


Visite extérieure libre toute l’année
INTERIEURS :
Visite guidée des intérieurs
du 1er juillet au 29 septembre
les vendredi, samedi, dimanche
à 15h et 17h
Groupes de plus de 10 personnes : tous les jours
de mai à octobre, sur réservation téléphonique
au 03 88 01 32 70
Possibilité de location pour réceptions
http://mapage.noos.fr/chateau-de-diedendorf/ACTUALITES.htm
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Si, longtemps, le château de Diedendorf a été laissé pour compte, le bâtiment est redevenu aujourd'hui un lieu propice à l'admiration des visiteurs. Rencontre avec la propriétaire Marie-France Ludmann, qui consacre sa vie à son rôle d'infirmière des pierres.
Coup de foudre immédiat ! Lorsque, par le biais d'une amie, les Ludmann rencontrent en 1976 Nancy Clark, alors propriétaire du château de Diedendorf, le couple témoigne d'emblée de sa passion pour ce vestige patrimonial d'Alsace Bossue. Bien leur en prend. Fille de M. Schlumberger, jadis maire de Diedendorf et propriétaire du moulin de Wolfskirchen, Nancy Clark considère en effet très vite le couple comme son successeur idéal. Il faut dire que l'enthousiasme des deux hauts-fonctionnaires ne peut que la convaincre. « Lorsque mon mari m'a emmenée voir le château pendant ce superbe après-midi, j'ai directement été enchantée », se souvient Mme Ludmann.
Bref, un coup de coeur partagé, si fort que l'affaire ne traîne pas. Peu après être tombés d'accord avec la châtelaine d'alors, les Ludmann investissent les lieux. L'on est en 1977, l'époux de Marie-France, Jean, a alors 40 ans, sa fille 4 ans, et la propriété 400 ans... Curieuse coïncidence.
Un détail fascine
Les soins administrés au château se multiplient très vite. Réparations en tous genres, installation de salles d'eau, murs à retapisser, sans oublier le principal : la mise en valeur du bâtiment d'origine grâce à l'enlèvement des couches de plâtre. Des secrets dans l'architecture sont ainsi découverts, tels que les poutres boisées du plafond, ou plus tristement des petits trous résiduels dans les murs dûs aux coups de marteaux des maçons d'antan. Le couple passe cinq à six ans à détruire des ornements disgracieux. Les travaux permettent de laisser entrevoir des finitions datant de 1581.
Résultat : même s'il reste quelques séquelles, le château est aujourd'hui une belle oeuvre d'art, inscrite aux monuments historiques depuis 1977 pour son extérieur, et depuis 2002 pour son intérieur. Une énorme satisfaction pour la famille Ludmann, même si Jean, ancien conservateur du musée des arts décoratifs de Strasbourg, n'est plus là aujourd'hui pour en profiter. Le maître des lieux est décédé en 1997.
Le château s'enrichit
Mais Marie-France tient malgré tout le flambeau. Heureusement, la chance a souvent été au rendez-vous de la réhabilitation, raconte-t-elle. Boiseries et planchers récupérés sur un chantier, amis qui offrent des vieilleries intéressantes...
Et les efforts ont fini par payer ! Aujourd'hui, le château est ressuscité. Un an seulement que la forteresse, initialement destinée à se protéger des pilleurs, est ouverte au public, et déjà les visites sont régulières. Des groupes de 40 personnes, même étrangers, Allemands et Anglais, viennent régulièrement découvrir ce décor typique de la Renaissance, commenté par une guide pleine de ressources.
Mme Ludmann accueille également des mariages, des séminaires d'entreprise, des spectacles et concerts, comme le spectacle de la Sarre à contes ou encore le concert Harpe et Flûte. La maîtresse des lieux étant férue d'architecture et d'histoire, la rénovation du château est un plaisir, un hobby. Marie-France y consacre sa vie. Avec un plaisir non dissimulé. Même si, en définitive, « la vie de château, c'est beaucoup de boulot ».
