.
Comment ? Tout d’abord en intensifiant la mise en œuvre des procédures de répression vis-à-vis des ressortissants français. En effet, si la France peut poursuivre ses ressortissants ou résidents ayant commis des crimes à l’étranger contre des mineurs, sur le principe d’extraterritorialité, les procès restent à ce jour rares : cinq procès depuis 1994. Il est nécessaire de mobiliser tous les acteurs de cette chaîne, du signalement au jugement.
En renforçant la coopération avec des pays où se déroule le tourisme sexuel, il devrait être possible d’encourager les autorités locales à signaler les suspects pédophiles.
Cette coopération doit être bilatérale et préférentiellement orientée vers les pays moins avancés dans ce combat : Egypte, Sénégal, Maroc, Brésil, Cambodge, Inde…
Une telle démarche pourrait se généraliser dans les 25 pays de l’Union européenne.
Ce n’est pas tout. Les professionnels du tourisme pourraient s’impliquer encore davantage pour sensibiliser les touristes avant leur départ, par exemple en incluant un rappel de la loi sur les billets d’avion.
En amont cette fois, il est important de renforcer l’éducation sexuelle à l’école.
Reste à espérer que ces mesures puissent être rapidement mises en œuvre. Rappelons que les touristes sexuels proviennent surtout d’Europe, du Japon, des Etats-Unis et d’Australie.
06/10/2004 Isabelle Eustache
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La transmission du VIH
1- Les conditions de transmission du virus
Le virus est présent dans les liquides biologiques de l'organisme des personnes atteintes.
a/ Une quantité importante de virus
Chez tous : dans le sang
Chez l'homme : dans le sperme, le liquide séminal (qui s'écoule au début de l'érection)
Chez la femme : dans les sécrétions vaginales, le lait
Le virus peut se transmettre par ces liquides.Cependant, il faut qu'il y ait une quantité et une concentration de virus importantes pour qu'il y ait contamination.
Ne sont pas contaminants : la salive, la sueur, les larmes, l'urine... car le virus est présent en quantité trop faible. Il n'y a donc aucun risque de transmission dans les activités de la vie quotidienne : embrasser, serrer la main, partager des objets (verres, vaisselle...) et dans les lieux publics (piscine, toilettes...).
b/ Une porte d'entrée
Muqueuse (les muqueuses sont les membranes qui tapissent les paroies internes des cavités naturelles de l'organisme : bouche, vagin, rectum...)
-Lors de rapports sexuels non protégés
Voie sanguine
-Transmission en cas d'utilisation d'une seringue usagée pour une injection par voie intraveineuse.
-Transmission de la mère à l'enfant pendant la grossesse et l'accouchement...
Voie cutanée
-En cas de blessure avec un objet souillé de sang contaminé
2- La transmission
a/ Contamination par voie sexuelle
Pénétration vaginale ou anale sans préservatif
Contacts bouche-sexe ou bouche-anus
b/ Contamination par voie sanguine
Partage de matériel d'injection
Tranfusion sanguine
c/ Contamination de la mère à l'enfant
Transmission materno-foetale
[Référence :"Infection par le VIH et sida" - CFES - Arcat 99]
Evolution de l'infection
1. Contamination
De 0 à 48 heures maximum
Exposition au virus par voie sexuelle ou sanguine Entrée du virus dans l'organisme.
Il existe un traitement préventif d'urgence pour tenter d'éliminer le virus. Contactez les urgences hospitalières (1)
Pas de dépistage
2. Dissémination
après 48 heures
Installation du virus dans les ganglions. Très faible concentration de virus dans le sang
La prise d'un traitement ne permet plus d'éliminer le virus mais diminue nettement sa multiplication.
Pas de dépistage possible.
3. Primo-infection
entre 10 et 40 jours
Multiplication intense du virus qui devient apparent dans le sang. Le virus peut être détecté dans le sang mais les anticorps peuvent encore être absents.
Dépistage possible du virus par la technique spécifique de PCR.
L'antigénémie p24 devient positive à partir du 14e ou 15e jour.
Test Elisa à partir du 21e jour.
Traitement dit de la primo-infection afin de diminuer la multiplication du virus le plus tôt possible et d'influer sur l'avenir médical du patient.
4. Infection chronique
à partir de 30 jours
Apparition des anticorps anti-VIH détectables dans le sang. L'infection peut rester de longues années silencieuse.
Dépistage sérologique.
Traitement par multithérapie possible dès confirmation sérologique du diagnostic.
Surveillance de la charge virale et des taux de lymphocytes CD4.