L. Sch.
Visite guidée jusqu'au 25 septembre, vendredi, samedi, dimanche à 15h et 17h. Tarif 5 €, réduit 2,50 €. Entrée libre pour les moins de 16 ans. Groupes de plus de 10 personne sur réservation : contacter Marie-France Ludmann au Tél: 03 88 01 32 70 ou par courriel chateau-de-diedendorf@noos.fr. Site : www.chateau-de-diedendorf.com.
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Des murs, une histoire
Le château de Diedendorf a abrité en ses murs tout un pan de l'histoire de l'Alsace Bossue.
1577 : Construction du château par Jean Streiff.
1647 : Le domaine de Diedendorf passe aux mains de Jean Reimbert et Otto Eberhard, qui mourut la même année.
1730 : Vente du château à Guillaume de Lüder, grand bailli du Comté de Sarrewerden, avec le consentement du prince.
1765 : Vente du fief en toute propriété au baron Gustave de Geisspitzheim et à sa femme, Henriette Louise Frédérique de Bode, apparentée aux Lüder.
1769 : Les Geisspitzheim vendent le château à Jean-Baptiste de Verlhac, lieutenant du roi, chevalier de l'ordre royal de Saint-Louis, commandant de Fort Louis et, plus tard, de Sarrebourg.
1791 : Le domaine est vendu au général Pierre-François de Frimont, de la famille du dernier gouverneur de Fénétrange, Dominique de Frimont.
1796 : Le général de Frimont vend Diedendorf à fonds perdus à David Braun, négociant de Fénétrange. Ce dernier en est dépouillé par expropriation en 1811, au profit de Jean-Lebrecht Rausch, négociant à Strasbourg, qui le vend en 1819 à Claude Joseph Harmand, inspecteur des domaines à Lunéville.
1829 : Le château échoit à Christophe Merian-Hoffmann, négociant de Bâle, en déduction d'une créance. Cette acquisition augmente encore le considérable domaine de Bonnefontaine, que Christophe Merian-Hoffmann a acquis en 1816. Diedendorf fut vendu avec Bonnefontaine pour finalement entrer dans la propriété de la famille Heckel-Striffler. Le château subit de lourds dégâts pendant la Seconde Guerre mondiale.
1966 : Les héritiers de Madame Heckel-Striffler vendent le château à Richard H. Clark et à sa femme, Nancy Schlumberger
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Le château, le moulin, la grange dîmière et la maison d'habitation constituent un ensemble remarquable et imposant.
Le tracé carré du château rappelle l'ancienne Wasserburg (château de plaine entouré d'eau) construite par Friedrich II de Sarrewerden.
Des cinq tours de la demeure féodale, il n'en subsiste que trois, ainsi que la base de la quatrième. La tour Renaissance dans la cour du château témoigne de la rénovation du XVIe siècle. Il passera aux Nassau-Sarrebruck en 1683 et deviendra par la suite résidence douairière. L'escalier en chêne atteste le souci d'amélioration de l'époque baroque.
Après la Révolution, le château sera partagé en lots d'habitation vendus comme bien national en 1792. Il tient lieu de vestige étonnant d'une évolution propre à cette contrée.
Le moulin à blé date de 1728 et a fonctionné jusqu'en 1958. Le passage voûté au milieu du bâtiment abrite une roue à aubes en bois. L'eau de la rivière déviée en aval du pont de l'Eichel passait dans le canal sous le chemin actuel pour actionner le système.
La grange dîmière construite en 1770 recevait la dîme, dixième de la récolte destinée au seigneur. Les étables et les deux granges à portes cintrées constituaient une unité d'exploitation fonctionnelle.
Les toitures des différentes bâtisses sur la place du château sont impressionnantes et lui donnent un cachet original
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simplicité biblique









le grand chène de Rimsdorf pas très loin