En l'absence de traitement efficace, la virémie augmente.
5. Stade sida
10 ans et plus (2)
Avant les trithérapies, environ 50% des sujets séropositifs développaient un SIDA dix à onze ans après la contamination. Effondrement des défenses immunitaires caractérisé par une chute des lymphocytes CD4.
Une trithérapie peut encore, à ce stade, diminuer la charge virale et restaurer partiellement les défenses immunitaires.
(1) Toutes les informations et coordonnées : Sida Info Service : 0 800 840 800 (numéro vert)
(2) La durée séparant la contamination de l'entrée dans la maladie peut varier énormément selon les individus, en fonction de leur biologie, du virus, des traitements...
Comment vit-on en France avec le sida ?
C'est la première fois qu'une étude tente de répondre à cette question, d'autant plus importante que la durée de vie des séropositifs s'est considérablement allongée depuis l'arrivée des nouveaux traitements.
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L'épidémie de sida ne cesse de s'étendre dans le monde, mais semble se stabiliser dans les pays industrialisés. Grâce aux traitements disponibles depuis 1996, l'évolution de la maladie ralentit et la mortalité des personnes infectées, malades ou pas, s'est réduite. Toutefois, en dépit d'un allongement de la survie, la surmortalité persiste dans cette population. Il faut préciser que les antirétroviraux ne permettent pas d'éliminer le virus, que leurs effets secondaires restent importants et que leur efficacité dépend d'une très forte adhésion du malade.
Cette enquête a été menée en France métropolitaine en 2003, auprès de 3.000 personnes suivies à l'hôpital pour une infection par le virus du sida (VIH) diagnostiquée depuis plus de six mois.
Les femmes séropositives restent minoritaires : sept personnes atteintes sur dix sont des hommes. Toutefois, cette répartition par sexe est très différente entre Français natifs et immigrés. C'est ainsi qu'en provenance d'Afrique subsaharienne et du Magreb, les femmes deviennent majoritaires (respectivement 60% et 51%, contre 23% des Françaises natives).
L'Ile-de-France est surreprésentée : elle rassemble 43% des séropositives. La deuxième position revient à la région PACA (14,6% des personnes infectées).
Les étrangers (en France depuis plus de six mois) sont également surreprésentés et la date du diagnostic tend à être de plus en plus rapprochée de l'arrivée en France.
Seul un patient sur deux est actif. Malgré l'efficacité des traitements, 40% des hommes de moins de 60 ans et 55% des femmes sont inactifs.
De plus, la proportion de personnes en invalidité reste élevée et augmente avec l'ancienneté du diagnostic. Un peu plus d'un quart des patients sont en invalidité.
Les homosexuels sont ceux qui présentent le niveau d'études le plus élevé et qui gardent le plus souvent leur emploi. Seul un sur cinq est en invalidité.
C'est l'inverse pour les usagers de drogues.
Parmi les immigrés, il existe un fort taux de personnes non scolarisées. Mais il semble que leur taux d'activité augmente après le diagnostic.
La solitude touche un homme sur deux et une femme sur quatre.
Les immigrés sont les plus nombreux à avoir des enfants avec qui ils ne vivent pas.
Malgré les différences observées dans les différents groupes sociaux, tous les séropositifs vivent la même expérience éprouvante et connaissent à des degrés divers, une altération de leurs conditions de vie, avec notamment une baisse importante de l'activité professionnelle et un taux élevé d'invalidité.
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04/01/2005
Dr Philippe Presles e-sante
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La cuisson au barbecue est-elle cancérigène ?
« La cuisson au barbecue ne nuit pas à la santé », telle est la conclusion des experts de l’Agence française de la sécurité sanitaire des aliments (AFSSA). Accusée jusqu’à présent d’être source de cancer, cette façon de cuisiner, à condition de la pratiquer correctement, pourrait même contribuer à l’équilibre nutritionnel.
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Dans le cadre d’une étude sur l’exposition des Français aux hydrocarbures, l’AFSSA a mené une expertise dont les principaux résultats sont présentés ci-dessous.
Les bonnes pratiques de la cuisson au barbecue
Placer les aliments à 10cm des braises
Cuits entre 300 et 600 degrés, les aliments développent des hydrocarbures cancérigènes.
L’important est donc ne pas trop les cuire. Les études sur ce sujet démontrent que les hydrocarbures sont inexistants si la viande est maintenue à 10 cm des braises. De même, ces polluants sont évités si la graisse ne tombe pas sur la braise. Il est alors recommandé de recouvrir le foyer d’un léger tapis de cendre. En d’autres termes, les aliments doivent être cuits à la chaleur de la braise et non au contact des flammes.
Barbecue et dioxine, à relativiser
Le préjugé selon lequel la cuisson au barbecue émettrait quantité de dioxine doit être relativisé. En effet, brûler 2kg de charbon de bois libère en dioxine l’équivalent de 12.000 cigarettes. Par comparaison, les incinérateurs produisent en France 1kg de dioxine par an, et les barbecues seulement quelques grammes.
Ces émissions existent donc, mais elles sont très faibles.
Par ailleurs, on tourne généralement la tête pour éviter l’air chaud dégagé. Ainsi, la dioxine reçue est faible.
Il est conseillé de choisir du charbon de bois certifié NF afin d’éviter d’autres polluants. A titre d’exemple, les cageots ou les poutres contiennent très souvent des pesticides et les ceps de vigne des fongicides.
Quelle fréquence d’utilisation ?
Il est possible d’utiliser sans aucun risque ce type de cuisson une ou deux fois par semaine, parfois plus si vous respectez les conseils pour réussir ses barbecues. L’avantage pour la santé est que le barbecue limite le recours aux matières grasses.
Attention, il est impératif de nettoyer la grille très régulièrement, voire à chaque utilisation, car les résidus collés sur celle-ci sont des concentrés d’hydrocarbures, qui vont contaminer les aliments frais.
Attention aux accidents !
Si la cuisson au barbecue ne représente pas un risque pour la santé, ces appareils n’en sont pas moins source d’accidents parfois très graves. Soyez extrêmement vigilant !
Dans un communiqué, la Commission de la sécurité des consommateurs (CSC) indique que le nombre de brûlures attribué aux barbecues est toujours important. Elles ne sont pas systématiquement dues à la désinvolture des consommateurs, mais également à l’instabilité de certains modèles, particulièrement ceux montés sur colonne unique ou sur trois pieds. En effet, une poussée latérale d’environ un kilo a suffi à faire basculer un appareil électrique sur neuf testés en partenariat avec l’Institut national de la consommation (INC).
Il faut aussi rappeler qu’il ne faut jamais raviver la flamme d’un barbecue à charbon de bois avec un allume-feu ou tout autre produit inflammable.
Ces appareils ne doivent pas être utilisés à l’intérieur d’un local, en raison du risque d’intoxication au monoxyde de carbone.
Nettoyez régulièrement les grilles de cuisson ainsi que les bacs de récupération des graisses présents sur les barbecues électriques afin d’empêcher un brutal retour de flammes.
Et bien sûr, éloignez les enfants.
Chaque année en France, surtout entre mai et septembre, 1,2 million de barbecues sont vendus, dont 600.000 au charbon de bois, 500.000 électriques et 100.000 au gaz.
09/06/2004
Dr Philippes Presles
Communiqué de l’AFSSA, juillet 2003.
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Foot : 7 conseils pour prendre le ballon rond du bon côté
Le football est le sport le plus populaire au monde : le plus pratiqué bien sûr, mais aussi le plus regardé et le plus médiatisé. Oui, le foot est un spectacle et ses artistes - même amateurs - doivent se ménager.
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Le foot, comme beaucoup de sports collectifs, fait appel à des qualités d'adresse, de vitesse, de détente, d'équilibre mais aussi à un sens tactique et à des gestes techniques. D’un point de vue humain, il permet d'apprendre le respect des partenaires, des adversaires et des arbitres, la vie en communauté et d'acquérir un esprit d'équipe et de solidarité.
Pour bien le pratiquer…voici quelques rappels !
Un sport pour tous quel que soit l’âge ?
Le football est accessible à tous y compris aux femmes. Il n’y a pas de limite d’âge inférieure pour commencer à pratiquer ce sport si le développement morphologique de l’enfant est normal.
Avant l’âge de 10-12 ans, pas de compétition cependant : privilégiez l’aspect « jeu ».
A partir de 12 ans, et pour la compétition, une visite médicale annuelle s’impose. Les professionnels suivront de leur côté des programmes médicaux spécifiques.
A partir de 45-50 ans, la visite médicale annuelle doit être continuée car il s'agit d'un sport aux variations de rythme fréquentes qui peuvent parfois être mal supportées d'un point de vue cardiaque. D’autre part, les traumatismes ou incidents musculaires sont souvent plus graves et la récupération moins rapide.
Surtout, un électrocardiogramme d’effort doit être effectué à 45 ans, afin d’éliminer toute souffrance cardiaque à l’effort.
Endurance et résistance : des qualités obligatoires
Le football fait appel à la fois à des qualités d'endurance et de résistance :
Contrairement aux sports d'endurance individuels (où l'on peut pratiquer seul et à son allure), le rythme de pratique du football est imposé par le jeu lui-même, pouvant conduire certains au-delà de leurs limites.
Endurance : il faut tenir toute la durée d'un match. Un joueur de champ senior parcourt de 5 à 7 km durant un match.
Résistance : les changements de rythme permanents se traduisent par des courses rapides et des accélérations répétitives, parfois sans temps de récupération.
Le travail d’endurance améliore les fonctions cardiaques et respiratoires. Les exercices de vitesse et les étirements quant à eux améliorent les fonctions musculaires. Encore faut-il bien s’entraîner…
Un entraînement à plusieurs niveaux
La préparation au football nécessite un double entraînement. Pour le footballeur amateur, il est nécessaire que cet entraînement soit progressif et régulier. Il doit être :
technique d’une part (passes, shoots, tirs au but…),
foncier d'autre part car un joueur doit être capable de courir pendant près d'une heure et demie.
Pour améliorer son endurance, il faut a minima effectuer trois fois par semaine, un exercice d’intensité modérée (footing, …) pendant 60 minutes, en respectant un jour de repos entre chaque séance. Si les entraînements sont trop espacés dans le temps (une séance par semaine), les performances stagnent. S’ils sont trop rapprochés, la récupération n’est pas suffisante.
Des exercices de type courses en accélération rapide sur 10 mètres alternées avec retours en rythme normal, mouvements d’élévation des jambes tendues, sauts en l’air mains sur la nuque puis flexions des genoux, fentes avant, complèteront l’entraînement.
S’échauffer avant le match
Le football est un sport à risque du point de vue traumatologique. Classiquement, on observe deux types de lésions : les claquages qui surviennent le plus souvent en début de partie par manque d'échauffement et les entorses de la cheville ou du genou qu'explique souvent une baisse de la vigilance dans la dernière demi-heure de jeu. Limitons les dégâts !
Avant un match, il est nécessaire de s'échauffer :
d'un point de vue cardiovasculaire : petit footing de 10 à 15 minutes et non pas seulement quelques sautillements sur place,
d'un point de vue locomoteur : étirements et assouplissements des grosses articulations, essentiellement des membres inférieurs,
d'un point de vue technique : effectuer des shoots, des tirs au but, des passes en courant...
Pendant et après le match : s’hydrater, éviter les « coups de froid » et récupérer
A la mi-temps ou lors des arrêts de jeu, il faut prendre le temps de se réhydrater soit avec de l'eau pure, soit avec une boisson légèrement sucrée.
Corollaire de l’échauffement, la récupération permet la reconstitution des réserves énergétiques et hydriques, le paiement de la dette d’oxygène et l’élimination des toxines comme l’acide lactique.
Même si l’on est en juin, il ne faut pas oublier que dans notre pays, le football se pratique essentiellement durant la période hivernale : il faut débuter l'échauffement à l'intérieur et après les matchs penser à se couvrir rapidement, à quitter les vêtements humides dès que possible et à en passer des secs.
Bien s’équiper
Le port de protège-tibias obligatoire en compétition est recommandé même en dehors de celle-ci car il contribue à diminuer largement le nombre de fractures de la jambe.
Les chaussures doivent posséder des crampons adaptés au terrain sur lequel on joue.
Les gardiens de but porteront des gants et des shorts renforcés au niveau des hanches, ce qui amortira les chocs lors des « plongeons ».
Et pourquoi pas un autre sport ?
Le football pratiqué de façon intensive peut entraîner des pathologies d'usure liées à la répétition d'un même geste. Au niveau de la cheville, le problème naît souvent de la prise en étau d'un os du pied appelé astragale entre le tibia et le péroné. A chaque shoot, il subit de véritables coups de marteau qui finissent par abîmer le cartilage.
L'arthrose touche également les genoux et des phénomènes récurrents d'inflammation des muscles adducteurs à l'intérieur de la cuisse entraînent des douleurs, connues sous le nom de "pubalgies" par beaucoup de footballeurs.
Pour éviter de trop souffrir, il n'y a pas de miracles. Il faut bien s'échauffer avant l'effort et surtout ne pas s'enfermer dans une pratique gestuelle trop étroite. Bref, il faut élargir son goût du foot à d'autres types d'efforts : tennis, cyclisme, natation, gymnastique, musculation...
09/06/2004
Dr Philippe Presles
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31/12/06
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le sida
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